
1/ Qui ĂȘtes vous et quel est votre rĂŽle au sein de la CGPME (ConfĂ©dĂ©ration GĂ©nĂ©rale des Petites et Moyennes Entreprises) ?
Je mâappelle Jean-Michel Pottier, je suis chef dâentreprise. Jâai crĂ©e, il y a 33 ans, une entreprise qui fabrique du textile publicitaire Ă Valenciennes, dans le Nord de la France. Je suis Ă©galement militant de la CGPME depuis 1983. Jâen ai occupĂ© diverses fonctions, au niveau rĂ©gional et national, jâen ai notamment Ă©tĂ© le prĂ©sident rĂ©gional pendant plusieurs annĂ©es et suis actuellement vice-prĂ©sident national, en charge de la formation.
2/ Que pensez-vous de la réforme de la formation professionnelle ? Quel était le point de vue de la CGPME ?
Pour comprendre ce quâil sâest passĂ©, il faut faire un peu dâhistoire. La formation professionnelle est nĂ©e dans les annĂ©es 70, du besoin en formation des salariĂ©s des entreprises, et notamment des PME. Câest ce que lâon appelle le plan de formation, câest-Ă -dire les formations dĂ©cidĂ©es par le chef dâentreprise pour accroĂźtre les compĂ©tences de ses salariĂ©s dans le cadre dâun projet de dĂ©veloppement Ă©conomique, puisque bien que les premiers bĂ©nĂ©ficiaires de la formation soient les salariĂ©s, câest avant tout le levier Ă©conomique qui est important dans la formation, il ne faut pas lâoublier.
Au dĂ©part, nous sommes partis du besoin exprimĂ© par le chef dâentreprise, puis, au fur et Ă mesure des annĂ©es, nous avons un petit peu repositionnĂ© le dispositif de formation grĂące Ă la professionnalisation sur des actions dĂ©cidĂ©es par la branche professionnelle, notamment au bĂ©nĂ©fice de lâinsertion des jeunes, ce quâon appelle les contrats de professionnalisation.
Ensuite, se sont ajoutĂ©s des dispositifs individuels qui Ă©taient Ă lâinitiative du salariĂ©. Dâune part, le congĂ© individuel de formation (CIF), qui permet de sâorienter trĂšs souvent sur une formation longue pour exercer un nouveau mĂ©tier, et de lâautre le droit individuel Ă la formation (DIF), qui vient de disparaĂźtre dans cette rĂ©forme.
Nous avions donc un systĂšme de la formation professionnelle en France trĂšs complet, peut-ĂȘtre lâun des plus complets au monde, qui sâappuyait sur 3 piliers :
- Le plan de formation du chef dâentreprise
- La professionnalisation gérée par la branche professionnelle et les partenaires sociaux
- Les dispositifs individuels Ă lâinitiative des salariĂ©s
Et nous avons, ici, malheureusement assistĂ© Ă une rĂ©forme qui a renvoyĂ© un peu fort le balancier, qui Ă©tait parti du cĂŽtĂ© du chef dâentreprise, du cĂŽtĂ© des salariĂ©s, avec la crĂ©ation du compte personnel de formation (CPF), dont on nous a dit quâil serait lâalpha et lâomega de la formation professionnelle. Nous avons pensĂ©, un peu naĂŻvement Ă mon avis, que tous les individus allaient saisir lâopportunitĂ© afin de se former tout au long de leur vie, or on sâaperçoit que ce choix est orphelin puisque nous avons oubliĂ© une chose, que la CGPME avait dâailleurs demandĂ©, qui est de permettre un dialogue constructif.
La CGPME souhaitait un principe de convergence qui permettait au chef dâentreprise, qui finance de toute façon la formation des salariĂ©s quelque soit le dispositif, et le salariĂ© et qui puisse se dĂ©gager notamment sur des projets de formation ayant un sens pour lâun comme pour lâautre, car sâil nây a pas de convergence, cela ne fonctionne pas.
Nous avons donc oubliĂ© cela, nous nâavons pas Ă©coutĂ© et nous sommes dĂ©sormais en train de mesurer, avec le patinage impressionnant du dĂ©marrage du compte personnel de formation, que cette dimension-ci est une dimension indispensable.
DeuxiĂšme sujet sur lequel la CGPME nâĂ©tait pas dâaccord dans la rĂ©forme de la formation, le passage dâune obligation financiĂšre des entreprises dâinvestir dans la formation par une contribution obligatoire Ă une obligation de former, avec un systĂšme de gestion administrĂ©e extrĂȘmement contraignant dans lequel, au bout de 6 ans, nous vĂ©rifions quels salariĂ©s ont bĂ©nĂ©ficiĂ© dâune formation et ouvrons le droit Ă une indemnisation aux salariĂ©s qui ne lâauraient pas Ă©té pendant ces 6 annĂ©es.
Or, je pense que nous ne sommes pas partis sur un dispositif intĂ©ressant. Nous sommes passĂ©s Ă cĂŽtĂ© de la plaque car nous avons dâun cĂŽtĂ©, mis une obligation de former, et de lâautre, supprimĂ©s les moyens financiers en formation que crĂ©e la mutualisation des contributions obligatoires.
