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Comment se faire financer une formation professionnelle ?

La France offre de nombreux dispositifs pour financer une formation professionnelle, mais les possibilitĂ©s varient selon votre statut. Que vous soyez salariĂ©, demandeur d’emploi, indĂ©pendant, jeune, en situation de handicap ou en reconversion, il existe des aides adaptĂ©es. Cet article fait le point en 2025 sur les solutions de financement disponibles, les conditions pour en bĂ©nĂ©ficier, les dĂ©marches Ă  suivre et les derniĂšres Ă©volutions (comme le reste Ă  charge CPF et la certification Qualiopi). Important : La plupart de ces financements exigent de choisir une formation auprĂšs d’un organisme certifiĂ© Qualiopi (gage de qualitĂ© obligatoire depuis 2022).

Comment-se-faire-financer-une-formation-professionnelleTélécharger

Salariés du secteur privé

En tant que salariĂ© du privĂ©, vous disposez de plusieurs leviers pour financer vos formations :

  • Compte Personnel de Formation (CPF) : chaque actif cumule des droits formation sur son CPF (500 â‚Ź par an, plafonnĂ© Ă  5 000 â‚Ź, et mĂȘme 800 â‚Ź par an jusqu’à 8 000 â‚Ź pour les salariĂ©s peu qualifiĂ©s ou reconnus handicapĂ©sservice-public.frservice-public.fr). Ces droits peuvent financer tout ou partie d’une formation Ă©ligible. Depuis mai 2024, un ticket modĂ©rateur est appliquĂ© : une participation minimale d’environ 100 â‚Ź est demandĂ©e au titulaire du CPF pour chaque formation (102,23 â‚Ź en 2025, indexĂ© sur l’inflationservice-public.frservice-public.fr). Ce reste Ă  charge obligatoire vise Ă  responsabiliser les utilisateurs. Exceptions : les demandeurs d’emploi n’ont pas ce reste Ă  charge, et il est annulĂ© si votre employeur ou un financeur tiers abonde votre CPF (complĂšte le financement)service-public.fr. ConcrĂštement, si vos droits CPF ne suffisent pas, d’autres acteurs peuvent cofinancer le coĂ»t : votre employeur, l’OPCO de votre branche, PĂŽle emploi (France Travail), la RĂ©gion, etc.service-public.fr. Toutes ces dĂ©marches se font via le portail officiel Mon Compte Formation. Il vous suffit de choisir une formation (assurez-vous qu’elle est bien Ă©ligible et Qualiopi) et de la demander en mobilisant vos droits. En cas de reste Ă  payer (y compris le ticket modĂ©rateur), vous serez invitĂ© Ă  le rĂ©gler en ligne ou Ă  indiquer un abondement tiers le cas Ă©chĂ©ant.
  • Plan de dĂ©veloppement des compĂ©tences (Plan de formation de l’entreprise) : votre employeur peut prendre en charge des formations, notamment pour dĂ©velopper vos compĂ©tences en lien avec votre poste ou pour vous adapter aux Ă©volutions du mĂ©tier. Ces formations internes ou externes, inscrites au plan de formation de l’entreprise, sont entiĂšrement financĂ©es par l’employeur (qui mobilise son budget formation, Ă©ventuellement avec l’aide de son OPCO). Vous n’avez aucun frais Ă  avancer et le temps de formation peut ĂȘtre considĂ©rĂ© comme du temps de travail. Pour en bĂ©nĂ©ficier, vous pouvez proposer un projet de formation Ă  votre service RH ou Ă  votre manager. L’employeur reste libre de l’accepter en fonction des besoins de l’entreprise. Les entreprises de moins de 50 salariĂ©s peuvent obtenir des financements de leur OPCO (OpĂ©rateur de compĂ©tences) pour ces formations. Les OPCO sont des organismes de branche chargĂ©s de collecter les contributions formation des entreprises et de financer des actions de formation mutualisĂ©es. En pratique, ce dispositif est idĂ©al pour se former sans utiliser ses droits CPF, mais il nĂ©cessite l’accord de l’employeur et s’inscrit dans une dĂ©marche professionnelle.
  • Projet de Transition Professionnelle (PTP) : si vous envisagez une reconversion ou une formation longue sans lien direct avec votre poste actuel, vous pouvez solliciter un PTP (ex-CIF, gĂ©rĂ© par les commissions Transitions Pro). Le PTP permet Ă  un salariĂ© de s’absenter de son entreprise pour suivre une formation certifiante de longue durĂ©e, tout en Ă©tant rĂ©munĂ©rĂ© en partie. Conditions : justifier d’au moins 2 ans d’activitĂ© (consĂ©cutifs ou non) dont 1 an chez votre employeur actuel (pour un CDI) – des conditions spĂ©cifiques existent pour CDD et intĂ©rimaires. DĂ©marches : contacter un Conseiller en Évolution Professionnelle (CEP) pour monter un dossier de formation et de reconversion, puis le prĂ©senter Ă  l’association Transitions Pro de votre rĂ©gion. Si le projet est acceptĂ©, vous bĂ©nĂ©ficierez d’un congĂ© de formation. Le dispositif prend en charge le coĂ»t de la formation et votre salaire (gĂ©nĂ©ralement de 90 % Ă  100 % du salaire pendant la formation, dans la limite de 12 mois financĂ©s). Pendant ce congĂ©, votre contrat de travail est suspendu mais non rompu. À l’issue, vous pouvez soit rĂ©intĂ©grer votre poste initial, soit utiliser la nouvelle qualification pour changer de mĂ©tier. Le PTP est un excellent outil pour financer une reprise d’études ou un diplĂŽme coĂ»teux, sans perdre entiĂšrement son revenu.
  • Alternance (Pro-A et autres) : les salariĂ©s peu qualifiĂ©s (niveau bac ou infĂ©rieur) peuvent profiter du dispositif Pro-A (reconversion ou promotion par alternance). La Pro-A vous permet, avec l’accord de votre employeur, de suivre une formation en alternance (cours + travail) afin d’obtenir une qualification supĂ©rieure, tout en conservant votre CDI. La formation est financĂ©e par l’OPCO de l’entreprise et l’employeur, et vous conservez votre salaire. D’autres formes de formation en alternance (contrat d’apprentissage ou de professionnalisation) sont gĂ©nĂ©ralement destinĂ©es aux jeunes ou aux demandeurs d’emploi, mais un salariĂ© en CDI peut, dans certains cas, rompre son contrat pour signer un contrat de professionnalisation avec son employeur (ou un autre) dans le cadre d’une promotion interne ou d’une reconversion. L’alternance a l’avantage de coĂ»ter 0 â‚Ź au bĂ©nĂ©ficiaire (prise en charge totale des frais par l’OPCO/État) tout en lui versant un salaire. Nous dĂ©taillons ce mode de financement plus loin pour les jeunes et les demandeurs d’emploi, car il est trĂšs utilisĂ© en dĂ©but de carriĂšre.

