Une nouvelle approche pour les DRH : la transformation du Leadership des Managers pour garantir un engagement authentique de leurs équipes.
Dans le monde professionnel en constante Ă©volution, le leadership adaptatif et efficace est essentiel pour guider les Ă©quipes vers le succĂšs. Cet article explore l’importance de ce type de leadership et propose des stratĂ©gies pour amĂ©liorer l’efficacitĂ© du leadership et la dynamique des Ă©quipes. Face aux dĂ©fis complexes d’aujourd’hui, les leaders doivent abandonner les approches traditionnelles et embrasser l’adaptabilitĂ©. Cela implique de comprendre les besoins changeants des Ă©quipes et de façonner activement le changement pour favoriser la rĂ©silience et l’innovation.
Pour comprendre pleinement l’urgence de cette transformation, commençons par ce qui fĂąche … le dernier rapport Gallup State of the Global Workplace 2023 Report mesure entre autres, le niveau d’engagement des employĂ©s par zone et par pays. Quelques chiffres :Â
Au niveau global
- Engagé : 23%
- Pas Engagé : 59%
- Activement désengagé : 18%
Le ratio dâemployĂ©s engagĂ©s par zones et par pays
- USA : 34%
- Europe : 13%
- Allemagne : 16%
- UK : 10%
- France : 7%
Ces chiffres donnent une perspective assez inquiétante du groupe : pas engagé / activement désengagé sur la zone Europe.
Il est ainsi assez aisĂ© de faire un lien avec les diffĂ©rentes sources de stress quâune personne peut rencontrer dans sa vie (et pas uniquement professionnelle) : ContrĂŽle / ImprĂ©visibilitĂ© / NouveautĂ© / Ego menacĂ© et le cortĂšge dâĂ©motions nĂ©gatives qui peuvent ĂȘtre ressenties en ces occasions : ColĂšre, AnxiĂ©tĂ©, Tristesse.
Ce sont tous ces Ă©lĂ©ments qui vont sâempiler au fur et Ă mesure pour lentement mais surement obĂ©rer la « sĂ©curitĂ© psychologique » au sujet duquel Amy Edmondson, pionniĂšre dans ce domaine et professeur de Leadership Ă Harvard a largement publiĂ©.
Elle dĂ©finit le concept de « sĂ©curitĂ© psychologique » en ces termes : « Une croyance partagĂ©e entre les membres dâune Ă©quipe, que cette Ă©quipe est en sĂ©curitĂ© quand ses membres peuvent prendre le risque de sâouvrir authentiquement aux autres, sans crainte de rĂ©percussions nĂ©gatives ».
Sur les 93% de personnes « pas engagées ou activement désengagées » en France, combien se sentent en insécurité psychologique ?
« Au dĂ©but de ma carriĂšre professionnelle, les professeurs dans les business schools aimaient me poser cette question : « Quâest-ce que vous mettez en premier ? LâintĂ©rĂȘt des employĂ©s, celui des clients ou bien celui des actionnaires ? » Ma rĂ©ponse Ă©tait trĂšs simple. Ce sont les intĂ©rĂȘts des employĂ©s qui doivent arriver en premier. Si vraiment vous traitez bien vos employĂ©s, ils traiteront bien les clients, les clients reviendront Ă vous, et câest ce qui rendra vos actionnaires heureux. Ăa nâest pas sorcier. Câest juste comme ça que ça marche« .
J’ai souvent, dans ma carriĂšre, utilisĂ© cette citation de Herb Kelleher, leader reconnu pour ses succĂšs Ă©conomiques et notamment ses 46 annĂ©es consĂ©cutives de profitabilitĂ© financiĂšre en tant que CEO de Southwest Airlines. Une position qui tombe sous le sceau du bon sens. Bien que cette dĂ©claration remonte Ă quelques dĂ©cennies, il semble quâun dĂ©calage subsiste au regard de la rĂ©alitĂ© perçue par bon nombre de salariĂ©s encore aujourd’hui au regard des chiffres sur lâengagement mentionnĂ©s en introduction.
La Covid, le management hybride et beaucoup dâautres facteurs sont passĂ©s par lĂ , certes. Mais comment alors expliquer que les Etats-Unis sâen sortent beaucoup mieux au niveau engagement de leurs employĂ©s en arborant un taux insolent de 34% qui reste peu ou prou le mĂȘme au fil des derniĂšres annĂ©es.