Dans le prĂ©cĂ©dent systĂšme, cette obligation de financer Ă©tait mutualisĂ©e en partant du principe que toutes les entreprises nâinvestissent pas dans la formation au mĂȘme moment, la mĂȘme annĂ©e pour tous leurs salariĂ©s. Il existait donc un pot commun qui permettait dâassurer une interface entre les besoins des entreprises et le niveau de contribution quâelles pouvaient verser.
Dans ce nouveau systĂšme, nous avons supprimĂ© cette mutualisation, erreur extrĂȘmement grave dont nous sommes en train de mesurer les effets, voilĂ pourquoi nous assistons Ă un effondrement progressif mais annoncĂ© de lâeffort de formation professionnelle dans les entreprises françaises.
Il faut dire que nos gouvernants nâont cessĂ© de nous rabĂącher les oreilles en disant que nous allions baisser les charges de la formation, le message dâarrĂȘt des contributions des entreprises sur la formation professionnelle Ă©tait donc trĂšs claire, ce qui nâĂ©tait pas vraiment une bonne idĂ©e Ă mon avis.
Ces deux raisons principales ont fait que la CGPME nâa pas Ă©tĂ© signataire de lâaccord international interprofessionnel du 13 dĂ©combre 2013, non pas que la CGPME Ă©tait contre le CPF, elle a toujours Ă©tĂ© pour, et dâailleurs lors de la prĂ©cĂ©dente nĂ©gociation qui nâavait pas Ă©tĂ© dĂ©finie mais simplement instaurĂ©e, la CGPME avait signĂ© lâaccord en janvier 2013. En revanche, concernant la maniĂšre dont cela sâest mis en Ćuvre, la CGPME est extrĂȘmement critique, nous sommes devant un systĂšme dâune complexitĂ© absolument Ă©pouvantable. Jâai dit et rĂ©pĂ©tĂ© que câĂ©tait une usine Ă gaz Ă©pouvantable, et quâĂ cĂŽtĂ©, le centre Beaubourg faisait figure de « carburateur de solex », si lâon peut donner des comparaisons. Cela fait sourire, mais tristement sourire puisquâau final, ce sont les entreprises et leurs salariĂ©s  qui en seront victimes, ainsi que les demandeurs dâemploi de maniĂšre encore plus grave.
3/ Ne pensez vous pas quâil y ait eu une confusion en le congĂ© individuel de formation (CIF) et le compte personnel de formation (CPF) du fait de toutes ces formations longues ?
La CGPME avait dĂ©jĂ , lors de la prĂ©cĂ©dente nĂ©gociation qui a donnĂ© lieu Ă lâaccord du 6 janvier 2009, portĂ© un projet de fusion entre le CIF et le DIF, elle Ă©tait dĂ©jĂ prĂ©curseur et je pense dĂ©sormais que lâHistoire retiendra quâil faudra de toute façon aller progressivement vers une fusion de ces dispositifs, ce qui est fait actuellement nâayant pas beaucoup de sens.
4/ Pensez vous que le CPF existe encore dans 6 ans ?
Câest trĂšs simple, il nây a cas prendre en compte les programmes politiques qui sont en train de fleurir dans tous les partis, y compris le parti qui nous gouverne, je peux vous assurer quâen 2017, nous aurons une rĂ©forme de la formation professionnelle. La CGPME, avec la commission formation Ă©ducation emploi, y travaille dâarrache pied car il faudra quâen 2016, il soit possible de formuler des propositions concernant une rĂ©forme qui interviendra Ă coup sur en 2017 car malheureusement, les chances que le dispositif actuel arrive Ă une vitesse de croisiĂšre suffisante sont selon moi trĂšs faibles.
5/ Selon nous, il va y avoir un effondrement des organismes de formation, ce qui concerne 75 000 emplois, que pensez vous de ce constat ? Comment a-t-on pu en arriver là  ? Comment a-t-on pu oublier tout un secteur comme ça ?
Ce qui me sidĂšre dans cette histoire, câest quâen 2013, la CGPME nâa eu de cesse dâalerter lâopinion publique et les professionnels de la formation sur les dangers de lâorientation qui Ă©tait prise dans cette rĂ©forme. Elle a dâailleurs fait des tas de propositions alternatives, en allant trĂšs loin dans la rĂ©flexion et Ă©videmment nâa pas Ă©tĂ© Ă©coutĂ©e.
Câest le CAC 40 et la banque assurance qui Ă©tait Ă la manĆuvre du cĂŽtĂ© du MEDEF sur cette rĂ©forme de la formation, ils voulaient se dĂ©barrasser des notions dâimputabilitĂ© et de tout le caractĂšre obligatoire et contraignant du systĂšme de formation professionnelle. Cette obligation de financement Ă©tait dâorigine fiscale, tout cela il est vrai est complexe, cependant, au nom de tout cela, ils ont rĂ©ussi Ă obtenir ce quâils voulaient, câest-Ă -dire faire partir en Ă©clat le dispositif sur fond de critique.
Ce qui mâa frappĂ©, câest la surditĂ© dâun certain type dâentreprises et des professionnels de la formation qui nâont pas du tout adhĂ©rĂ© Ă notre discours, il y a mĂȘme une organisation qui les reprĂ©sente qui soutenait farouchement cette rĂ©forme.
Aujourdâhui, il semblerait quâelle ait changĂ© dâavis mais il ne faut pas oublier que câĂ©tait le cas.
