Les deux-tiers des actifs qui ont été au bout de leur reconversion sont passés par la case formation, selon une étude menée en ligne par nouvelleviepro.fr, le portail de la reconversion professionnelle, auprès de plus de plus de 2000 personnes issues de tout secteur d’activité.
Les reconvertis plébiscitent la formation
C’est en amont du salon grand public Nouvelle Vie Professionnelle, qui se déroulera le 14 novembre à Paris, que les résultats de cette grande enquête sont publiés. Si 93 % des actifs ont déjà songé à se reconvertir, 17 % l’ont déjà fait et la plupart d’entre eux (66 %) ont suivi une formation plutôt longue (plus de 6 mois).

- Lire sur le site Nouvelleviepro >> Les Français et la reconversion professionnelle en 2019
Que ce soit pour changer de métier, de secteur d’activité, de statut (devenir indépendant ou chef d’entreprise), de région ou encore de pays, les sondés s’accordent sur l’importance de se former pour réussir son projet professionnel, même sans idée précise au départ, ce qu’illustrent les réponses à la question ci-dessous.
Quels sont, selon vous, les Ă©lĂ©ments les plus importants pour aller au bout d’une reconversion ?
Plusieurs réponses possibles :
- La détermination (75 %)
- Le suivi d’une formation adaptée (37 %)
- La solidité du projet (36 %)
- Le soutien de ses proches (34 %)
- L’accompagnement par des professionnels (28 %)
- Les aides financières (26 %)
- Des conditions avantageuses pour quitter son emploi précédent (18 %)
- L’Ă©change avec d’autres reconvertis (7 %)
Reconversion subie ou choisie ?

A noter que 52 % des actifs qui ont été déçus de leur reconversion n’avaient pas suivi de formation.
Les reconvertis parlent de leur formation
Verbatims inédits pour CPFormation :
« Un projet bien dĂ©fini, avec l’aide de professionnels, permet le dĂ©clenchement du 1er levier de changement de vie personnelle et professionnelle, en se formant Ă un nouveau mĂ©tier, en acquĂ©rant de nouvelles compĂ©tences par une formation adaptĂ©e et cohĂ©rente. »
Femme, 40-49 ans.« Une annĂ©e de formation difficile mais pour un Ă©panouissement rĂ©ussi derrière… Je suis prĂŞt Ă recommencer pour acquĂ©rir de nouvelles compĂ©tences ! »
Homme 40-49 ans, ayant suivi une formation de plus de 6 mois.« Je travaille dans un domaine qui m’intĂ©resse, dois apprendre chaque jour et continuer Ă me former. » Femme, 50-59 ans, du commerce Ă la santĂ©/social.
« J’apprends beaucoup, je travaille Ă©normĂ©ment mais ce n’est pas une addiction, au contraire, un vrai bonheur… d’autant que j’ai la conviction que ce que je fais a du sens, notamment parce que j’ai le privilège d’appliquer dans mon entreprise toutes les valeurs que je dĂ©fends car ce que je fais a du sens. » Femme, crĂ©atrice, indĂ©pendante, 50-59 ans, de la construction Ă l’artisanat.
« Tout au long de notre vie, nous Ă©voluons au grĂ© du monde qui nous entoure, de la maturitĂ© que l’on acquiert, de notre personnalitĂ© qui s’affirme, de sa vie personnelle qui se construit, ainsi aujourd’hui il est essentiel Ă l’Ă©panouissement de savoir se remettre en question, rĂ©flĂ©chir Ă ses compĂ©tences, ses qualitĂ©s, ses attentes, ses valeurs pour parfois tout quitter et se lancer dans une nouvelle aventure… Le risque ? Regretter de ne jamais avoir osĂ© franchir le pas !! » Magali, 40-49 ans, demandeur d’emploi.

Lien utile indispensable
Télécharger et lire l’étude complète : Les français et la reconversion professionnelle
On vous donne rendez-vous en novembre au salon de toutes les transitions : En savoir plus sur le salon grand public Nouvelle Vie Professionnelle.

Depuis au moins 10 ans les enquĂŞtes et sondages se succèdent pour nous dire que 30 Ă 40 % des travailleurs souhaitent changer d’emploi, de mĂ©tier, se reconvertir. Ce sont des dĂ©clarations peu (ou jamais) suivies d’effets. La meilleure preuve du peu d’entrain et de demandes de formation c’est le très faible dĂ©veloppement de la VAE depuis 2001 et des anciens CIF depuis 30 ans (le CIF Ă©tait demandĂ© par 50 000 personnes par an, financĂ© pour 25 000 salariĂ©s). Si les qualifications des Français sont si faibles dans l’OCDE (22 ou 25 rang) c’est Ă la fois parce que l’Ă©cole ne fait plus son job depuis longtemps (les personnels comme les Ă©lèves ne tiennent plus que grâce aux vacances) et parce que la sociĂ©tĂ© française globalement n’est ni apprenante ni entreprenante. Nous lisons peu, ne parlons pas anglais, apprenons bien peu dans un monde oĂą l’Ă©ducation et la formation deviennent fondamentaux.