Agents de la fonction publique

Les agents du service public (fonctionnaires d’État, territoriaux, hospitaliers ou contractuels publics) bĂ©nĂ©ficient Ă©galement de dispositifs de financement de la formation, avec quelques particularitĂ©s :

  • Compte Personnel de Formation (CPF) public : les agents publics ont un CPF, gĂ©nĂ©ralement comptabilisĂ© en heures de formation. Chaque annĂ©e, un fonctionnaire acquiert un crĂ©dit d’heures (ex. 20h par an, converties en droits formation) qu’il peut mobiliser pour des actions de formation professionnelles Ă  son initiative. Ces heures CPF sont utilisables pour prĂ©parer un diplĂŽme, une Ă©volution ou une reconversion professionnelle au sein de la fonction publiqueenseignementsup-recherche.gouv.fr. Les heures acquises restent valables tout au long de la carriĂšre et peuvent ĂȘtre cumulĂ©es (plafond de 120 heures dans certains cas, Ă  vĂ©rifier selon le versant public). DĂ©marches : l’agent doit solliciter son administration en prĂ©cisant la formation visĂ©e. L’utilisation du CPF dans la fonction publique nĂ©cessite souvent l’accord de l’employeur public quant Ă  l’opportunitĂ© de la formation (notamment si sur temps de travail). Notons que, contrairement au privĂ©, l’alimentation du CPF se fait en heures et non en euros, et le reste Ă  charge de 100 â‚Ź du CPF ne s’applique pas de la mĂȘme maniĂšre aux agents publics (ils ne passent pas par la plateforme moncompteformation, sauf Ă©ventuellement les contractuels assimilĂ©s au rĂ©gime privĂ©). Les formations Ă©ligibles doivent Ă©galement ĂȘtre dispensĂ©es par des organismes certifiĂ©s Qualiopi ou reconnus par l’administration.
  • Plan de formation de l’administration : chaque administration publique dispose d’un plan de formation (souvent appelĂ© plan de dĂ©veloppement des compĂ©tences, comme dans le privĂ©). Les agents peuvent bĂ©nĂ©ficier de formations professionnelles continues organisĂ©es par leur employeur public pour maintenir ou amĂ©liorer leurs compĂ©tences. Par exemple, un ministĂšre, une collectivitĂ© ou un hĂŽpital peut proposer des stages de perfectionnement, des prĂ©parations Ă  concours, des formations rĂ©glementaires, etc. Ces actions, lorsqu’elles sont inscrites au plan, sont financĂ©es sur fonds publics (pas de frais pour l’agent). L’agent doit gĂ©nĂ©ralement formuler une demande auprĂšs de sa hiĂ©rarchie ou du service formation. Si la formation est d’intĂ©rĂȘt pour le service, l’administration prend en charge les coĂ»ts pĂ©dagogiques. Le temps de formation est soit sur le temps de travail (avec maintien du salaire), soit hors temps de travail selon les cas. Pour les formations obligatoires liĂ©es Ă  l’adaptation au poste, l’administration a mĂȘme le devoir de former ses agents. En rĂ©sumĂ©, n’hĂ©sitez pas Ă  consulter le plan de formation interne ou Ă  demander quelles formations pourraient ĂȘtre prises en charge par votre employeur public.
  • CongĂ© de Formation Professionnelle (CFP) : c’est l’équivalent du PTP pour les fonctionnaires. Un agent ayant au moins 3 ans de service peut demander un congĂ© de formation professionnelle pour rĂ©aliser un projet personnel (prĂ©parer un concours, changer de mĂ©tier, obtenir un diplĂŽme
). La durĂ©e maximale du CFP est de 3 ans sur l’ensemble de la carriĂšre. Ce congĂ© est une autorisation d’absence accordĂ©e par l’administration, durant laquelle l’agent n’est pas en poste. En principe, l’agent en CFP perçoit une indemnitĂ© mensuelle Ă©quivalant Ă  85 % de son traitement brut durant les 12 premiers moisservice-public.fr (dans la limite des crĂ©dits disponibles), puis gĂ©nĂ©ralement plus rien au-delĂ  d’un an. Autrement dit, la premiĂšre annĂ©e de formation peut ĂȘtre partiellement rĂ©munĂ©rĂ©e, les deux annĂ©es suivantes (si le congĂ© est prolongĂ©) sont souvent sans solde. DĂ©marches : la demande de CFP doit ĂȘtre adressĂ©e Ă  l’autoritĂ© administrative au moins 3 mois avant le dĂ©but de la formation, en prĂ©cisant l’objet, la durĂ©e et les dates de la formation envisagĂ©eservice-public.frservice-public.fr. L’administration peut refuser ou reporter la demande en fonction des nĂ©cessitĂ©s de service, mais l’agent pourra Ă©ventuellement reprĂ©senter sa demande plus tard. À noter que les contractuels publics peuvent aussi accĂ©der Ă  un CFP sous conditions (durĂ©e de services requise), parfois avec des rĂšgles spĂ©cifiques. En somme, le CFP offre aux agents publics un moyen de financer une reconversion ou une montĂ©e en compĂ©tences sur un temps long, en bĂ©nĂ©ficiant d’un soutien financier partiel de leur employeur public.

(À savoir : Les trois fonctions publiques – État, territoriale, hospitaliĂšre – ont des rĂšgles similaires en matiĂšre de formation, avec quelques variantes. Les agents publics peuvent se renseigner auprĂšs de leur service RH ou consulter le portail « Mon compte formation – Public Â» pour connaĂźtre leurs droits. Par ailleurs, ils peuvent solliciter un Conseiller en Évolution Professionnelle dĂ©diĂ© aux agents publics via le dispositif spĂ©cifique mis en place par la fonction publique.)

