La formation comme liberté professionnelle

1 réponse

  1. Didier Cozin dit :

    La formation est essentiellement un vœu pieux en France et la plupart des études ne s’appuient que sur des déclarations d’intention, pas la réalité éducative en entreprise.
    En matière de formation (comme dans d’autres domaines touchant à l’éducation et à l’implication) il y a loin de la coupe aux lèvres : dans les déclarations tout le mode “adore” la formation mais dans les faits, les salariés ne s’impliquent que rarement et durablement dans un trajet ou un parcours éducatif. La meilleure illustration est la formation hors temps de travail.
    En principe chacun dispose de centaines d’heures de disponibles pour apprendre, la ressource éducative est abondante et bon marché (gratuite souvent sur Internet) mais :
    1) les salariés refusent dans leur immense majorité (et malgré leurs RTT) de se former sur leur temps libre (ne parlons pas de financer leur propre formation)
    2) les salariés s’ils ne sont pas sollicités et accompagnés par leur employeur ne demandent pas leur CPF (ni leur DIF autrefois). L’application promise pour se former via son Smartphone sera un échec car outre le fait qu’elle ne connaît pas les contraintes du travail elle part du principe (faux) que la formation ressemble à l’école, que l’employeur peut être évincé du processus (il l’est très marginalement, rappelons que le faible développement de l’ancien CIF était d’abord lié à la faible demande de reconversion par les salariés).
    C’est bien la preuve éclatante que sans de fortes incitations sociales (des droits au chômage diminués par exemple) la formation restera encore longtemps un vœu pieux en France.

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