Je suis Ă©galement Ă©tonnĂ© que ce rĂ©veil intervienne plus dâun an aprĂšs. En janvier, je me souviens dâune grande confĂ©rence de presse de la CGPME dĂ©nonçant les effets annoncĂ©s de la rĂ©forme de la formation professionnelle et affirmant la volontĂ© de la CGPME de mettre en place un observatoire pour vĂ©rifier ce nous disions Ă lâĂ©poque, ce quâelle est en train de dĂ©ployer actuellement.
Je suis donc dĂ©solĂ© que la CGPME ait eu raison avant les autres, mais je suis encore plus dĂ©solĂ© de la solitude dans laquelle elle sâest retrouvĂ©e Ă lâĂ©poque.
DĂ©sormais, les rĂ©veils sont douloureux, mais le constat existait il y a plus dâun an. Il nâest donc jamais trop tard pour bien faire mais il nâen demeure pas moins que je ne vois pas comment faire autrement que de prĂ©parer le prochain coup, chose que la CGPME est en train de faire.
6/ Selon vous, maintenant quâil nây a eu que 1 000 dossiers validĂ©s en 4 mois alors quâil y en avait 50 000 par mois lâannĂ©e derniĂšre, lâEtat a-t-il pris conscience de cet effondrement ? Nous avons lâimpression que le gouvernement ne comprend pas la rĂ©alitĂ© du terrain, partagez vous ce point de vue ?
Je suis interloquĂ© que ce soit cette majoritĂ© qui ait laissĂ© faire la disparition de la mutualisation, qui est quand mĂȘme un principe de solidaritĂ© qui me paraĂźt ĂȘtre une valeur essentielle, ou du moins celle quâil fallait dĂ©fendre. Je ne peu pas mâexprimer Ă la place du gouvernement mais je fais simplement le constat, quâĂ partir du moment oĂč lâon laisse filer la mutualisation du plan de formation au bĂ©nĂ©fice des actions de formation pour les salariĂ©s des PME, Ă©videmment un problĂšme se pose.
7/ Nous pouvons nous demander si le gouvernement est fier de sa rĂ©forme, puisquâil dĂ©cale sans cesse sa campagne, et que câest le MEDEF qui se doit de communiquer sur la rĂ©forme, ne trouvez vous pas que leur stratĂ©gie de communication soit Ă©trange ?
Le gouvernement sâimagine sĂ»rement quâil sâagit dâun problĂšme de tuyauterie et quâune fois ce problĂšme rĂ©glĂ©, tout redeviendra comme avant. Je nây crois absolument pas pour ma part, encore une fois, nous sommes dans un systĂšme dâune complexitĂ© jamais atteinte, et dâici Ă ce que chaque français comprenne la façon de sâemparer du dispositif, le dĂ©lai dâappropriation va ĂȘtre trĂšs long. Et quand je dis cela, je pense ĂȘtre en-dessous de la vĂ©ritĂ©, je suis plutĂŽt dans le politiquement correct.
Je suis extrĂȘmement dĂ©sabusĂ© sur cette question.
8/ Que peuvent faire les gens, les titulaires pour avoir leur formation ou les organismes de formation pour ne pas mourir ? Voyez-vous un conseil à leur donner ?
La CGPME nâest pas restĂ©e les deux pieds dans le mĂȘme sabot. Je le rappelle encore une fois, le 6 janvier 2015, la CGPME et les 5 organisations syndicales ont signĂ© un avĂšnement Ă lâaccord constitutif dâAGEFOS PME, qui est le plus gros OPCA (Organisme Paritaire Collecteur AgrĂ©e) français, instituant notamment un dispositif de contribution volontaire. LâidĂ©e est que lâon peut Ă©viter des problĂšmes majeurs Ă un certain nombre de PME, Ă partir du moment oĂč, nous sommes dâune part capables de prĂ©voir et de gĂ©rer la dĂ©pense de formation au bĂ©nĂ©fice de leurs salariĂ©s pour ne pas attendre le bilan Ă six ans et se retrouver face Ă un mur, et dâautre part, capables de recrĂ©er un systĂšme de mutualisation sur la base du volontariat.
Nous avons dâailleurs Ă©tĂ© beaucoup critiquĂ©s par un certain nombre dâOPCA, ou en tout cas leurs prĂ©sidents, qui sont dans un Ă©tat qui confine Ă lâaffolement gĂ©nĂ©ral alors que la CGPME a ouvert une voie Ă la contribution volontaire parce que câest Ă mon sens, une solution novatrice et efficace. Cette solution nĂ©cessite, de la part des OPCA, un vĂ©ritable engagement ainsi quâun accompagnement notamment dans le parcours administratif et juridique que reprĂ©sentent les nouvelles obligations lĂ©gales sur la formation professionnelle, et peut permettre de conserver une dynamique.
Ce matin, jâĂ©tais Ă la rĂ©union du plĂ©niĂšre du COPANEF, oĂč je reprĂ©sente la CGPME. Cette derniĂšre vient de faire une nouvelle proposition qui consiste Ă anticiper sur les excĂ©dents de contribution au titre du compte personnel de formation, pour les rĂ©orienter vers le plan de formation des entreprises de 10 Ă 50 salariĂ©s, dans un systĂšme incitatif et vertueux qui procure un abonnement aux entreprises ayant investi dans la formation professionnelle au-delĂ de leur obligation lĂ©gale. Cet abonnement est un abonnement du tiers, qui soit susceptible dâentraĂźner cette dynamique vertueuse que je viens de rappeler et pour lesquels nous avons largement travaillĂ©. Jusquâici, je nâai pas connu un accueil extraordinaire, la question est reportĂ©e au 7 juillet, et va ĂȘtre examinĂ©e.
