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Andrew Wickham, co-fondateur de Linguaid

Arnaud15 avril 201513 février 2023

Nous avons eu la chance et le plaisir de rencontrer virtuellement pour le moment Andrew Wickham et Joss Frimond lors de leur trĂšs qualitatif webinar intitulĂ© : “QUID DU CPF LANGUES ? ». Retrouvez ci-dessous l’Ă©tat des lieux d’Andrew Wickham (co-fondateur du cabinet d’étude Linguaid Consultancy) sur la mise en oeuvre du CPF dans le domaine des langues

ImageGen
Andrew Wickham, co-fondateur du cabinet d’étude Linguaid Consultancy

« Ni les organismes de formation, ni les entreprises, ni les apprenants, ni, dans certains cas, les Opca n’ont encore une idĂ©e claire de la mise en Ɠuvre du CPF pour les formations linguistiques. Les organismes ont reçu trĂšs peu de demandes, les entreprises attendent des clarifications, les dossiers soumis se rĂ©duisent Ă  quelques dizaines et en fin du premier trimestre, ceux qui ont Ă©tĂ© validĂ©s se comptent sur les doigts d’une main ».

Tel est le constat fait par Linguaid Consultancy, cabinet conseil spĂ©cialisĂ© dans le marchĂ© des formation linguistiques, qui a rĂ©alisĂ© la semaine derniĂšre « un sondage tĂ©lĂ©phonique auprĂšs des grands prestataires de formation linguistiques reprĂ©sentant prĂšs d’un tiers du chiffre d’affaires du marchĂ©, pour tenter de comprendre ce qui se passe sur le terrain en matiĂšre de formations linguistiques via le CPF».

Manque de visibilité

Le plus grand problĂšme, selon les sondĂ©s, est le manque de visibilitĂ© sur les rĂšgles Ă  respecter et les conditions de prise en charge par les Opca. «Chacun, sous la pression des entreprises clientes, applique ses propres rĂšgles, et certaines ne sont pas toujours dĂ©terminĂ©es», constate Andrew Wickham, consultant senior de Linguaid Consultancy. Les sondĂ©s font Ă©tat de tarifs horaires de prise en charge variant de 4 euros Ă  50 euros/heure ; de difficultĂ© Ă  savoir si ce tarif comprend ou non le salaire de l’apprenant, pour les CPF financĂ©s en entreprise pendant le temps de travail ; de cas oĂč les certifications de test final sont parfois pris en charge par le financeur et parfois laissĂ©es Ă  la charge de l’apprenant.

Ils tĂ©moignent Ă©galement d’une incertitude sur les compĂ©tences linguistiques Ă  tester obligatoirement ; d’une impossibilitĂ© de savoir s’il est possible de rĂ©aliser un test entiĂšrement en ligne ou si l’apprenant doit se dĂ©placer dans un centre de test ; d’une inconnue sur les conditions de rĂšglement de la facture de l’organisme par l’Opca… «Si l’apprenant refuse de faire le test final, ou le passe n’importe comment, la formation sera-t-elle quand mĂȘme payĂ©e ? L’organisme sera-t-il pĂ©nalisé ?», s’interroge Andrew Wickham.

ConsĂ©quences : les prestataires s’inquiĂštent, car le DIF reprĂ©sentait 20 % ou plus de l’activitĂ© de 80 % d’entre eux, selon Linguaid.

«La plupart des chefs d’entreprise interrogĂ©s estiment que leur chiffre d’affaires au premier trimestre 2015 a baissĂ© de 15 Ă  30 % par rapport Ă  2014, prĂ©cise Andrew Wickham, mĂȘme si pour certains, l’impact sur l’activitĂ© a Ă©tĂ© en partie amorti par une forte hausse des commandes DIF en fin d’annĂ©e, en prĂ©vision de l’entrĂ©e en vigueur de la rĂ©forme.

Risque de défaillances

Certains organismes envisagent des licenciements, d’autres et non parmi les moindres, craignent une dĂ©faillance Ă  court terme, d’autant plus que les Ă©tablissements financiers restreignent les crĂ©dits. Le bĂ©nĂ©fice net moyen des organismes de formation linguistique est depuis 3 ans de moins de 2 % de leur chiffre d’affaires ; et la fin du 0,9 % entraĂźne chez certains clients l’intervention de financiers qui parfois rĂ©visent Ă  la baisse les budgets formation».

Mais au-delĂ  de ce grippage des processus, Linguaid Consultancy pointe un dĂ©calage entre les objectifs de formation linguistique des salariĂ©s en entreprise et la nature des certifications prĂ©vues dans le CPF. « Il est intĂ©ressant pour un chĂŽmeur, un salariĂ© ou un jeune de renforcer son employabilitĂ© grĂące Ă  un bon score TOEIC ou Bulats, affirme Andrew Wickham.

