A la sortie de la crise sanitaire que nous avons connu certains modèles Ă©conomiques sont remis en cause et l’industrie va se transformer. l’Etat doit plus que jamais favoriser le dĂ©veloppement des compĂ©tences actuelles et futures des travailleurs Ă travers ses politiques d’Ă©ducation et de formation professionnelle.
Ceci afin de maintenir la productivité du travail comme la compétitivité de nos entreprises.
4 problĂ©matiques a rĂ©soudre…
La concertation viser à établir des pistes permettant de « relancer l’accès à la formation professionnelle« . Pour se faire les partenaires sociaux vont devoir plancher sur quatre thématiques :
- Comment encourager les reconversions ?
- Comment conjuguer les logiques d’aspiration individuelle, de besoins en compétences des branches et de besoins des territoires ?
- Comment renforcer l’accès à la formation professionnelle pour les demandeurs d’emploi ?
- Comment faciliter l’accès à la formation des PME ?
… avec 4 armes possibles (sans faire de jeu de mots)
? la Reconversion ou promotion par alternance – ProA
? le Compte Personne de Formation – CPF
? le Plan d’investissement dans les compĂ©tences – PIC
? le Fonds national de l’emploi – FNE-Formation
Le Compte Personne de Formation, objet de co-investissement
Mon compte formation a dĂ©sormais plus de 6 mois, la première phase du projet Ă marquĂ© le succès de l’individualisation de l’accès Ă la formation et la fin de l’intermĂ©diation. Pour autant seulement 2 formations dans le cadre du CPF sur 10 Ă©taient dites « autonomes » avant le lancement de Mon Compte Formation. Les 8 autres Ă©tant suite Ă la dynamique des entreprises françaises et la rĂ©sultante du travail des DRH. Il est donc temps d’entrer dĂ©sormais dans la seconde phase du Compte Personnel de formation 2.0 qui a pour objectif la facilitation de l’abondement pour favoriser les co-investissement.
Abondement de PĂ´le emploi, des entreprises…
Les demandeurs d’emploi peuvent depuis le mois de juin faire individuellement une demande d’abondement Ă PĂ´le emploi via MonCompteFormation. La demande d’abondement Ă PĂ´le emploi, par un demandeur d’emploi (DE) est donc dĂ©sormais possible via le site Mon Compte Formation ou l’application Mon Compte Formation. Il peut en un clic, demander un financement complĂ©mentaire Ă PĂ´le emploi qui devra rĂ©pondre et traiter rapidement la demande sous penne de validation automatique de celle-cie. L’intermĂ©diation n’est donc pas supprimĂ© mais on simplifie la dĂ©marche et l’Ă©change numĂ©rique est systĂ©matisĂ©. Objectif : rĂ©duire les temps d’entrĂ©e en formation des privĂ©s d’emplois qui dĂ©sirent se former. Reste Ă savoir si PĂ´le emploi pourra continuer ses pratiques de redirection de l’action de formation sur l’un de ses « partenaires », pratique qui empĂŞche les entreprises de formation qui ne rĂ©pondent pas Ă des appels d’offres laborieux de former les chercheurs d’emploi.
Du cĂ´tĂ© des entreprises, un nouveau portail dĂ©diĂ© Ă l’abondement employeur ouvrira en septembre 2020 aux employeurs privĂ©s pour permettre la dotation des comptes de leurs salariĂ©s. Il sera possible d’abonder l’ensemble des comptes d’une mĂŞme entreprise ou d’un groupe de salariĂ© identifiĂ©.
Cela pourra se faire par virement bancaire ou paiement avec une simple carte bleu professionnelle.
…mais aussi des rĂ©gions et des branches
Le ministère du Travail envisage d’utiliser les abondements du CPF pour rapprocher les logiques d’aspiration individuelle, des besoins en compĂ©tences des branches et des territoires. En effet l’environnement Ă©conomique, les crises, la mondialisation ou la transformation des mĂ©tiers renforcent la nĂ©cessitĂ© d’orienter les financements vers des qualifications attendues, en niveau et en domaine de qualification.
Le FNE-Formation
Le FNE-Formation renforcĂ© pendant la crise n’a pas eu le succès escomptĂ© pour des raisons complexes qui mĂ©ritent un article dĂ©diĂ© dans les prochaines semaines. Factuellement, quelques dizaines de millions qui ont Ă©tĂ©s consommĂ©s (moins de 50 Ă ce jour) sur le budget de 500 M€ avaient Ă©tĂ© envisagĂ©. Ă€ court terme, le ministère du Travail doit indiquer s’il peut ĂŞtre mobilisĂ© pour former des salariĂ©s qui qui vont bĂ©nĂ©ficier du nouveau dispositif alternatif Ă l’activitĂ© partielle (Arme) approuvĂ©s par le Parlement le 10 juin. Les discussions avec les partenaires sociaux sont en cours.
Le Sénat a adopté, dans les conditions prévues à l’article 45 (alinéas 2 et 3) de la Constitution, le projet de loi dont la teneur sont sur cette page : N° 98 SÉNAT SESSION ORDINAIRE 10 juin 2020
