LâAfdas, Le Fafsea, Unifaf et Uniformation interpellent conjointement la ministre du Travail pour dĂ©fendre les intĂ©rĂȘts de leurs branches adhĂ©rentes dans le cadre du CEP et du CPF de transition
Les 4 organismes sâinquiĂštent des impacts de la nouvelle rĂ©forme de la formation professionnelle en ce qui concerne le conseil en Ă©volution professionnelle et la gestion du compte personnel de formation de transition professionnelle. Des impacts sociaux au sein mĂȘme de ces structures certes, mais surtout des impacts pour les salariĂ©s des secteurs dâactivitĂ© accompagnĂ©s par ces 4 organismes. Concernant le conseil en Ă©volution professionnelle (CEP), cette prestation va sâouvrir au marchĂ© dans le cadre dâun appel dâoffres opĂ©rĂ© par France CompĂ©tences.
Les 4 acteurs sâinterrogent sur les impacts de ce rĂ©fĂ©rencement guĂšre compatible avec la prise en compte des caractĂ©ristiques de lâemploi dans leurs propres secteurs dâactivitĂ©. En effet, le cahier des charges comme les choix rĂ©gionaux seront dĂ©terminĂ©s par des organismes reprĂ©sentant exclusivement le champ interprofessionnel auquel les 4 acteurs nâappartiennent pas. Dâautre part, ils sâinterrogent sur la dĂ©cision du gouvernement dâexclure les 4 organismes du pĂ©rimĂštre de compĂ©tences de droit des opĂ©rateurs actuels du CEP qui serait dorĂ©navant assurĂ© exclusivement par les FONGECIF. Ils rappellent notamment la particularitĂ© des actifs sans emploi quâils accompagnent.
Poursuivre leur activité de CEP
Les 4 organismes souhaitent voir maintenue leur compĂ©tence de droit afin de poursuivre leur activitĂ© de CEP, dĂ©ployĂ©e depuis plus de trois annĂ©es, par des Ă©quipes de conseillers ayant dĂ©veloppĂ© une rĂ©elle expertise dans lâaccompagnement des salariĂ©s de leurs entreprises adhĂ©rentes et mis au point des outils performants pour appuyer leurs dĂ©marches. Les 4 organismes relĂšvent Ă©galement les incidences tant financiĂšres que sociales de cette dĂ©cision.
CPF de transition professionnelle
Sâagissant du CPF de transition professionnelle, la rĂ©forme prĂ©voit la crĂ©ation dâun congĂ© spĂ©cifique destinĂ© au salariĂ© qui met en Ćuvre un projet de transition professionnelle en utilisant les droits inscrits sur son compte pour financer une formation destinĂ©e Ă changer de mĂ©tier ou de profession.
Un amendement portĂ© par le gouvernement envisage de confier la dĂ©cision de financement du CPF de transition Ă des commissions Ă compĂ©tence rĂ©gionale et interprofessionnelle. LĂ encore et contrairement aux FONGECIF, les 4 organismes regrettent que leur compĂ©tence historique dans la gestion des dispositifs individuels de formation, le CIF et le CPF notamment nâait pas du tout Ă©tĂ© prise en considĂ©ration alors quâils disposent dâune expertise reconnue et dâĂ©quipes dĂ©diĂ©es. Ils regrettent Ă©galement de ne pas participer Ă la gouvernance exclusivement interprofessionnelle des organismes qui gĂ©reraient les fonds dĂ©diĂ©s au CPF de transition versĂ©s par les entreprises de leurs secteurs.
En outre, ces dĂ©cisions ont aussi comme consĂ©quence de rendre particuliĂšrement complexes les possibilitĂ©s dâabondement du CPF de transition sur des fonds conventionnels dĂ©diĂ©s pour pouvoir prendre en compte les spĂ©cificitĂ©s des mĂ©tiers et des durĂ©es de formation. Ces dĂ©cisions dĂ©favorisent ainsi lâaccĂšs des salariĂ©s faiblement qualifiĂ©s aux formations longues dans le cadre dâune reconversion ou dâune Ă©volution professionnelle.
Une interpellation conjointe
Pour dĂ©fendre les intĂ©rĂȘts de leurs secteurs, les prĂ©sidences des 4 organismes ont donc conjointement interpellĂ© par courrier Muriel PĂ©nicaud, Ministre du Travail pour lâalerter sur les impacts de la non-prise en compte des spĂ©cificitĂ©s de leurs secteurs dâactivitĂ© et des salariĂ©s quâils emploient, les impacts sociaux de la disparition de leur compĂ©tence de droit (CEP et CPF de transition) contrairement aux FONGECIF. Ils portent ainsi Ă la connaissance de la Ministre du Travail leurs particularitĂ©s et leurs atouts objectifs au bĂ©nĂ©fice des 3 millions de salariĂ©s quâils reprĂ©sentent.
