La commission des Affaires sociales du SĂ©nat a rejetĂ© mercredi le projet de loi sur la rĂ©forme de la Formation professionnelle, en raison de l’opposition des groupes Communiste, rĂ©publicain et citoyen (CRC) et UMP.Le texte, dĂ©jĂ adoptĂ© Ă l’AssemblĂ©e en procĂ©dure accĂ©lĂ©rĂ©e (une lecture par chambre), sera examinĂ© en sĂ©ance Ă partir du 18 fĂ©vrier.Les sĂ©nateurs de gauche -socialistes, Ă©cologistes, RDSE (Ă majoritĂ© PRG) et CRC- sont 178 alors que la majoritĂ© est de 174 Ă la Haute AssemblĂ©e. Chaque voix de gauche est donc nĂ©cessaire au gouvernement pour faire passer ses textes.Le groupe CRC a dĂ©jĂ fait Ă©chouer l’adoption au SĂ©nat de plusieurs projets de loi, en particulier les textes budgĂ©taires.Le texte pour l’essentiel transpose un accord conclu entre partenaires sociaux mi-dĂ©cembre, sans les signatures de la CGT et de la CGPME. Sa mesure phare, plutĂŽt consensuelle, est la crĂ©ation au 1er janvier 2015 d’un compte personnel de formation (CPF), qui accompagnera chaque salariĂ© tout au long de sa carriĂšre, surtout durant des pĂ©riodes de chĂŽmage.
A l’AssemblĂ©e, oĂč le PS est majoritaire en voix, les dĂ©putĂ©s Front de gauche avaient votĂ© contre, en raison notamment d’un volet ajoutĂ© par le gouvernement sur l’inspection du travail, qui leur a fait craindre une remise en cause de « l’indĂ©pendance » de ce corps.« Autant nous Ă©tions favorables aux fondements de l’ANI du 14 dĂ©cembre 2013, et particuliĂšrement au Compte personnel de formation (CPF), autant nous ne sommes pas en accord avec les ajouts effectuĂ©s par le gouvernement dans le texte de loi, concernant notamment les comitĂ©s d’entreprises, l’inspection du travail et les modifications du contrat de gĂ©nĂ©ration« ,explique ce mercredi 12 fĂ©vrier, le SĂ©nateur Jean-NoĂ«l Cardoux, porte-parole du groupe UMP.
Un texte complexe
C’est surtout sur la forme que le groupe marque son dĂ©saccord, le gouvernement ayant choisi la procĂ©dure accĂ©lĂ©rĂ©e.
« Nous avons l’impression de devoir travailler sans filet, sur un texte trĂšs complexe, que nous n’avons pas le temps d’assimiler. Il faudrait plus de temps pour se poser la question, par exemple, de ce qu’il adviendra du financement du CPF si tous les salariĂ©s demandent en mĂȘme temps Ă en bĂ©nĂ©ficier. «Â
La rĂ©forme de l’apprentissage contestĂ©e
Parmi les autres sujets qui fĂąchent, la question de l’apprentissage, dont la gestion est largement confiĂ©e aux rĂ©gions:
« si nous sommes d’accord sur le principe de dĂ©centralisation, nous estimons que l’Etat se dĂ©sengage. L’apprentissage doit rester une voie de formation d’excellence, pas une variable d’ajustement pour lutter contre le chĂŽmage. «Â
La forme est lĂ encore contestĂ©e par Jean-NoĂ«l Cardoux : la rĂ©forme de l’apprentissage, insĂ©rĂ©e au projet de loi sur la formation professionnelle, a en effet fait l’objet d’une concertation, et non d’une nĂ©gociation en tant que telle avec les partenaires sociaux.
Faute d’une adoption du texte par la commission ce 12 fĂ©vrier, le dĂ©bat au SĂ©nat portera sur le texte du projet de loi adoptĂ© par l’AssemblĂ©e nationale en premiĂšre lecture.
Communistes et UMP unis contre la réforme de la formation professionnelle
La commission des Affaires sociales du SĂ©nat a rejetĂ© mercredi le projet de loi sur la rĂ©forme de la formation professionnelle, en raison de l’opposition des groupes Communiste, rĂ©publicain et citoyen (CRC) et UMP. Le texte, dĂ©jĂ adoptĂ© Ă l’AssemblĂ©e en procĂ©dure accĂ©lĂ©rĂ©e (une lecture par chambre), sera examinĂ© en sĂ©ance Ă partir du 18 fĂ©vrier. Les sĂ©nateurs de gauche – socialistes, Ă©cologistes, RDSE (Ă majoritĂ© PRG) et CRC – sont 178, alors que la majoritĂ© est de 174 Ă la Haute AssemblĂ©e. Chaque voix de gauche est donc nĂ©cessaire au gouvernement pour faire passer ses textes.
Le groupe CRC a dĂ©jĂ fait Ă©chouer l’adoption au SĂ©nat de plusieurs projets de loi, en particulier les textes budgĂ©taires. Le texte, pour l’essentiel, transpose un accord conclu entre partenaires sociaux mi-dĂ©cembre, sans les signatures de la CGT et de la CGPME. Sa mesure phare, plutĂŽt consensuelle, est la crĂ©ation au 1er janvier 2015 d’un compte personnel de formation (CPF), qui accompagnera chaque salariĂ© tout au long de sa carriĂšre, surtout durant des pĂ©riodes de chĂŽmage.
Il rĂ©forme Ă©galement le financement des syndicats en crĂ©ant un fonds abondĂ© par l’Ătat et les entreprises, qui se substituera Ă la manne prĂ©levĂ©e sur les fonds de la formation professionnelle.
Ă l’AssemblĂ©e, oĂč le PS est majoritaire en voix, les dĂ©putĂ©s Front de gauche avaient votĂ© contre, en raison notamment d’un volet ajoutĂ© par le gouvernement sur l’inspection du travail qui leur a fait craindre une remise en cause de « l’indĂ©pendance » de ce corps.
Sources et inspirations : lexpress.fr / nouvelobs.com / lepoint.fr