Le MEDEF, avec la CFDT, a portĂ© une proposition qui a Ă©tĂ© votĂ©e par le COPANEF ce matin, qui est dâorienter une partie des fonds vers la professionnalisation et notamment les pĂ©riodes de professionnalisation qualifiantes ou certifiantes. Câest une rĂ©ponse urgente et partielle mais elle nâest pas suffisante et nâest pas non plus de nature Ă engager une dynamique vertueuse.
La CGPME va donc continuer Ă porter sa proposition et Ă faire en sote quâelle aboutisse Ă un systĂšme facile, lisible, et dans lequel le chef dâentreprise qui fait un effort, sait quâil va ĂȘtre accompagnĂ© dans un systĂšme qui se doit de devenir un puissante levier de dĂ©veloppement de son entreprise.
9/ Concernant les passages des tests, notamment dans les langues, pensez-vous que cela ait un sens ? Souhaitez-vous que les langues soient dans le socle commun de compétence ?
Je nâai pas pour habitude de rentrer dans les dispositifs de formation pour une simple raison, et câest la premiĂšre valeur Ă laquelle est attachĂ©e la CGPME, la libertĂ© de choix du chef dâentreprise et donc tous ces dispositifs qui viennent rĂ©duire la libertĂ© du chef dâentreprise sont sa responsabilitĂ© et on veut que ça le reste. On a beaucoup de mal, et ce nâest pas moi qui mâexprimerait lĂ -dessus.
En revanche, je peux vous dire quâen ce qui concerne lâĂ©ligibilitĂ© des formations au compte personnel de formation, nous avons agi Ă lâenvers, câest-Ă -dire que nous aurions Ă©tĂ© bien inspirĂ©s de dĂ©terminer des critĂšres dâĂ©ligibilitĂ© dâune formation, et de ne pas commencer Ă rentrer dans des listes avec un capharnaĂŒm Ă©pouvantable qui nâa que trĂšs peu de sens.
Que les partenaires sociaux soient soucieux dâorganiser des critĂšres pour vĂ©rifier que lâargent est utilisĂ© Ă bon escient, câest leur rĂŽle mais que nous ouvrions « le moteur et que nous allions rĂ©gler lâĂ©cartement des soupapes », ce nâest pas notre rĂŽle.
Ce qui est dramatique dans toutes ces questions, câest que lâon sâaperçoit que lâon nous avait dit, dĂšs le mois de janvier 2014, quâil fallait des mesures de transition, et tout le monde a Ă©tĂ© sourd. Les partenaires sociaux autour de nous nâont pas voulu en entendre parler, lâalpha et lâomega Ă©tait la mise en place du compte personnel de formation, le gouvernement nâa pas voulu nous entendre sur cette question et câest bien dommage car au fond, cette rĂ©forme est mal nĂ©e et cumule lâinconvĂ©nient majeur de nâavoir Ă©tĂ© prĂ©cĂ©dĂ©e dâaucune formule de transition. Je comprends donc effectivement le choc Ă©conomique que reçoit la profession du cĂŽtĂ© des formateurs compte tenu de lâabsence de dispositif transitoire.
Aujourdâhui, il faut essayer de voir comment, avec beaucoup de retard, on peut rattraper ces dispositifs transitoires qui ont Ă©tĂ© volontairement zappĂ©s par une majoritĂ© des partenaires sociaux et du cĂŽtĂ© du gouvernement. Il faut Ă©galement rĂ©flĂ©chir Ă lâavenir et, de grĂące, il faut simplifier ! Il faut arrĂȘter que des hauts fonctionnaires puissent penser quâen tournant une molette de 3 crans dâun cĂŽtĂ© ils vont agir pour les chĂŽmeurs de plus de 55 ans et quâen poussant un autre bouton ce sera pour les jeunes entre 16 et 18 ans. Tout ça est illusoire, ce nâest pas la rĂ©alitĂ© de lâentreprise, la rĂ©alitĂ© de lâentreprise, câest essayer de trouver des collaborateurs, ce qui nâest pas toujours facile, quâils soient compĂ©tents, quâils puissent ĂȘtre formĂ©s pour progresser dans leurs compĂ©tences, et que lâon arrive Ă profiter des opportunitĂ©s en terme dâĂ©conomie et de marchĂ©. LĂ est la prĂ©occupation des chefs dâentreprise de PME, et câest ça qui mâintĂ©resse.
10/ DerniĂšre question, pensez-vous que des OPCA finiront par fermer si rien ne bouge ? NâĂ©tait-ce pas une maniĂšre de les mettre de cĂŽté ?