Demandeurs d’emploi

Si vous ĂȘtes en recherche d’emploi (inscrit Ă  France Travail, ex-PĂŽle emploi), vous pouvez bĂ©nĂ©ficier d’un Ă©ventail d’aides pour financer une formation dans le cadre de votre projet de retour Ă  l’emploi :

  • Compte Personnel de Formation (CPF) : Être au chĂŽmage ne vous empĂȘche pas d’utiliser vos droits CPF accumulĂ©s lors de vos emplois prĂ©cĂ©dents. Au contraire, c’est souvent le premier levier Ă  activer pour financer une formation pendant une pĂ©riode de chĂŽmage. Vous pouvez consulter votre compte sur Mon Compte Formation et l’utiliser pour payer une formation Ă©ligible. Bonne nouvelle : les demandeurs d’emploi sont exonĂ©rĂ©s du reste Ă  charge de 100 â‚Ź sur le CPFservice-public.fr – cela signifie que si votre CPF couvre la totalitĂ© du coĂ»t de la formation, vous n’aurez rien Ă  payer du tout. Si votre CPF ne couvre qu’en partie le coĂ»t, France Travail/PĂŽle emploi peut abonder automatiquement via l’AIF (voir point suivant) ou vous proposer d’autres financements complĂ©mentairesservice-public.fr. DĂ©marche simplifiĂ©e : depuis 2023, le portail Mon Compte Formation permet aux demandeurs d’emploi de faire une demande de financement complĂ©mentaire en ligne directement lors de l’inscription Ă  une formation. Votre conseiller PĂŽle emploi sera notifiĂ© et pourra valider un cofinancement AIF sans que vous ayez Ă  monter un dossier papier distinct. En rĂ©sumĂ©, mobilisez d’abord vos droits CPF, et si le solde est insuffisant, faites-en part Ă  France Travail pour un abondement.
  • Aide Individuelle Ă  la Formation (AIF) : C’est le dispositif central de PĂŽle emploi/France Travail pour financer les formations des chĂŽmeurs. L’AIF prend en charge tout ou partie des frais pĂ©dagogiques de la formation que vous avez choisie, Ă  condition qu’elle soit cohĂ©rente avec votre projet professionnel (inscrit dans votre PPAE). Vous pouvez solliciter l’AIF si la formation n’est pas dĂ©jĂ  financĂ©e par un autre organisme ou si vos autres droits (CPF, rĂ©gion, OPCO
) ne couvrent pas la totalitĂ© du coĂ»tlegalstart.frlegalstart.fr. En pratique, l’AIF intervient souvent en complĂ©ment : par exemple, vous avez 1 500 â‚Ź sur votre CPF pour une formation Ă  2 000 â‚Ź ; vous pouvez demander Ă  PĂŽle emploi de financer les 500 â‚Ź restants via l’AIF. Mais l’AIF peut aussi financer intĂ©gralement une formation si vous n’avez aucun droit mobilisable. Plafonds : en 2025, le montant maximum de l’AIF accordĂ© par PĂŽle emploi est gĂ©nĂ©ralement 8 000 â‚Ź (pour un parcours normal), et 5 000 â‚Ź si vous ĂȘtes bĂ©nĂ©ficiaire d’un CSP (contrat de sĂ©curisation professionnelle)legalstart.fr. Cela signifie que PĂŽle emploi ne financera pas au-delĂ  de ces montants, sauf exception rĂ©gionale. DĂ©marches : parlez de votre projet de formation Ă  votre conseiller France Travail. Il vous demandera souvent de fournir un devis de l’organisme de formation (voire deux devis comparatifs) et une description de la formation. Un formulaire de demande AIF sera rempli (par vous et l’organisme). Si la demande est acceptĂ©e, PĂŽle emploi verse directement les frais Ă  l’organisme de formation. Veillez Ă  anticiper : la procĂ©dure peut prendre quelques semaines et doit impĂ©rativement ĂȘtre validĂ©e avant l’entrĂ©e en formation. Une fois en formation, vous devrez suivre assidĂ»ment et informer votre conseiller de votre progression.
  • Aides de formation prĂ©alables Ă  l’embauche (AFPR / POEI) : Si vous avez dĂ©jĂ  identifiĂ© un employeur prĂȘt Ă  vous recruter mais qu’il vous manque quelques compĂ©tences, ces dispositifs peuvent financer une formation sur mesure avant l’embauche. L’AFPR (Action de Formation PrĂ©alable au Recrutement) s’applique lorsqu’un employeur s’engage Ă  vous embaucher en CDD (6 Ă  12 mois) ou en intĂ©rim Ă  l’issue de la formation. La POEI (PrĂ©paration OpĂ©rationnelle Ă  l’Emploi Individuelle) s’applique pour une embauche en CDI ou CDD d’au moins 12 mois. Dans les deux cas, France Travail peut financer jusqu’à plusieurs centaines d’heures de formation (gĂ©nĂ©ralement maximum 400h) afin de vous prĂ©parer au poste. DĂ©marches : le futur employeur et votre conseiller montent le dossier ensemble. La formation peut ĂȘtre rĂ©alisĂ©e par l’entreprise ou un organisme externe (souvent avec l’appui de l’OPCO de la branche). Pour vous, c’est gratuit et c’est un excellent moyen d’acquĂ©rir les compĂ©tences manquantes pour obtenir un job. Bon Ă  savoir : il existe aussi des POE collectives (POEC) oĂč un OPCO organise, avec PĂŽle emploi, une formation pour plusieurs candidats sur un mĂ©tier en tension, avant de les positionner en entreprise.
  • Formations financĂ©es par les RĂ©gions : Les Conseils rĂ©gionaux financent de nombreuses formations professionnelles pour les demandeurs d’emploi, dans le cadre du Programme RĂ©gional de Formation (PRF). Ces formations dites « conventionnĂ©es RĂ©gion » sont gratuites pour les stagiaires, les frais Ă©tant pris en charge par la RĂ©gion (et parfois l’État ou l’UE). Elles concernent souvent des secteurs prioritaires selon la rĂ©gion (par exemple, numĂ©rique, bĂątiment, sanitaire et social, etc.) et aboutissent Ă  des certifications reconnues (titres professionnels, CAP, etc.). Comment en bĂ©nĂ©ficier ? Informez-vous auprĂšs de votre conseiller PĂŽle emploi ou Mission Locale, qui ont la liste des formations disponibles localement. Vous pouvez aussi consulter le site de votre Conseil rĂ©gional ou des plateformes comme La Bonne Formation. Si une formation rĂ©gion vous intĂ©resse, vous devrez gĂ©nĂ©ralement passer des tests de sĂ©lection ou un entretien avec le centre de formation. Une fois retenu, la RĂ©gion finance vos cours. RĂ©munĂ©ration : si vous ĂȘtes demandeur d’emploi non indemnisĂ©, vous pourrez percevoir une rĂ©munĂ©ration de formation de la part de l’État ou de la RĂ©gion (dispositif RFPE) afin de vous soutenir financiĂšrement pendant la durĂ©e de la formation. Si vous ĂȘtes indemnisĂ© par PĂŽle emploi (ARE), vos allocations chĂŽmage peuvent continuer pendant la formation (on parle d’AREF). Ces aides au revenu complĂštent le financement de la formation elle-mĂȘme.
  • Contrat de professionnalisation ou d’apprentissage : MĂȘme au chĂŽmage, il est possible de se former en alternance en signant un contrat de professionnalisation (ou un apprentissage si vous avez moins de 30 ans ou ĂȘtes Ă©ligible au-delĂ ). Le contrat de professionnalisation est un CDD (ou CDI) incluant des pĂ©riodes de formation, ouvert aux demandeurs d’emploi de tout Ăąge (sans limite d’ñge supĂ©rieure dans ce cas)alternance-professionnelle.fr. Vous devenez salariĂ© de l’entreprise pendant la durĂ©e du contrat, vous percevez un salaire (variable selon Ăąge et niveau, souvent entre 55 % et 100 % du SMIC), et votre formation est intĂ©gralement financĂ©e par l’OPCO de l’entreprise. C’est donc une solution idĂ©ale pour se former gratuitement tout en acquĂ©rant de l’expĂ©rience professionnelle. L’apprentissage est plutĂŽt rĂ©servĂ© aux moins de 30 ans (avec des exceptions : travailleurs handicapĂ©s, crĂ©ation/reprise d’entreprise, sport de haut niveau – ces publics peuvent entrer en apprentissage au-delĂ  de 30 ans). Le principe est le mĂȘme : vous ĂȘtes apprenti en entreprise et formĂ© dans un CFA (Centre de Formation d’Apprentis), avec un salaire et une prise en charge totale des frais de formation. DĂ©marche : trouver une entreprise d’accueil reste l’étape la plus cruciale. PĂŽle emploi, les missions locales et les CFA peuvent vous y aider. Une fois le contrat signĂ©, vous n’avez rien Ă  payer pour la formation, et vous obtenez au terme un diplĂŽme ou titre professionnel.

