ICDL France lance une campagne de sensibilisation pour lutter contre la fraude et les pratiques litigieuses dans le cadre du CPF.
Depuis la publication du DĂ©cret n°2021-389 du 2 avril 2021* – rendant les organismes certificateurs responsables des formations proposĂ©es par leurs centres habilitĂ©s – ICDL France a dĂ©jĂ procĂ©dĂ© Ă de nombreux contrĂŽles et de mises en demeure afin que les 30 000 « formations ICDL » proposĂ©es sur MonCompteFormation soient conformes Ă la rĂšglementation.
Les pratiques combattu par ICDL :
đ« Subtiliser des donnĂ©es personnelles dans le but de « vider le CPF » dâune personne.
đ« Envoyer des sollicitations non demandĂ©es par le bĂ©nĂ©ficiaire (sms, appels tĂ©lĂ©phoniques, emails).
đ« Vendre une formation ne correspondant pas aux attentes du bĂ©nĂ©ficiaire ou diffĂ©rente de celle dispensĂ©e (tromperie).
đ« Communication mensongĂšre (« formation gratuite », « votre compteur CPF sera bientĂŽt perdu », etc.).
đ« Distribution de cadeaux en Ă©change dâachat de formation.
Annonce de la campagne sur Linkedin par son Directeur Général
Quelle est cette démarche ?
Christopher SULLIVAN, Directeur ICDL France, nous l’explique :
« DÚs que nous avons commencé à recevoir les premiers rapports de non-conformités de France Compétences nous avons été trÚs réactifs. Dans la majorité des cas, les offres ont été corrigées en moins de 72h.
En plus de nos campagnes de communication ou de lâorganisation de webinaires pour sensibiliser nos centres, nous avons pris lâinitiative de contrĂŽler par nous-mĂȘmes certaines offres, ce qui nous a amenĂ©s Ă effectuer 172 suspensions dâhabilitation depuis le 1er janvier 2022, dont certaines ont depuis Ă©tĂ© levĂ©es. Nous nous sommes vite rendu compte quâil Ă©tait impossible de traiter les irrĂ©gularitĂ©s au cas-par-cas. Nous nous sommes donc basĂ©s sur les donnĂ©es disponibles en open data pour dĂ©velopper un algorithme nous permettant de traiter la data beaucoup plus rapidement, et ainsi identifier et corriger les irrĂ©gularitĂ©s trĂšs facilement.
Nous en sommes encore Ă la phase de dĂ©veloppement, mais nous devrions pouvoir lancer les premiers tests dans quelques semaines. Il sâagit maintenant de concentrer nos efforts sur les cas de fraudes ou de pratiques litigieuses. »
Christopher SULLIVAN
Membre du collectif CPF4GOOD, regroupant plusieurs organismes certificateurs (TOSA, CLOE, Robert, ENI, LinguaSkill et LILATE), ICDL France souhaite dans un premier temps alerter les organismes de formation sur les risques quâils encourent en cas de pratiques litigieuses.Â
CS : « Avoir une communication offensive permet dĂ©jĂ de corriger un certain nombre de pratiques. Il sâagit aussi de pousser les centres de bonne foi Ă vĂ©rifier les pratiques de leurs collaborateurs ou de leurs partenaires, parfois peu scrupuleux. LâĂ©tape suivante sera dâidentifier, de recenser et de transmettre les cas rĂ©vĂ©lĂ©s Ă la CDC afin quâelle puisse intervenir. Bien que les actions pouvant ĂȘtre menĂ©es par les organismes certificateurs restent limitĂ©es, il est important quâen tant quâacteur majeur de cet Ă©cosystĂšme nos initiatives contribuent Ă Ă©radiquer les fraudes qui nuisent fortement Ă notre profession. Faire partie du collectif CPF4GOOD nous permet de mutualiser nos ressources et dâĂȘtre plus forts. »
Disposant dâun rĂ©seau de 1 600 centres dâexamen en France, ICDL France a alertĂ© tous les organismes de formation habilitĂ©s sur les dispositions qui seront prochainement prises dans le cadre de la rĂ©gulation de lâoffre de formations associĂ©es Ă ses certifications.