 Encore une fois, je suis frappĂ© par lâespĂšce de surditĂ© qui a opĂ©rĂ©. Le MEDEF, et son prĂ©sident vient de le rappeler la semaine derniĂšre devant le premier ministre, avait la ferme volontĂ©, exprimĂ©e au plus haut, de rĂ©duire les OPCA, de rĂ©duire leurs moyens organisationnels. Cette volontĂ© a Ă©tĂ© exprimĂ©e, reprenez le communiquĂ© de presse du MEDEF, câest factuel donc lâaffaire est claire de ce point de vue.
Aujourdâhui, il y a deux questions, la premiĂšre, celle des OPCA, comment peuvent-ils rĂ©sister Ă la crise, ils sont Ă©videmment obligĂ©s de se repositionner et donc de proposer des nouveaux services, enfin pour la CGPME et pour lâOPCA quâelle gĂšre avec les partenaires sociaux, je viens de les exprimer elle a tout fait pour les mettre en place, au grand dam dâautres OPCA. Je pense quâil faut se repositionner sur des nouveaux services, ce qui veut dire moins dâadministration et beaucoup plus de proximitĂ© de terrain, il faut donc quâil y est une mutation des compĂ©tences des collaborateurs des OPCA pour rĂ©ussir Ă passer le cap de la rĂ©forme, lĂ est lâenjeu.
Dans ce systĂšme hyper complexe, si lâon ne veut pas accompagner les chefs dâentreprise de TPE et de PME sur le terrain, effectivement câest peine perdue, câest un impĂ©ratif.
La deuxiĂšme chose que je veux vous dire, il va falloir maintenant retravailler le dispositif, il y a quelque chose que nous nâavons pas bien fait dans cette affaire, nous avons centrifugĂ© le chef dâentreprise, notamment en PME, et lâavons mis Ă la pĂ©riphĂ©rie du dispositif.
Le dispositif de formation professionnelle ne peut fonctionner que si nous remettons le chef dâentreprise au cĆur du dispositif. Je ne crois pas Ă un systĂšme qui marcherait en satellite de lâentreprise, ça ne peut fonctionner que si ce dispositif remet le chef dâentreprise de PME en son cĆur. Et toutes nos propositions visent toujours Ă faire cela et je selon moi, sâil y a une rĂ©forme qui doit ĂȘtre faite, elle doit prendre en compte cette dimension lĂ , câest vraiment la prioritĂ© numĂ©ro 1, remettre le chef dâentreprise au cĆur du dispositif.

Qui vous dit que la prochaine réforme sera la bonne ?
Nous avons besoin de stabilitĂ©. Il faut donc s’arrĂȘter vouloir rĂ©former Ă tout bout de champ au grĂ© des alternances. Mais Ă©videmment, il faut une rĂ©forme intelligente et qui fonctionne et pas du bricolage comme c’est le cas en l’occurrence.
Le drame, c’est qu’il n’y a pas que la formation professionnelle qui est concernĂ©e. Dans tous les domaines, cette constatation peut ĂȘtre faite et cela devient dramatique.
mais pourtant on vous avait averti en 2014… et donc Monsieur Pottier, vous nous auriez conseillĂ© quoi Ă l’Ă©poque, attendu que les organismes de formations n’ont pas ou peu Ă©tĂ© consultĂ©s et que ses instances reprĂ©sentatives (FFP entre autres, pour ne pas les nommer) ne les reprĂ©sentent pas vraiment : amassez un an de trĂ©sorerie pour passer le cap … sĂ©rieusement ? et la perspective d’une rĂ©forme supplĂ©mentaire en 2017 nous enchante, continuons Ă faire et dĂ©faire, on ne sera plus lĂ pour en parler… la phrase d’audiard tourne en boucle en ce moment « c’est à ça qu’on les reconnaĂźt »
Je suis d’accord lorsque M. Pottier parle de pĂ©riode de transition. La rĂ©forme, telle qu’elle a Ă©tĂ© pensĂ©e, ne peut effectivement pas ĂȘtre mise en place en 1 semaine. Une pĂ©riode de transition aurait permis aux OF de continuer Ă travailler, aux salariĂ©s et aux demandeurs d’emploi de se former et aux autres intervenants de se prĂ©parer. Tout ceci n’ayant pas Ă©tĂ© respectĂ©, le monde de la formation n’existe plus en France. Nous prenons bcp de retard et de nombreux secteurs vont se trouver ou se trouvent dĂ©jĂ dans une situation catastrophique par manque de personnel qualifiĂ©. Jusqu’Ă quand allons-nous supporter qu’on maintienne Ă terre la formation?
@ Isabelle
Il y a eu une pĂ©riode de transition de 10 mois. Certes, cela a Ă©tĂ© le cas de la loi mais pas des dĂ©crets d’application et encore moins pour les listes…A ce propos, je vous invite Ă lire ceci, tirĂ© du blog de Jean-Pierre Willems :
Mais Ă mon avis (comme c’est dit d’ailleurs dans l’article), ce n’est pas l’essentiel. Le problĂšme ce sont les listes et les certifications de maniĂšre gĂ©nĂ©rale qui bloquent tout le systĂšme et qui doivent ĂȘtre supprimĂ©es , l’absence de procĂ©dure pour ce qui concerne les demandes et les modalitĂ©s de financement.
Quand je lis l’article de Jean Pierre Willems, j’en viens Ă me demander si le COPANEF n’est pas en train de se saborder !