(En plus de ces dispositifs principaux, mentionnons que France Travail peut proposer d’autres mesures comme la PrĂ©paration opĂ©rationnelle Ă  l’emploi collective (POEC), des EMT (stages en entreprise), ou orienter vers des Écoles de la 2ᔉ chance et autres programmes spĂ©cifiques pour se former. N’hĂ©sitez pas Ă  solliciter votre conseiller pour explorer toutes les options en fonction de votre situation.)

Travailleurs indépendants

Les travailleurs non salariĂ©s (artisans, commerçants, professions libĂ©rales, micro-entrepreneurs, agriculteurs
) ont eux aussi accĂšs Ă  la formation professionnelle et Ă  des financements dĂ©diĂ©s, bien qu’ils n’aient pas d’employeur pour les prendre en charge. En France, tout indĂ©pendant cotise une Contribution Ă  la formation professionnelle (CFP) via l’Urssaf, ce qui lui ouvre des droits Ă  la formation. Les principaux dispositifs sont :

  • Compte Personnel de Formation (CPF) : depuis 2018, les indĂ©pendants alimentent leur CPF au mĂȘme titre que les salariĂ©s. Si vous ĂȘtes travailleur indĂ©pendant (y compris micro-entrepreneur) et Ă  jour de votre CFP, vous recevez 500 â‚Ź par an sur votre CPF (plafonnĂ© Ă  5 000 â‚Ź), comme un salariĂ©service-public.fr. Ces droits CPF sont crĂ©ditĂ©s annuellement (gĂ©nĂ©ralement au cours du 2ᔉ trimestre pour l’annĂ©e prĂ©cĂ©dente) et restent acquis mĂȘme si vous changez d’activitĂ©. Vous pouvez donc utiliser votre CPF pour financer une formation liĂ©e Ă  votre activitĂ© actuelle ou une reconversion. Exemple : un micro-entrepreneur en graphisme peut mobiliser son CPF pour se former Ă  un nouveau logiciel. La dĂ©marche passe toujours par MonCompteFormation.gouv.fr. Si le coĂ»t dĂ©passe vos droits, vous devrez autofinancer le reste ou solliciter d’autres aides (voir ci-dessous). L’avantage du CPF est sa simplicitĂ© et sa souplesse d’utilisation, sans avoir besoin de l’accord d’un tiers.
  • Fonds d’Assurance Formation (FAF) : en plus du CPF, chaque catĂ©gorie de travailleurs indĂ©pendants dispose d’un fonds spĂ©cifique qui peut rembourser les frais de formation. Ces fonds sont alimentĂ©s par votre cotisation formation et gĂ©rĂ©s par secteur d’activitĂ©. Les principaux sont :
    • l’Agefice (Association de gestion du financement de la formation) pour les commerçants, industriels et prestataires de services (y compris auto-entrepreneurs relevant de la SSI ex-RSI pour ces activitĂ©s) ;
    • le FIF-PL (Fonds Interprofessionnel de Formation des Professions LibĂ©rales) pour les professions libĂ©rales (psychologues, consultants, mĂ©decins, avocats non salariĂ©s, etc.) ;
    • le FAFCEA pour les artisans et mĂ©tiers de l’artisanat ;
    • l’VIVEA pour les agriculteurs et exploitants agricoles ;
    • l’AFDAS pour les artistes-auteurs et mĂ©tiers de la culture et mĂ©dias (il couvre aussi les intermittents du spectacle, etc.).
    Pour bĂ©nĂ©ficier d’une prise en charge, il faut ĂȘtre Ă  jour de la CFP et faire une demande avant le dĂ©but de la formation. Chaque fonds a ses propres critĂšres et plafonds de financement (par exemple, le FIF-PL finance souvent jusqu’à ~600 â‚Ź par an et par professionnelfifpl.fr, l’Agefice peut prendre en charge plusieurs centaines d’euros par an selon les plans, etc.). DĂ©marches : identifiez le fonds dont vous relevez (cela figure sur l’attestation CFP que vous pouvez tĂ©lĂ©charger sur votre compte Urssafentreprendre.service-public.frentreprendre.service-public.fr). Rendez-vous sur le site web de ce fonds (par ex. fifpl.fr, agefice.fr
) et consultez les modalitĂ©s de demande de prise en charge. En gĂ©nĂ©ral, vous devrez fournir un formulaire de demande, un devis de la formation, et parfois un programme dĂ©taillĂ©. AprĂšs accord, le fonds vous remboursera tout ou partie des frais de formation (dans la limite de son barĂšme annuel). Attention : ces fonds fonctionnent par annĂ©e civile et budget limitĂ©s : il est conseillĂ© de dĂ©poser les demandes en dĂ©but d’annĂ©e car les enveloppes peuvent s’épuiser.
  • Aides rĂ©gionales ou sectorielles : certaines RĂ©gions proposent des aides spĂ©cifiques pour les travailleurs indĂ©pendants en difficultĂ© ou en reconversion (par exemple, un « chĂšque formation » pour les micro-entrepreneurs ayant un faible chiffre d’affaires souhaitant changer de mĂ©tier). Renseignez-vous auprĂšs de votre Conseil rĂ©gional ou de la Chambre de Commerce et d’Industrie (CCI) / Chambre de MĂ©tiers dont vous dĂ©pendez. De plus, certaines fĂ©dĂ©rations professionnelles ou organismes paritaires de votre secteur peuvent offrir des formations gratuites ou subventionnĂ©es Ă  leurs adhĂ©rents. Par exemple, l’UPA/CPME pour les petites entreprises, ou des syndicats professionnels, organisent parfois des sessions de formation continue (mise Ă  jour rĂ©glementaire, nouvelles techniques
) sans reste Ă  charge pour le participant.