Mais une part importante des demandes des salariĂ©s concernent un maintien de niveau oral ou un travail sur des compĂ©tences spĂ©cifiques au contexte professionnel : faire une prĂ©sentation en anglais, communiquer en anglais juridique ou financier, nĂ©gocier, rĂ©diger des rapports et des e-mails,  accueillir des visiteurs, participer ou animer des rĂ©unions, etc. Les tests prĂ©vus ne sont pas conçus pour certifier de telles compĂ©tences. Il est Ă  craindre que la certification ne soit considĂ©rĂ©e par certains comme une formalitĂ© administrative sans valeur ajoutĂ©e ou qu’une partie des apprenants ne rĂ©alise pas le test en fin de parcours, surtout s’ils doivent se dĂ©placer pendant un aprĂšs-midi en centre de test».

Par ailleurs, Linguaid Consultancy considĂšre que ces tests ne sont pas toujours bien utilisĂ©s par les entreprises. «Il y a des tests de niveau (Toeic, Bulats, Bright, etc…) et des examens bien plus approfondis (BEC, Proficiency, CPE, etc), prĂ©cise Andfew Wickham. En thĂ©orie, tous les tests Ă©valuent les quatre compĂ©tences linguistiques (lecture, comprĂ©hension orale, expression orale, expression Ă©crite). A cĂŽtĂ© des QCM en ligne ou sur papier Ă©valuant la comprĂ©hension lue et orale, il y a le speaking & writing du Toeic et Bulats, le test Bliss de Bright, le DCL, etc.

Connaissances « passives »

Mais, dans la pratique, pour des raisons de coĂ»t et de facilitĂ© de dĂ©ploiement, beaucoup d’entreprises se contentent de QCM ne testant que les connaissances linguistiques « passives », ce qui n’est pas suffisant pour dĂ©terminer avec prĂ©cision le niveau et surtout les compĂ©tences en langue actives, en expression, d’un individu en contexte professionnel.

D’ailleurs, Ă  la question : “Pensez vous que les tests sans intervention d’un Ă©valuateur reflĂštent fidĂšlement le niveau et les compĂ©tences rĂ©elles des apprenants?” : plus de 60% des organismes de formation langues rĂ©pondent “pas trĂšs fidĂšlement” ou “pas du tout” *. Or, dans certains cas, les entreprises utilisent ces tests pour faire un diagnostic de formation, former des groupes, recruter des collaborateurs ou gĂ©rer les carriĂšres. Ces tests ne sont pas conçus pour cela, mais pour dĂ©terminer le potentiel linguistique global d’une personne et la progression en niveau suite Ă  une formation longue ».

« Si on souhaite constater la qualitĂ© et donc l’efficacitĂ© d’une formation linguistique en termes de changement de niveau, il faut un test en dĂ©but de formation et le mĂȘme test en fin. Or, ce n’est pas prĂ©vu pour le CPF. Par ailleurs, si on n’utilise que la partie QCM du test, il faut au minimum 40 heures, voire bien plus, pour pouvoir constater une rĂ©elle diffĂ©rence. Or les formations pressenties pour le CPF prĂ©voient entre 30 et 40 heures en moyenne. C’est donc insuffisant».

Deux parcours.

En consĂ©quence, le cabinet d’étude estime qu’il serait prĂ©fĂ©rable d’ouvrir plus largement la gamme de tests certifiants admissibles et de mettre en place deux types de parcours pour le CPF.

PremiĂšrement : un parcours long, d’au minimum 60 heures, avec un rythme relativement intensif, dont l’objectif serait de booster le niveau gĂ©nĂ©ral de l’apprenant en contexte professionnel, avec un test certifiant reconnu Ă©valuant les compĂ©tences recherchĂ©es au dĂ©part et en fin de formation.

DeuxiĂšmement : des parcours plus spĂ©cifiques, plus courts, avec une Ă©valuation basĂ©e sur le contenu de la formation (compĂ©tences orales, compĂ©tences spĂ©cifiques, cours spĂ©cialisĂ© « mĂ©tier », etc..) au dĂ©part et Ă  la fin.

«On pourrait, pour un objectif d’amĂ©lioration des compĂ©tences d’expression orale et Ă©crite, n’utiliser que les parties speaking and writing de ces tests, ou pour des parcours “mĂ©tier” comme l’anglais juridique ou financier, utiliser des tests certifiants reconnus comme ILEC ou ICFE, prĂ©cise Andrew Wickham. Dans le cas d’objectifs oĂč un test certifiant reconnu n’existe pas, chaque prestataire Ă©laborerait son propre test, qui serait complĂ©tĂ© par une Ă©valuation Ă  chaud et Ă  froid. Ce serait aux Opca et aux clients de dĂ©terminer le sĂ©rieux et la qualitĂ© de l’organisme, Ă  partir de leurs critĂšres et des retours des apprenants ».

* question posĂ©e lors de l’enquĂȘte prĂ©paratoire Ă  la mise Ă  jour 2015 de l’étude Linguaid sur le marchĂ© de la formation linguistique Ă  paraitre prochainement. www.linguaid.net

Entretien effectuĂ© par Laurent GĂ©rard Pour Entreprise & carriĂšres, copiĂ© sur CPFormaiton avec l’autorisation d’Andrew Wickham

CPF, DIF

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