En tout cas, on aurait voulu se dĂ©crĂ©dibiliser, on n’aurait pas fait mieux. DerniĂšre pĂ©ripĂ©tie en date: d’un coup de baguette mystĂ©rieuse, le Bulats en espagnol, français et allemand ont disparu du site moncompteformation. Doit on conclure qu’on a fait marche arriĂšre? Alors que plusieurs parcours dans ces langues ont Ă©tĂ© validĂ©s et ont commencĂ©, notamment avec l’Afdas?
C’est Ă ne plus rien comprendre….
Antoine, si on met BULATS on trouve bien le descriptif du test via le code 131205, et il ne mentionne pas de restriction de l’Ă©ligibilitĂ© Ă la seule langue anglaise, il renvoie vers le site de Cambridge qui dĂ©crit bien un dispositif quadrilingue. Par contre il est vrai que le Bulats n’apparaĂźt pas via une recherche avec le mot-clĂ© espagnol ou allemand, peut-ĂȘtre est-ce dĂ» Ă la rĂ©cente intĂ©gration du DCL pour ces langues, qui tendent d’ailleurs Ă dĂ©montrer que la tendance n’est pas Ă la suppression de ces langues mais plutĂŽt Ă leur gĂ©nĂ©ralisation. Sans doute un bug de plus (Ă mon avis), si quelqu’un a d’autres infos Ă ce sujet contributions bienvenues!
Je vous confirme c’est un problĂšme technique
Nous avons vĂ©rifiĂ© avec le COPANEF ce matin. Merci Antoine d’avoir remontĂ© ce problĂšme.
Bien curieux cela car le BULATS a pu ĂȘtre rendu Ă©ligible au CPF parce qu’il figurait Ă l’inventaire de la CNCP.
Or la fiche Inventaire (inventaire.cncp.gouv.fr/fiches/101/) indique:
– « Le test BULATS met l’accent sur lâANGLAIS professionnel, tous secteurs. Il permet d’Ă©valuer le niveau de compĂ©tence en ANGLAIS d’un candidat devant utiliser cette langue dans le cadre de son activitĂ© professionnelle ».
-« Le test BULATS permet de prouver aux employeurs son niveau d’ANGLAIS (CECRL) »
– avec les mots clĂ©s:
« ANGLAIS DES AFFAIRES, LANGUE, MOBILITE INTERNATIONALE, ANGLAIS »
A tout le moins, il y a un problĂšme de cohĂ©rence d’ensemble.
Le lĂ©gislateur devra intervenir en urgence pour dĂ©bloquer la situation et supprimer toutes ces listes de formations « diplĂŽmantes » et « certifiantes » qui n’intĂ©ressent personne. On ne peut pas continuer comme ça. On va dans le mur.
Ou au moins dire clairement que le passage des tests n’est pas obligatoire, cela dĂ©bloquerai immĂ©diatement des centaines de dossiers…
Dans ce cas, autant supprimer les certifications, car en tout Ă©tat de cause, les formations menant Ă un diplĂŽme (stupiditĂ© dans le cadre d’un dispositif comme le CPF) ou Ă un test ne sauraient ĂȘtre exclues.
Jean-Michel Pottier nous livre ici une analyse trĂšs pertinente de la situation, et son pessimisme n’est en fait que le fruit d’un regard lucide. A moins d’une remise en cause trĂšs rapide maintenant de cette rĂ©forme, tant du cĂŽtĂ© du MinistĂšre que des partenaires sociaux, les signaux d’alerte allumĂ©s ici et lĂ se traduiront par le cataclysme annoncĂ©. On peut toujours se tromper, mais ce qui est bien plus coupable, c’est de ne pas en tirer les consĂ©quences en corrigeant ses erreurs. C’est Ă ce genre de dĂ©tails qu’on peut faire la diffĂ©rence en un politique et un homme d’Ă©tat.
Merci Pierre et Arnaud! On a eu chaud….
C’est rigolo – avec le CPF, on peut dĂ©sormais se faire financer un parcours DCL en Occitan ou Breton (langues professionnelles, comme chacun le sait). Moi j’attends avec impatience que la branche des industries d’extraction du charbon fasse rentrer le ch’timi dans les listes.
Bonjour,
On ne rĂ©alise pas toujours Ă quel point ces listes de formations « diplĂŽmantes et certifiantes » sont nuisibles. Personnellement, je m’Ă©tais inquiĂ©tĂ© trĂšs tĂŽt sur ce choix dĂšs que les grandes lignes de la loi avaient Ă©tĂ© connues (et mĂȘme avant) . Mais Ă ce moment peu de gens s’en Ă©taient alors inquiĂ©tĂ©s…
Le problĂšme est que l’on a trop tendance Ă prendre les questions relatives Ă la formation sous l’angle « financement ». C’est important, bien sĂ»r (et mĂȘme essentiel) , mais pas nĂ©cessairement explicatif dans le succĂšs ou l’Ă©chec d’un dispositif.
C’est la raison pour laquelle il n’y a pas eu de protestations (ou trĂšs peu) Ă mon avis Ă ce moment-lĂ en tout cas sur ce point.
Pour prendre l’exemple du DIF , trĂšs curieusement personne ne s’interroge vraiment sur la demande de formation…On a octroyĂ© des heures de formation gratuites aux salariĂ©s mais combien ont-ils seulement dĂ©posĂ© une demande ?