En rĂ©sumĂ©, un travailleur indĂ©pendant doit activer lui-mĂȘme ses droits : utilisez votre CPF en prioritĂ© pour sa facilitĂ©, et complĂ©tez en sollicitant votre fonds d’assurance formation. MĂȘme si les plafonds de remboursement sont parfois modestes, cela peut couvrir une bonne partie de vos frais de formation. Gardez aussi Ă  l’esprit que les dĂ©penses de formation professionnelle sont dĂ©ductibles fiscalement de votre rĂ©sultat d’entreprise, ce qui constitue un autre levier indirect (un crĂ©dit d’impĂŽt formation des dirigeants existe Ă©galement pour les chefs d’entreprise individuelle, d’un montant forfaitaire par heure de formation).

Jeunes de moins de 26 ans

Les jeunes (16-25 ans) en dĂ©but de vie active ont des solutions dĂ©diĂ©es pour se former et financer une qualification professionnelle, mĂȘme s’ils n’ont pas encore cotisĂ© ou travaillĂ©. Voici les principaux dispositifs pour les moins de 26 ans :

  • Mission Locale et Contrat d’Engagement Jeune (CEJ) : Si vous avez moins de 26 ans et que vous n’ĂȘtes ni en emploi ni en formation, la Mission Locale de votre territoire est votre interlocuteur principal. Les Missions Locales proposent un accompagnement global (orientation, formation, emploi, social) des jeunes. Depuis 2022, le Contrat d’Engagement Jeune a remplacĂ© la Garantie Jeunes : c’est un parcours intensif d’accompagnement pouvant durer de 6 Ă  12 mois, incluant des pĂ©riodes de formation, des stages, et un appui renforcĂ©. Le CEJ donne droit Ă  une allocation mensuelle (environ 300 Ă  500 â‚Ź selon les ressources, jusqu’à 520 â‚Ź environ maximum) pour aider le jeune Ă  se consacrer Ă  son projeteducentric.fr. Financement formation : dans le cadre du CEJ ou de l’accompagnement Mission Locale, de nombreuses formations courtes peuvent ĂȘtre financĂ©es directement par la Mission Locale ou via des programmes publics. Par exemple, la Mission Locale peut vous inscrire sur une formation financĂ©e par le Conseil rĂ©gional (voir plus haut) ou solliciter des fonds de l’État pour des formations spĂ©cifiques (certains dispositifs nationaux ciblent les jeunes sans qualification). DĂ©marches : contactez votre Mission Locale, signez un CEJ si Ă©ligible, et construisez votre projet avec votre conseiller. Il pourra vous orienter vers les bons plans de formation gratuits (ateliers de remise Ă  niveau, permis de conduire financĂ© sous conditions, prĂ©apprentissages, etc.). Les jeunes diplĂŽmĂ©s chĂŽmeurs peuvent aussi, via PĂŽle emploi, accĂ©der aux aides de droit commun (CPF, AIF), mais la Mission Locale est mieux outillĂ©e pour les profils sans expĂ©rience.
  • Formations en alternance (apprentissage, professionnalisation) : L’alternance est souvent la voie royale pour les jeunes qui veulent se former tout en entrant sur le marchĂ© du travail. L’apprentissage concerne les 16-29 ans rĂ©volus (limite pouvant ĂȘtre portĂ©e Ă  34 ans dans certains cas particuliers). Le contrat de professionnalisation s’adresse aux 16-25 ans, et aux demandeurs d’emploi de 26 ans et plus sans limite d’ñgealternance-professionnelle.fr. Dans les deux cas, le principe est le suivant : aucun frais de formation ne vous incombe, car la partie â€œĂ©cole” est financĂ©e par l’OPCO et l’État, et vous percevez en plus un salaire pendant la durĂ©e du contrat. L’apprentissage permet de prĂ©parer des diplĂŽmes d’État (du CAP au Master, voire ingĂ©nieur) au sein d’un CFA, tandis que le contrat de pro vise plutĂŽt des certificats professionnels ou titres de branche. Conditions : il faut trouver une entreprise d’accueil et un organisme de formation (CFA ou centre habilitĂ©) qui proposent la formation visĂ©e. L’entreprise signe un contrat avec vous et prend en charge votre cursus. Avantages : en alternance, vous obtenez une expĂ©rience professionnelle rĂ©elle + un diplĂŽme, sans avoir Ă  payer de scolaritĂ©. Le coĂ»t est intĂ©gralement supportĂ© par des fonds publics/mutualisĂ©s – notamment, depuis la rĂ©forme de 2018, les CFA sont financĂ©s au “coĂ»t contrat” par France CompĂ©tences via les OPCO, ce qui garantit la gratuitĂ© pour l’apprenti. De plus, l’alternant a droit Ă  divers avantages financiers (rĂ©duction transports, allocation logement type APL, aide Mobili-Jeune pour le logement, etc.). NouveautĂ©s 2024-2025 : l’État a prolongĂ© les aides Ă  l’embauche d’apprentis jusqu’à fin 2023, et une rĂ©forme du financement de l’apprentissage est prĂ©vue Ă  partir du 1á”‰Êł juillet 2025travail-emploi.gouv.fr, sans impact sur la gratuitĂ© pour le jeune mais avec un ajustement des dotations aux CFA. En clair, en 2025, l’apprentissage reste plus que jamais une option Ă  privilĂ©gier pour les jeunes voulant se former sans frais.
  • Programmes spĂ©cifiques jeunes : En parallĂšle, divers programmes nationaux ciblent les moins de 26 ans pour les aider Ă  se qualifier. Par exemple : les Écoles de la DeuxiĂšme Chance (E2C) accueillent des jeunes sortis du systĂšme scolaire sans diplĂŽme et offrent un parcours de remise Ă  niveau et d’insertion avec des stages en entreprise (gratuit et avec une petite rĂ©munĂ©ration). Le dispositif PACES (Parcours d’Acquisition de CompĂ©tences en Entreprise) peut financer une formation pour un jeune suivi par une Mission Locale, en entreprise. Le Service Civique (16-25 ans, 30 ans si handicap) n’est pas une formation Ă  proprement parler, mais peut constituer une expĂ©rience valorisable avec une indemnitĂ©, et inclut une formation citoyenne ainsi que la possibilitĂ© de passer des certifications (ex : PSC1, etc.). Enfin, la plateforme gouvernementale 1jeune1solution.gouv.fr recense opportunitĂ©s, aides et offres d’alternance pour les jeunes ; c’est une ressource utile pour trouver son chemin de formation.