Jâai commencĂ© cet article en Ă©voquant les Ă©motions⊠essentiellement nĂ©gatives.
Et si nous commencions Ă parler dâĂ©motions positives qui a donnĂ© ses lettres de noblesse Ă la psychologie positive introduite par Martin Seligman, pionnier de la discipline Ă la fin des annĂ©es 90 : « Que se passerait-il si lâon Ă©tudiait ce qui va bien chez les individus au lieu de se focaliser sur ce qui ne va pas ? ».
Dâautres chercheurs ont apportĂ© leur contribution Ă la discipline, comme MihĂĄly CsĂkszentmihĂĄlyi, ami de Martin Seligman, qui a dĂ©veloppĂ© Ă partir des annĂ©es 70 le concept de « flow », ou « expĂ©rience optimale ». Auteur de nombreux ouvrages qui sont devenus des classiques de la psychologie positive, ses travaux portent sur le sentiment de satisfaction que lâon peut ressentir lorsque tout notre ĂȘtre est pleinement concentrĂ© et engagĂ© dans une tĂąche ou une action qui nous remplit.
En ce sens, l’approche par les forces de CliftonStrengthsÂź qui sâappuie sur la psychologie positive, est vĂ©ritablement un game-changer auprĂšs des Ă©quipes et de lâengagement collaborateur.
Identifier et Reconsidérer les Forces et Faiblesses Présumées
Voici, diffĂ©rents aspects Ă prendre en compte pour favoriser l’engagement des Ă©quipes :
- Discussion sur la nécessité de remettre en question les évaluations traditionnelles des forces et des faiblesses au sein des équipes.
- Souligner comment une comprĂ©hension plus nuancĂ©e des capacitĂ©s individuelles peuvent rĂ©vĂ©ler des talents cachĂ©s et des opportunitĂ©s d’amĂ©lioration inattendues.
- Accorder de l’importance Ă l’engagement dans des tĂąches qui procurent du plaisir et comment cela peut transformer la performance et la satisfaction au travail.
- Examiner l’alignement des tĂąches avec les prĂ©fĂ©rences personnelles et les passions pour amĂ©liorer la motivation et l’efficacitĂ©.
- StratĂ©gies d’identification et d’exploitation des forces uniques de chaque membre.
- Encourager la collaboration interfonctionnelle.
Nous sommes conditionnés depuis notre plus jeune ùge et notamment en France, avec ce que nous devons améliorer, ce qui ne va pas chez nous. Cela remonte bien loin quand nous revenions à la maison avec nos bulletins de notes. Bonnes notes, mauvaises notes : sur quoi nos parents passaient-ils le plus de temps ?
Nous retrouvons cette approche au sein mĂȘmes des organisations avec un systĂšme dâĂ©valuation qui met frĂ©quemment le haro sur nos manques, nos insuffisances ou nos limitations.
« Si tu veux accéder à une position de leader, il faut que tu développes ton influence. »
« En rĂ©union, tu ne parles pas beaucoup, il faut que tu tâaffirmes plus en groupe. »
« Si tu veux ĂȘtre Manager, il faut que tu communiques mieux. »
Chacun de nous a sans doute dĂ©jĂ entendu ces injonctions plus dâune fois au cours de sa carriĂšreâŠpour ne parler ici que de la sphĂšre professionnelle.
« Il faut », « tu dois », « attention à » âŠtoutes ces injonctions avec en filigrane, le chantage des possibles consĂ©quences qui pourraient nous arriver si nous ne sommes pas Ă la hauteur des attentes du systĂšme ou de lâenvironnement. Tous les ingrĂ©dients de lâ« INsĂ©curitĂ© psychologique » qui ouvrent grand les vannes du stress liĂ© Ă lâĂ©go menacĂ©.
L’approche par les forces de CliftonStrengthsÂź prend le contre-pied complĂštement inverse.
Celle-ci recense 34 forces rĂ©parties sur 4 dimensions â DĂ©veloppement des relations / ExĂ©cution / Influence / RĂ©flexion StratĂ©gique. Cette granularitĂ© de 34 forces Ă©vite le piĂšge de cataloguer les personnes dans des cases simplistes et forcĂ©ment limitantes. Les participants passent un test de 30 minutes et obtiennent un rapport trĂšs personnalisĂ© qui Ă©tablit le classement de leurs forces de 1 Ă 34.
Notre « flow » (expérience optimale) se trouvant sur nos 10 premiÚres forces.