Et quand je dis gratuites, il faut aller plus loin en réalité : Non seulement ils bénéficiaient de formations gratuites mais en plus ils étaient payés pour se former ! (maintien de la rémunération en cas de formation pendant le temps de travail, et allocation de formation en cas de hors temps de travail).
Et pour n’importe quelle formation dĂšs lors oĂč elle rentrait dans le champ d’application (trop large Ă mon sens Ă cause de l’article L6313-7 du code du travail) de la lĂ©gislation sur la formation professionnelle. Le seul garde-fou : Il fallait obtenir l’accord de l’employeur sur le choix de l’action de formation.
Et la procĂ©dure Ă©tait on ne peut plus simple (du point de vue du salariĂ©). L’accord de l’employeur pouvait certes poser problĂšme ainsi que le financement.Mais en tout cas on ne pouvait pas faire plus simple.
Dans ces conditions pourquoi la demande n’a pas Ă©tĂ© Ă la hauteur ?
Car le financement ne joue aucun rĂŽle Ă ce stade. Le salariĂ© est ignorant de ce problĂšme au moment oĂč il dĂ©pose sa demande. Or, la demande a Ă©tĂ© faible. Quel est le nombre d’heures en dĂ©shĂ©rence au total ?
Pourquoi voulez-vous que le cpf fonctionne dans ces conditions dĂšs lors que le choix de formation est pour le moins rĂ©duit et inadaptĂ© dans beaucoup d’hypothĂšses (notamment toutes les formations longues)? Quant Ă la procĂ©dure de demande, elle n’existe tout simplement pas dans le code du travail. Pas une ligne sur cette question Ă part la nĂ©cessitĂ© d’obtenir l’accord de l’employeur dans certaines hypothĂšses. Mais c’est tout.
Si l’on se place du point de vue des OF , il faut bien voir que ce n’est pas seulement un problĂšme de lenteur de confection de ces listes. Elles sont discriminantes par nature et elles excluront du CPF (et donc d’un marchĂ©) nĂ©cessairement nombre d’organismes (et plus encore les formateurs indĂ©pendants…et ici je m’Ă©tonne comme d’autres du silence du SYCFI)
Une liste est fermĂ©e par dĂ©finition. Mais ce n’est pas tout : Ces listes auront nĂ©cessairement pour effet de mettre les OF en situation de dĂ©pendance par rapport aux certificateurs, en tout cas dans bon nombre de cas. Ils feront la loi (ne serait-ce qu’en sĂ©lectionnant les organismes) et cela risque d’ĂȘtre coĂ»teux.
Mais je ne me fais pas d’illusions : Le CPF ne fonctionnera pour personne, ni pour les « grosses » structures (ils s’en aperçoivent dĂ©jĂ …) ni pour les petites.
Il faut une rĂ©forme d’urgence et supprimer les listes.Ce sera facile pour le socle (un simple dĂ©cret suffit), plus compliquĂ© en dehors du socle (Ă cause du fait que le principe a Ă©tĂ© prĂ©cisĂ© par la loi ).
Cela Ă©tant, contrairement Ă ce que j’ai dĂ©jĂ entendu, on peut court-circuiter les partenaires sociaux en l’espĂšce sur le fondement du § 3 de l’article L1 du Code du travail. Personne ne contestera ici que nous sommes dans une situation d’urgence au sens de ce texte.
Arnaud, apparemment selon un conseiller l’AFDAS ne valide plus les CPF de Bulats espagnol ou allemand…ils ont reçu « un mail » ce matin (je ne sais pas d’oĂș cela vient si COPANEF ou en interne AFDAS) pour ne valider les Bulats que en anglais (35âŹ/h).
Pourriez-vous revoir ce point avec votre contact COPANEF?
Merci d’avance!
Hum Ă©trange Christian Janin, PrĂ©sident du Copanef Ă Ă©tĂ© trĂšs clair : « Il n a pas Ă©tĂ© dĂ©cidĂ© de le retirer, c’est donc un problĂšme technique » de plus si dans cet email est prĂ©cisĂ© un tarif horaire c’est qu’il vient de l’OPCA. Attendez quelques jours qu’il revienne et refaite la demande sinon faite nous signe.
L’histoire du taux horaire c’est en effet la politique de l’AFDAS, mais l’histoire du BULATS limitĂ© Ă l’anglais c’est un autre Ă©lĂ©ment, pas de lien entre les deux.
Il a Ă©tĂ© trĂšs clair que jusqu’ici ils finançaient le Bulats pour les 4 langues mais que depuis ce matin la consigne est que seules les formations Bulats anglais sont Ă©lĂ©igibles (via le code 131205), plus d’espagnol ni d’allemand. (alors qu’avant c’Ă©tait OK)
Je confirme que consigne a bien Ă©tĂ© passĂ©e Ă l’AFDAS que ne plus valider que le Bulats en anglais, et que le descriptif du Bulats a Ă©tĂ© sciemment modifiĂ© en ce sens sur le site de CDC, voir les commentaires sur ce forum avec les prĂ©cisions d’un conseiller AFDAS et d’autres intervenants familiers de ce forum:
willemsconsultants.hautetfort.com/archive/2015/05/08/cpf-le-live-5618301.html#comments
Mais pourquoi le Sycfi ne bouge-t-il pas ?