En somme, si vous ĂȘtes jeune et que vous souhaitez vous former, ne restez pas isolĂ© : poussez la porte d’une Mission Locale ou de PĂŽle emploi selon votre situation, et explorez l’alternance. De nombreux dispositifs publics visent Ă  vous Ă©viter de payer vous-mĂȘme une formation, car l’enjeu est de vous conduire vers un emploi durable. Profitez-en !

Personnes en situation de handicap

Les personnes en situation de handicap disposent des mĂȘmes dispositifs que les autres citoyens en fonction de leur statut (salariĂ©, demandeur d’emploi, etc.), mais bĂ©nĂ©ficient en plus de certaines aides complĂ©mentaires pour lever les obstacles liĂ©s au handicap et faciliter leur accĂšs Ă  la formation :

  • Droits CPF majorĂ©s : Si vous avez une reconnaissance de la qualitĂ© de travailleur handicapĂ© (RQTH) et que vous ĂȘtes en emploi (salariĂ© ou indĂ©pendant), sachez que votre CPF est alimentĂ© Ă  un niveau supĂ©rieur. En effet, un travailleur handicapĂ© acquiert 800 â‚Ź par an sur son CPF (plafond 8 000 â‚Ź), au lieu de 500 â‚Ź (plafond 5 000 â‚Ź)service-public.fr. Cela vous donne davantage de ressources pour financer vos formations tout au long de la vie. Ce supplĂ©ment s’applique automatiquement dĂšs lors que votre statut de handicapĂ© est dĂ©clarĂ©, sans dĂ©marche particuliĂšre, et il est cumulable avec les autres abondements.
  • Agefiph (Association de gestion du fonds pour l’insertion des personnes handicapĂ©es) : L’Agefiph est un organisme national qui propose des aides financiĂšres et des services pour favoriser l’emploi des personnes handicapĂ©es dans le secteur privĂ©. En matiĂšre de formation, l’Agefiph a longtemps proposĂ© une aide directe Ă  la formation pour les demandeurs d’emploi handicapĂ©s ou pour les salariĂ©s dont la formation dĂ©passait les financements classiques. Évolution 2025 : l’Agefiph a recentrĂ© ses interventions – elle ne finance plus systĂ©matiquement les coĂ»ts pĂ©dagogiques de la formation, sauf dans le cadre du maintien dans l’emploi ou de reconversion spĂ©cifique. En revanche, elle continue de financer des amĂ©nagements liĂ©s au handicap : par exemple, le coĂ»t d’un interprĂšte en langue des signes pendant la formation, du matĂ©riel adaptĂ©, un tutorat renforcĂ©, des transports spĂ©cifiques, etc.ecf-proconduite.comagefiph.fr. De plus, l’Agefiph propose des aides aux employeurs qui forment et embauchent des personnes handicapĂ©es (y compris des primes pour recruter en alternance). ConcrĂštement : si vous ĂȘtes demandeur d’emploi handicapĂ©, votre conseiller Cap Emploi (organisme spĂ©cialisĂ© partenaire de France Travail) montera avec vous un plan de financement incluant PĂŽle emploi, la RĂ©gion, etc., et pourra solliciter l’Agefiph en complĂ©ment pour les frais restant ou les besoins d’adaptation. Si vous ĂȘtes salariĂ© et que votre handicap nĂ©cessite une formation pour conserver votre poste ou Ă©voluer, l’Agefiph peut aussi aider votre employeur Ă  la financer (on parle d’aide au maintien dans l’emploi via la formation). DĂ©marche : prenez contact avec un conseiller Cap Emploi (spĂ©cialisĂ© handicap) en parallĂšle de PĂŽle emploi ou de votre service RH, afin de mobiliser les aides Agefiph au besoin. L’intervention de l’Agefiph est toujours faite sur mesure, aprĂšs Ă©valuation de votre situation.
  • FIPHFP : Pour les agents publics handicapĂ©s, l’équivalent de l’Agefiph existe – c’est le Fonds pour l’insertion des personnes handicapĂ©es dans la fonction publique. Il fonctionne de maniĂšre similaire pour financer des amĂ©nagements, des formations ou des aides techniques facilitant la formation et le maintien dans l’emploi dans le secteur public. Les dĂ©marches passent par le correspondant handicap de votre administration.
  • Alternance sans limite d’ñge : Un avantage souvent mĂ©connu est que la limite d’ñge de 30 ans pour l’apprentissage ne s’applique pas aux personnes handicapĂ©es. Vous pouvez devenir apprenti Ă  tout Ăąge si vous ĂȘtes titulaire d’une RQTH. Cela ouvre la voie Ă  la prĂ©paration de diplĂŽmes en alternance mĂȘme en Ă©tant plus ĂągĂ©, avec les mĂȘmes droits (formation gratuite, rĂ©munĂ©ration) – un levier trĂšs intĂ©ressant pour une reconversion. De mĂȘme, en contrat de professionnalisation, les personnes handicapĂ©es de plus de 25 ans sont Ă©ligibles de plein droit. Aides spĂ©cifiques : l’Agefiph propose une aide financiĂšre aux employeurs qui embauchent un alternant handicapĂ© (par exemple, une prime de 5 000 â‚Ź pour un apprenti handicapĂ©, 6 000 â‚Ź si < 30 ansopcoep.fr). Cela incite les entreprises Ă  vous former, et vous, vous bĂ©nĂ©ficiez du dispositif d’alternance sans aucun coĂ»t de formation.
  • Prise en charge des frais supplĂ©mentaires : Outre l’Agefiph, notez que la plupart des dispositifs standards intĂšgrent des amĂ©nagements pour le handicap. Par exemple, si vous ĂȘtes en formation via PĂŽle emploi, vous pouvez obtenir le remboursement de frais de dĂ©placement exceptionnels si vous ne pouvez pas utiliser les transports en commun Ă  cause de votre handicap. Les organismes de formation Qualiopi ont l’obligation d’assurer l’accessibilitĂ© de leurs formations aux personnes handicapĂ©es (accĂšs PMR, adaptation pĂ©dagogique
). N’hĂ©sitez pas Ă  signaler vos besoins en amont.