La personnalisation est telle que pour une force commune Ă deux participants, le contenu du rapport pour la mĂȘme force diffĂ©rera Ă hauteur de 80% environ.
Cessons de nous concentrer sur nos faiblesses. Et passons le plus clair de notre temps Ă utiliser nos forces â ce qui nous Ă©nergise et nous procure des Ă©motions positives.
Celles-ci sont directement liĂ©es aux motivations intrinsĂšques dont les neuroscientifiques ont largement dĂ©montrĂ© les bienfaits en opposition aux motivations extrinsĂšques. LâidĂ©e nâest pas de nĂ©gliger nos faiblesses mais de reconsidĂ©rer le temps investi dans leur dĂ©veloppement VS le temps passĂ© Ă utiliser nos forces.

Câest prĂ©cisĂ©ment de ça dont il sâagit avec lâapproche des CliftonStrengthsÂź.
Que chacun prenne conscience de ses forces, ce qui fait son unicitĂ©. La prise de conscience est la premiĂšre et la plus importante des Ă©tapes. Câest de lĂ que se dĂ©clenchera la fiertĂ© de son unicitĂ©. Elle est dâautant plus importante que notre environnement â quâil soit professionnel ou personnel â nous a peut-ĂȘtre enfermĂ© (malgrĂ© lui) dans des croyances dogmatiquesâŠcomme le poisson qui nâarrive pas Ă monter sur un arbre.
Optimiser la dynamique des équipes : valoriser la diversité et la complémentarité des profils
Les sĂ©minaires autour des CliftonStrengthsÂź, tout comme les debriefs individuels de leur rapport de 34 forces permet aux participants une prise de conscience Ă deux niveaux : ce qu’ils n’ont jamais considĂ©rĂ© comme des forces et qui s’avĂšrent ĂȘtre des piliers de qui ils sont et de leurs contributions propres. Ou au contraire, ce qu’ils ont toujours considĂ©rĂ© comme des forces mais qui n’en sont en fait pas vraiment. Le malentendu se jouant Ă deux niveaux : premiĂšrement, une confusion qui consiste Ă croire que ce que nous faisons de bien est notre force. TrĂšs souvent ça n’est pas le cas car notre rĂ©fĂ©rentiel se base sur l’exĂ©cution et non pas sur l’Ă©motion ressentie. Et ensuite – et c’est le plus important – que plus nous faisons quelque chose naturellement, sans effort…et moins nous considĂ©rons que c’est une force. Croyance robuste qui sâappuie sur un schĂ©ma mental inculquĂ© trĂšs tĂŽt : la performance requiert forcĂ©ment de lâeffort car câest difficile. La version moderne de « du sang et des larmes » !
Plus la prise de conscience – et la fiertĂ© – de nos forces Ă©mergeront, plus nous serons Ă mĂȘme de les partager urbi et orbi, pour que notre environnement sache quels sont nos besoins Ă assouvir et les contributions que nous pouvons apporter au groupe.
DĂšs lors, notre entourage quâil soit Manager, collĂšgue, ami, mari, femme, frĂšre, soeur⊠prendra conscience des leviers de motivation quâils pourront actionner nous concernant.
Un nouveau paradigme qui permettra enfin de passer du sacro-saint « Traiter les gens comme vous aimeriez ĂȘtre traitĂ© » à « Traiter les gens comme ils ont besoin dâĂȘtre traitĂ©s ». Câest en substance le message quâHerb Kelleher -partagĂ© en introduction- voulait nous faire passer.
Chaque personne est un monde, est un génie, est unique.
Ce qui me procure un immense plaisir Ă faire, va ĂȘtre rĂ©barbatif pour un autreâŠet vice versa. Je peux y passer des heures sans mĂȘme le rĂ©aliser (« flow » et Ă©motions positives) alors que dâautres vont rechigner Ă le faire, vont procrastiner et stresser (Ă©motions nĂ©gatives).
Câest de cette double connaissance – de soi et des autres â quâĂ©mergent les complĂ©mentaritĂ©s dâĂ©quipe les plus sereines et productives.
Renforcement des compétences de leadership : entre feedback et autonomie ?
La rigiditĂ© de certaines organisations emmĂȘlĂ©es dans les process lourds, les rĂ©unions interminables et trop nombreuses, les comptes rendus permanents grĂšvent largement l’agilitĂ© des esprits et des actions.