Regardez leur site internet : c’est silence radio sur leur site internet :
consultant-formateur-independant.org
Rien non plus sur leur compte twitter !
Je suis désolée mais je trouve cela anormal.
La rĂ©forme a peut ĂȘtre Ă©tĂ© pensĂ©e pour un accroissement des possibilitĂ© de rentrĂ©e financiĂšre des UniversitĂ©s…de l’AFPA…
De plus pour info, ne vaut il pas mieux proposer Ă un salariĂ© de monter une PĂ©riode Professionnalisation qu’un CPF…
Pour informations, les licenciements ont commencé, la révision espérée de la réforme arrivera trop tard pour les OF.
Bonjour,
Je ne pense pas que les universitĂ©s soient prĂȘtes (il faut des horaires adaptĂ©s !) d’autant qu’elles se concentrent surtout sur la formation initiale. la formation continue, ce n’est pas vraiment « leur truc ». Cela reste trĂšs marginal et le restera.
De toute façon, le CPF, de par son fonctionnement mĂȘme est totalement inadaptĂ© Ă ce type de formation.
Mieux vaut améliorer le CIF ou alors développer des formations type « capacité en droit » financées sur le budget des Universités (sauf erreur de ma part).
A mon avis une rĂ©forme peut encore intervenir mais la « fenĂȘtre de tir » est maintenant trĂšs courte. La ou les certification(s) sur le socle peut(peuvent) ĂȘtre supprimĂ©e(s) via un simple dĂ©cret. Pour le reste, il faut une loi (ou une ordonnance si une loi d’habilitation existante peut entrer dans son champ) mais les partenaires peuvent ĂȘtre ici court-circuitĂ©s sur le fondement du § 3 de l’article L1 du Code du travail. Mais cela « urge ».
@tous
*** BULATS EXPRESS ***
Voici les informations que je souhaite partager avec vous relativement Ă l’Ă©ligibilitĂ© du BULATS au titre du CPF (et dâailleurs de la PĂ©riode de Professionnalisation Ă©galement). Ces informations sont issues de la sĂ©ance de ce matin du « Club utilisateurs CPF salariĂ©s », club qui rĂ©unit DGEFP, CDC, OPCA et OPACIF.
Il nâest pas ici question de « problĂšmes techniques » ou de « bug » comme il a pu ĂȘtre parfois annoncĂ©.
Il s’avĂšre que l’autoritĂ© lĂ©gitime qui a demandĂ© Ă la CNCP d’inscrire le BULATS Ă l’Inventaire n’a spĂ©cifiĂ© que lâANGLAIS.
DĂšs lors, c’est Ă juste titre que le fiche CNCP du BULATS n’Ă©voque que l’Anglais (inventaire.cncp.gouv.fr/fiches/101/).
Les Ă©diteurs des listes LNI, LRI ou CNPE ne pouvant inscrire sur lesdites listes que les certifications telles qu’elles sont dĂ©crites Ă l’Inventaire sans en Ă©largir la portĂ©e, le seul BULATS Ă©ligible au CPF est Ă ce jour le BULATS ANGLAIS quand bien mĂȘme il existerait un souhait partagĂ© de rendre Ă©ligibles les autres langues.
Pour Ă©viter toute confusion, il est prĂ©vu que le titre de la « formation BULATS » qui figure sur le site moncompteformation.gouv.fr soit modifiĂ© en « BULATS ANGLAIS » et que d’autres codes CPF soient ouverts pour les BULATS des autres langues s’ils deviennent Ă leur tour Ă©ligibles (ce qui est dĂ©jĂ le cas pour la dĂ©clinaison du DCL).
Par consĂ©quent, Uniformation (comme c’est le cas depuis le 27 mai) ne valide plus que les demandes de CPF relatives au BULATS ANGLAIS. Les demandes concernant les BULATS des autres langues sont soit rejetĂ©es lorsque le dĂ©part en formation est planifiĂ© Ă court terme, soit mises en attente si le dĂ©part en formation est plus lointain. Nous nous mettons ainsi en situation d’ĂȘtre rĂ©actifs si des Ă©volutions en termes d’Ă©ligibilitĂ© devaient intervenir dans les prochaines semaines.
Cordialement
Arnaud, j’ai eu le mĂȘme son de cloche chez Uniformation concernant le Bulats qui serait uniquement Ă©ligible en anglais…
et voici ce qui est ressorti d’une rĂ©union ce jour-mĂȘme Ă la DGEFP, source un cadre de l’AFDAS sur un forum de confrĂšre:
« Retour d’une rĂ©union « club utilisateurs CPF » ce matin, avec la DGEFP, Ă propos du Bulats anglais ou autres : c’est le Copanef qui doit trancher (mais nous ne savons pas quand).
En attendant, les Opca ont été invité à mettre les dossiers espagnol, allemand et FLE en attente :/ »
Puisque vous ĂȘtes en contact avec Christian JANIN et qu’il prĂ©side justement le COPANEF, n’hĂ©sitez pas Ă Ă©changer avec lui Ă ce sujet et Ă nous tenir informĂ©s!
J’ai ouvert un sujet dans le forum pour que ça soit plus simple pour tout le monde car cela ne regarde pas le CGPME đ
https://www.cpformation.com/sujet/le-bulats-espagnol-allemand-et-francais-fle-sont-ils-eligibles-ou-non-au-cpf/