En rĂ©sumĂ©, une personne en situation de handicap doit activer les mĂȘmes droits que tout le monde (CPF, AIF, plan de formation
) mais ne pas hĂ©siter Ă  solliciter les dispositifs complĂ©mentaires spĂ©cifiques handicap. L’Agefiph ou le FIPHFP peuvent faire la diffĂ©rence en finançant ce qui n’est pas couvert ailleurs et en donnant un coup de pouce financier aux employeurs ou organismes investissant dans votre formation. Conseil : appuyez-vous sur les conseillers spĂ©cialisĂ©s (Cap Emploi pour le privĂ©, rĂ©fĂ©rent handicap dans le public ou organisme de formation) pour construire votre projet de formation inclusive.

Personnes en reconversion professionnelle

Que vous soyez salariĂ© en quĂȘte d’un nouveau dĂ©part, ou demandeur d’emploi envisageant de changer de mĂ©tier, la reconversion professionnelle nĂ©cessite souvent de se former. Elle implique de combiner judicieusement plusieurs dispositifs prĂ©cĂ©demment citĂ©s. Voici les outils phares pour financer votre reconversion :

  • CPF de transition – Projet de Transition Professionnelle (PTP) : Pour les salariĂ©s en poste qui veulent changer de carriĂšre, le PTP (dĂ©taillĂ© plus haut dans la section SalariĂ©s du privĂ©) est la clĂ©. Il permet de suivre une formation longue en Ă©tant financĂ© par un organisme paritaire (Transitions Pro) plutĂŽt que par votre employeur. C’est idĂ©al si votre projet de formation n’entre pas dans le plan de votre entreprise actuelle. Exemple : vous ĂȘtes comptable et vous souhaitez devenir dĂ©veloppeur web : un PTP peut financer une formation intensive de 6 mois Ă  1 an en programmation tout en payant votre salaire. Pendant ce temps, vous ĂȘtes en congĂ© auprĂšs de votre employeur. Le PTP couvre gĂ©nĂ©ralement les salaires jusqu’à 2 SMIC Ă  100 %, et au-delĂ  une partie (90 % par exemple), ainsi que le coĂ»t de la formation. À noter : les salariĂ©s en CDD ou intĂ©rim peuvent aussi en bĂ©nĂ©ficier sous certaines conditions, en engageant le projet aprĂšs la fin de leur contrat. Le CPF de transition est alimentĂ© par le CPF du salariĂ© (qui cĂšde ses droits CPF au projet) et par des fonds mutualisĂ©s, vous n’avez pas Ă  payer sauf Ă©ventuellement des frais de dossier minimes. Si votre reconversion nĂ©cessite un diplĂŽme ou titre reconnu, c’est souvent le dispositif le plus protecteur.
  • DĂ©mission pour reconversion : Depuis 2019, il existe un droit nouveau pour les salariĂ©s en CDI qui souhaitent dĂ©missionner afin de rĂ©aliser une reconversion (formation ou crĂ©ation d’entreprise) tout en ayant une sĂ©curitĂ© financiĂšre. Ce dispositif permet, sous conditions, de percevoir les allocations chĂŽmage (ARE) aprĂšs une dĂ©mission volontaire. Conditions principales : avoir au moins 5 ans d’activitĂ© continue (salariĂ©e) et faire valider son projet de reconversion avant de dĂ©missionner. DĂ©marches : il faut contacter un Conseiller en Évolution Professionnelle (CEP) (obligatoire) qui vous aidera Ă  formaliser votre projet. Vous prĂ©sentez ensuite votre dossier Ă  une commission paritaire (gĂ©rĂ©e par Transitions Pro) de votre rĂ©gion. Si la commission valide que votre projet de formation ou d’entreprise est sĂ©rieux et rĂ©aliste, elle vous dĂ©livre une attestation. Vous avez alors 6 mois pour dĂ©missionner et vous inscrire Ă  France Travail. Une fois inscrit, vous serez Ă©ligible aux allocations chĂŽmage comme si vous aviez Ă©tĂ© licenciĂ©. Cela vous donne une ressource mensuelle pendant votre formation (AREF si en formation). Financement de la formation : ĂȘtre indemnisĂ© ne paye pas la formation elle-mĂȘme, mais vous pourrez alors mobiliser votre CPF, une AIF de PĂŽle emploi, etc., pour la prise en charge pĂ©dagogique. L’intĂ©rĂȘt majeur est que vous n’ĂȘtes plus salariĂ© de votre ancienne branche, vous pouvez vous consacrer Ă  plein temps Ă  la formation tout en ayant un revenu. Ce dispositif est particuliĂšrement adaptĂ© aux reconversions nĂ©cessitant une formation coĂ»teuse ou longue que l’employeur actuel ne financerait pas. Veillez Ă  bien anticiper (compter 3 Ă  6 mois pour l’instruction du dossier CEP + commission).
  • Transitions Collectives : Si vous ĂȘtes salariĂ© et que votre mĂ©tier est menacĂ© (par exemple, votre entreprise traverse une mutation qui met en pĂ©ril votre poste Ă  moyen terme), renseignez-vous sur Transco (Transitions Collectives). C’est un programme lancĂ© rĂ©cemment (2021) permettant Ă  des salariĂ©s volontaires de se former Ă  un nouveau mĂ©tier sans quitter leur entreprise, avec l’accord de l’employeur. ConcrĂštement, votre entreprise identifie des “emplois fragilisĂ©s” en son sein et signe une convention. Vous pouvez alors bĂ©nĂ©ficier d’une formation longue (jusqu’à 24 mois) vers un mĂ©tier “porteur” identifiĂ© dans votre rĂ©gion, entiĂšrement financĂ©e par l’État (via les associations Transitions Pro) – l’entreprise continue de vous verser votre salaire pendant la formation (prise en charge par l’État Ă  100 % pour les entreprises <300 salariĂ©s, et partielle pour les plus grandes). À l’issue, vous pouvez soit revenir en poste (si poste maintenu, ce qui est rare si on a fait Transco), soit plus gĂ©nĂ©ralement partir vers le nouveau mĂ©tier formĂ©. Transitions Collectives Ă©vite la case chĂŽmage en anticipant la reconversion. Pour le salariĂ© c’est une aubaine : formation payĂ©e, emploi et salaire maintenus pendant la transition. DĂ©marche : parlez-en Ă  votre employeur ou aux reprĂ©sentants du personnel si vous pensez ĂȘtre dans un mĂ©tier menacĂ©, ou contactez Transitions Pro de votre rĂ©gion pour plus d’informations sur les projets Transco en cours.
  • Combiner plusieurs financements : Une reconversion ne se finance pas toujours avec un seul dispositif. Il est frĂ©quent de mixer les aides. Par exemple, un salariĂ© qui quitte son job pour se reconvertir pourra utiliser : ses Ă©conomies personnelles pour vivre quelques mois, son CPF pour payer une premiĂšre formation courte, puis s’inscrire au chĂŽmage et obtenir une AIF pour une seconde formation plus longue, tout en touchant l’ARE. Ou bien, un salariĂ© en PTP qui voit que la formation convoitĂ©e coĂ»te plus cher que les plafonds de Transitions Pro pourra mobiliser en plus son CPF (en amont) ou demander un complĂ©ment Ă  la RĂ©gion. Le rĂŽle du CEP est ici primordial : quel que soit votre statut, faire appel gratuitement Ă  un Conseiller en Évolution Professionnelle vous aidera Ă  bĂątir un plan de financement sur mesure. Le CEP connaĂźt l’écosystĂšme des aides, il peut vous faire rencontrer les bons opĂ©rateurs (Trans Pro, PĂŽle emploi, Agefiph, etc.) et vous accompagner dans les dĂ©marches administratives. Vous pouvez prendre rendez-vous via le site mon-cep.org ou en passant par des opĂ©rateurs CEP locaux (APEC pour les cadres en reconversion, CAP Emploi si handicap, Missions Locales pour les jeunes, etc.).