DĂšs lors, le temps dĂ©volu Ă la relation (quâelle soit managĂ©riale ou pas) s’en trouve profondĂ©ment affectĂ© avec les symptĂŽmes rĂ©currents du malaise collaborateur dĂ©jĂ Ă©voquĂ©s dans mes propos liminaires : manque de reconnaissance, manque d’accompagnement, manque d’appartenance etâŠ. « INsĂ©curitĂ© psychologique ». Et le travail hybride nâarrange rien.
En ce sens, l’expĂ©rience Manager en amont (ce que l’entreprise met en place pour lui/elle) va conditionner l’expĂ©rience que le collaborateur aura en aval. Bruno Mettling, ex-directeur gĂ©nĂ©ral adjoint en charge des ressources humaines dâOrange, rĂ©agissait en ces termes Ă une Ă©tude rĂ©alisĂ©e par Cadremploi fin 2020 : « Les entreprises ont les managers quâelles mĂ©ritent ». Si les entreprises ont les managers quâelles mĂ©ritent, elles rĂ©coltent dĂšs lors le taux dâengagement des employĂ©s quâelles mĂ©ritent Ă©galement.
La reconnaissance est souvent mise en avant – Ă juste titre – comme un des principaux maux du monde du travail dâaujourdâhui. Celle-ci nâest pas uniquement de la seule responsabilitĂ© du Manager. Câest par contre Ă lui et aux Ă©tages supĂ©rieurs quâincombent la responsabilitĂ© dâinculquer cette culture positive Ă tous â et entre tous – les membres de lâĂ©quipe.
John Gottman â Psychologue amĂ©ricain â a Ă©tudiĂ© les relations de couple pendant des dĂ©cennies. Il partage les rĂ©sultats de ces travaux dans le best-seller : « les couples heureux ont leurs secrets ». Lâun des apprentissages clĂ©s de ses observations et Ă©tudes est le suivant : « pour une interaction ou Ă©motion nĂ©gative, il doit y avoir cinq interactions ou Ă©motions positives ».
Ceci devant ĂȘtre considĂ©rĂ© comme une culture du quotidien â et non pas comme une dĂ©marche de rattrapage ou de compensation dĂšs lors que lâinteraction nĂ©gative se produit.
« Jâai un feedback difficile Ă faire, il faut vite que je trouve 5 choses positives Ă lui dire, pour faire passer la pilule ». Ăa nâest pas du tout comme ça que ça marche.
« Et surtout nâoubliez pasâŠle feedback est un cadeau ! ». Les employĂ©s en ont assez dâentendre ces lieux communs, car ça nâest clairement pas comme ça quâils vivent le feedback. Parce que la maniĂšre dont sera perçu le feedback se joue bien avant le jour oĂč celui-ci est rĂ©alisĂ©.
La reconnaissance permanente â et surtout authentique – des belles choses faites par les employĂ©s est le prĂ©requis fondateur Ă une « sĂ©curitĂ© psychologique » sincĂšrement ressentie. Câest parce que cela aura Ă©tĂ© fait en amont que le feedback difficile le moment venu sera perçu positivement.
Et les belles choses reconnues doivent mettre en Ă©vidence les forces intrinsĂšques identifiĂ©es par lâapproche CliftonStrengthsÂź. Et les difficultĂ©s ou les Ă©checs doivent mettre en avant les forces CliftonStrengthsŸ⊠qui nâont pas Ă©tĂ© utilisĂ©es. Il faut toujours revenir Ă la dimension positive de la personne (ses forces) quâil a utilisĂ©es ⊠ou pas.
La rĂ©currence de cet accompagnement est brillamment exposĂ©e par Simon Sinek dans une courte vidĂ©o de quatre minutes que je recommande : « Consistency Vs Intensity ». Un exercice physique intensif Ă la salle de gym pendant huit heures d’affilĂ©e une fois de temps en temps ne maintiendra jamais une personne en forme. Au mĂȘme titre, un sĂ©minaire de deux jours sur le leadership ponctuĂ© d’un certificat ne fera jamais d’une personne un Leader. Ces actions ne sont en aucun cas dĂ©nuĂ©es de sens. Elles ont, au contraire, une rĂ©elle vertu de motivation et la possibilitĂ© de donner de nouvelles perspectives aux participants. Lâerreur est dâen faire des Ă©vĂšnements ponctuels qui sâĂ©vaporent petit Ă petit dĂšs lors que les participants retournent Ă leur opĂ©rationnel.