En conclusion, une personne en reconversion doit “activer tous les leviers”. Identifiez vos droits acquis (CPF, DIF s’il en reste, etc.), renseignez-vous sur les dispositifs spĂ©ciaux comme le PTP ou la dĂ©mission-reconversion, et ne nĂ©gligez pas le conseil professionnel. Les rĂ©formes rĂ©centes encouragent la mobilitĂ© professionnelle : profitez-en, car de nombreuses dĂ©penses de formation qui auraient Ă©tĂ© Ă  votre charge il y a quelques annĂ©es peuvent aujourd’hui ĂȘtre prises en charge par ces mĂ©canismes.

Comparatif des dispositifs par statut

Pour rĂ©capituler, voici un tableau synthĂ©tique des principaux dispositifs de financement selon les statuts :

StatutPrincipaux dispositifs de financement de formation
SalariĂ© du privĂ©CPF (500 â‚Ź/an, reste Ă  charge 100 â‚Ź) 
Plan de dĂ©veloppement des compĂ©tences (prise en charge employeur/OPCO) 
Projet de Transition Pro (PTP, ex-CIF) 
Pro-A (formation en alternance en interne) 
Alternance externe (apprentissage/contrat pro possible dans certains cas)
Agent publicCPF (crĂ©dit d’heures) 
Plan de formation de l’administration 
CongĂ© de Formation Professionnelle (CFP, 3 ans max, 85 % du salaire sur 12 mois) 
PossibilitĂ© d’apprentissage dans la fonction publique (notamment territoriale/hospitaliĂšre)
Demandeur d’emploiCPF (mobilisable sans reste Ă  charge) 
Aide Individuelle Ă  la Formation (AIF, PĂŽle emploi, jusqu’à 8 000 â‚Ź) 
Formations financĂ©es par la RĂ©gion (gratuite pour le stagiaire) 
PrĂ©paration OpĂ©rationnelle Ă  l’Emploi (POE, individuelle ou collective) 
Contrat de professionnalisation ou apprentissage (formation financée + salaire)
Travailleur indĂ©pendantCPF (500 â‚Ź/an si cotisation Ă  jour) 
Fonds d’Assurance Formation (FAF) de la branche professionnelle (Agefice, FIF-PL, FAFCEA, VIVEA
) – prise en charge partielle selon barĂšmes (ex : ~600 â‚Ź/an) 
Aides éventuelles des Régions ou organisations pro (selon secteur et projets)
Jeune (-26 ans)Mission Locale – Contrat d’Engagement Jeune (accompagnement + allocation) 
Formations du Programme RĂ©gional (selon profil) 
Apprentissage (formation gratuite + salaire, jusqu’à 29 ans, au-delĂ  si handicap) 
Contrat de professionnalisation (formation gratuite + salaire) 
Programmes spĂ©ciaux (Écoles de la 2ᔉ chance, service civique avec formations, etc.)
Personne handicapĂ©eDispositifs selon statut (salariĂ©, demandeur d’emploi, etc. : CPF majorĂ© 800 â‚Ź/an, AIF, plan de formation
) 
+ Aides Agefiph (financement complĂ©mentaire, adaptation handicap) 
+ Alternance sans limite d’ñge (contrat apprentissage/pro accessible, primes Ă  l’embauche pour l’employeur) 
+ Accompagnement spécialisé (Cap Emploi, référent handicap)
En reconversion(SalariĂ©) Projet de Transition Pro (congĂ© formation rĂ©munĂ©rĂ©) 
(SalariĂ©) DĂ©mission reconversion (accĂšs chĂŽmage + financement formation via PĂŽle emploi) 
(Tous) CPF (y compris CPF de transition) 
(Demandeur emploi) AIF, RĂ©gion
 selon projet 
+ Conseil en Évolution Pro (CEP) pour combiner les dispositifs et rĂ©ussir le projet

(Ce tableau n’est pas exhaustif, mais prĂ©sente les leviers les plus courants. Chaque situation individuelle peut ouvrir Ă  des aides supplĂ©mentaires ou spĂ©cifiques.)

Ressources utiles

  • Mon Compte Formation (Plateforme officielle) – moncompteformation.gouv.fr : Pour consulter vos droits CPF, rechercher une formation Ă©ligible et effectuer vos demandes de financement en ligne. Ce site est incontournable pour mobiliser votre CPF et connaĂźtre les abondements possibles.
  • France Travail (anciennement PĂŽle emploi) – francetravail.fr : Le portail public de l’emploi et de la formation pour les demandeurs d’emploi. Vous y trouverez des offres de formation, des conseils sur les aides (AIF, alternance
), et vous pouvez accĂ©der Ă  votre espace personnel pour Ă©changer avec votre conseiller et suivre vos dĂ©marches.
  • Service-Public.fr – Formation professionnelle (Informations officielles) – service-public.fr : Le site de l’administration française dĂ©taille vos droits Ă  la formation selon votre statut. Vous y trouverez des fiches pratiques sur le CPF, la formation des salariĂ©s, des fonctionnaires, le CPF de transition, le congĂ© de formation, etc., ainsi que les actualitĂ©s des rĂ©formes (ex : reste Ă  charge CPF). C’est une rĂ©fĂ©rence fiable pour approfondir chaque dispositif et connaĂźtre les textes de loi en vigueur.

Bonne chance dans vos projets de formation ! N’oubliez pas que se former est un investissement sur soi, largement soutenu par des mĂ©canismes publics en France : en 2025, quasiment tout le monde peut accĂ©der Ă  une formation sans payer la totalitĂ© du coĂ»t, en activant les bons dispositifs. Il ne vous reste plus qu’à franchir le pas et Ă  bĂ©nĂ©ficier de ces opportunitĂ©s pour Ă©voluer professionnellement.

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