Avec cette comprĂ©hension des choses, il est plus facile de rĂ©aliser que le feedback nâest pas lâapanage du seul Manager… mais que tout le monde en est responsable : du dirigeant… au stagiaire.
PrĂ©sentation de l’expert

En mettant en lumiĂšre ces stratĂ©gies essentielles pour le dĂ©veloppement des Ă©quipes, il est important de souligner l’expertise de l’auteur, Jean-Christian Mattei, dans ce domaine. Avec sa vaste expĂ©rience et son expertise pointue, notre expert, Jean-Christian Mattei a tenu Ă vous offrir des insights prĂ©cieux et des analyses approfondies sur les questions cruciales de leadership, apportant ainsi une perspective unique et Ă©clairĂ©e Ă nos lecteurs.
Coach en Leadership et Management, Jean-Christian Mattei est certifiĂ© d’HEC en coaching sur le modĂšle Gallup qui traite des forces et des talents naturels et certifiĂ© sur la mĂ©thode ORSC, qui traite des dynamiques relationnelles. Il organise notamment des sĂ©minaires axĂ©s sur la psychologie positive pour rĂ©vĂ©ler les forces de chacun mais aussi les complĂ©mentaritĂ©s au niveau des Ă©quipes.
« CâĂ©tait un rĂ©el plaisir de faire ce sĂ©minaire oĂč jâai beaucoup appris. Les outils proposĂ©s sont tellement puissants que je nâarrĂȘte pas dây penser et hĂąte surtout de les dĂ©ployer Ă mon Ă©quipe ».
Un CEO d’un laboratoire pharmaceutique marocain
Pour une exploration plus approfondie du sujet et pour recueillir des perspectives supplĂ©mentaires, nous vous invitons Ă consulter l’interview complĂšte de Jean-Christian Mattei.
Conclusion
En somme, il ressort clairement de ces Ă©lĂ©ments l’importance capitale d’une approche proactive et rĂ©flĂ©chie dans le dĂ©veloppement des Ă©quipes tel que le souligne celle des CliftonStrengthsÂź . En remettant en question les Ă©valuations traditionnelles, en valorisant les forces individuelles, en encourageant la collaboration et en favorisant une culture du feedback et de la reconnaissance, les organisations peuvent libĂ©rer le plein potentiel de leurs membres. Cette approche permet non seulement d’optimiser la performance et la satisfaction au travail, mais aussi de crĂ©er un environnement propice Ă l’Ă©panouissement professionnel et personnel de chacun. Ainsi, en adoptant cette approche, les Ă©quipes peuvent non seulement atteindre leurs objectifs, mais aussi Ă©voluer vers un niveau de collaboration et de rĂ©ussite plus Ă©levĂ©.
Cette approche des CliftonStrengthsŸ est donc véritablement un levier extraordinaire pour les personnes à plusieurs titres :
- Une meilleure connaissance de soi qui a des rĂ©percussions tant au niveau professionnel que personnel. Les personnes qui ont la possibilitĂ© d’utiliser leurs forces au quotidien ont 3 fois plus de chance de dĂ©clarer avoir une excellente qualitĂ© de vie ! (Source Gallup)
- Un référentiel fiable qui permet de délivrer une reconnaissance personnalisée pour contribuer à la « sécurité psychologique » des collaborateurs et leur engagement : une entreprise qui met en place toute une culture autour des forces voit son engagement collaborateur progresser de plus de 23% (Source Gallup) !
LâAPEC en partenariat avec le think tank Terra Nova a publiĂ© en Janvier dernier une Ă©tude sur le « Rapport au travail des actifs de moins de 30 ans ». Ă rebours des idĂ©es reçues, les jeunes actifs (cadres et non cadres) se dĂ©clarent tout aussi investis dans leur travail et leur organisation que leurs aĂźnĂ©s et nâapparaissent guĂšre plus rĂ©tifs Ă lâautoritĂ© non plus.
Ces fausses croyances maintenant dĂ©masquĂ©es, les CliftonStrengthsÂź peuvent sâavĂ©rer lâapproche idĂ©ale pour crĂ©er les liens essentiels entre les gĂ©nĂ©rations pour une complĂ©mentaritĂ© et un engagement optimums au service de lâentreprise du XXIe siĂšcle. Et ces liens, jamais aucune machine ne pourra le faire Ă la place de lâhumain.
