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Interview de Jean-Michel Pottier, vice-président national de la CGPME

Arnaud27 mai 201513 février 2023
POTTIER CGPME FORMATION
Jean-Michel Pottier, #CGPME #FORMATION

1/ Qui ĂȘtes vous et quel est votre rĂŽle au sein de la CGPME (ConfĂ©dĂ©ration GĂ©nĂ©rale des Petites et Moyennes Entreprises) ?

Je m’appelle Jean-Michel Pottier, je suis chef d’entreprise. J’ai  crĂ©e, il y a 33 ans, une entreprise qui fabrique du textile publicitaire Ă  Valenciennes, dans le Nord de la France. Je suis Ă©galement militant de la CGPME depuis 1983. J’en ai occupĂ© diverses fonctions, au niveau rĂ©gional et national, j’en ai notamment Ă©tĂ© le prĂ©sident rĂ©gional pendant plusieurs annĂ©es et suis actuellement vice-prĂ©sident national, en charge de la formation.

2/ Que pensez-vous de la réforme de la formation professionnelle ? Quel était le point de vue de la CGPME ?

Pour comprendre ce qu’il s’est passĂ©, il faut faire un peu d’histoire. La formation professionnelle est nĂ©e dans les annĂ©es 70, du besoin en formation des salariĂ©s des entreprises, et notamment des PME. C’est ce que l’on appelle le plan de formation, c’est-Ă -dire les formations dĂ©cidĂ©es par le chef d’entreprise pour accroĂźtre les compĂ©tences de ses salariĂ©s dans le cadre d’un projet de dĂ©veloppement Ă©conomique, puisque bien que les premiers bĂ©nĂ©ficiaires de la formation soient les salariĂ©s, c’est avant tout le levier Ă©conomique qui est important dans la formation, il ne faut pas l’oublier.

Au dĂ©part, nous sommes partis du besoin exprimĂ© par le chef d’entreprise, puis, au fur et Ă  mesure des annĂ©es, nous avons un petit peu repositionnĂ© le dispositif de formation grĂące Ă  la professionnalisation sur des actions dĂ©cidĂ©es par la branche professionnelle, notamment au bĂ©nĂ©fice de l’insertion des jeunes, ce qu’on appelle les contrats de professionnalisation.

Ensuite, se sont ajoutĂ©s des dispositifs individuels qui Ă©taient Ă  l’initiative du salariĂ©. D’une part, le congĂ© individuel de formation (CIF), qui permet de s’orienter trĂšs souvent sur une formation longue pour exercer un nouveau mĂ©tier, et de l’autre le droit individuel Ă  la formation (DIF), qui vient de disparaĂźtre dans cette rĂ©forme.

Nous avions donc un systĂšme de la formation professionnelle en France trĂšs complet, peut-ĂȘtre l’un des plus complets au monde, qui s’appuyait sur 3 piliers :

  • Le plan de formation du chef d’entreprise
  • La professionnalisation gĂ©rĂ©e par la branche professionnelle et les partenaires sociaux
  • Les dispositifs individuels Ă  l’initiative des salariĂ©s

Et nous avons, ici, malheureusement assistĂ© Ă  une rĂ©forme qui a renvoyĂ© un peu fort le balancier, qui Ă©tait parti du cĂŽtĂ© du chef d’entreprise, du cĂŽtĂ© des salariĂ©s, avec la crĂ©ation du compte personnel de formation (CPF), dont on nous a dit qu’il serait l’alpha et l’omega de la formation professionnelle. Nous avons pensĂ©, un peu naĂŻvement Ă  mon avis, que tous les individus allaient saisir l’opportunitĂ© afin de se former tout au long de leur vie, or on s’aperçoit que ce choix est orphelin puisque nous avons oubliĂ© une chose, que la CGPME avait d’ailleurs demandĂ©, qui est de permettre un dialogue constructif.

La CGPME souhaitait un principe de convergence qui permettait au chef d’entreprise, qui finance de toute façon la formation des salariĂ©s quelque soit le dispositif, et le salariĂ© et qui puisse se dĂ©gager notamment sur des projets de formation ayant un sens pour l’un comme pour l’autre, car s’il n’y a pas de convergence, cela ne fonctionne pas.

Nous avons donc oubliĂ© cela, nous n’avons pas Ă©coutĂ© et nous sommes dĂ©sormais en train de mesurer, avec le patinage impressionnant du dĂ©marrage du compte personnel de formation, que cette dimension-ci est une dimension indispensable.

DeuxiĂšme sujet sur lequel la CGPME n’était pas d’accord dans la rĂ©forme de la formation, le passage d’une obligation financiĂšre des entreprises d’investir dans la formation par une contribution obligatoire Ă  une obligation de former, avec un systĂšme de gestion administrĂ©e extrĂȘmement contraignant dans lequel, au bout de 6 ans, nous vĂ©rifions quels salariĂ©s ont bĂ©nĂ©ficiĂ© d’une formation et ouvrons le droit Ă  une indemnisation aux salariĂ©s qui ne l’auraient pas Ă©té  pendant ces 6 annĂ©es.

Or, je pense que nous ne sommes pas partis sur un dispositif intĂ©ressant. Nous sommes passĂ©s Ă  cĂŽtĂ© de la plaque car nous avons d’un cĂŽtĂ©, mis une obligation de former, et de l’autre, supprimĂ©s les moyens financiers en formation que crĂ©e la mutualisation des contributions obligatoires.

Dans le prĂ©cĂ©dent systĂšme, cette obligation de financer Ă©tait mutualisĂ©e en partant du principe que toutes les entreprises n’investissent pas dans la formation au mĂȘme moment, la mĂȘme annĂ©e pour tous leurs salariĂ©s. Il existait donc un pot commun qui permettait d’assurer une interface entre les besoins des entreprises et le niveau de contribution qu’elles pouvaient verser.

Dans ce nouveau systĂšme, nous avons supprimĂ© cette mutualisation, erreur extrĂȘmement grave dont nous sommes en train de mesurer les effets, voilĂ  pourquoi nous assistons Ă  un effondrement progressif mais annoncĂ© de l’effort de formation professionnelle dans les entreprises françaises.

Il faut dire que nos gouvernants n’ont cessĂ© de nous rabĂącher les oreilles en disant que nous allions baisser les charges de la formation, le message d’arrĂȘt des contributions des entreprises sur la formation professionnelle Ă©tait donc trĂšs claire, ce qui n’était pas vraiment une bonne idĂ©e Ă  mon avis.

Ces deux raisons principales ont fait que la CGPME n’a pas Ă©tĂ© signataire de l’accord international interprofessionnel du 13 dĂ©combre 2013, non pas que la CGPME Ă©tait contre le CPF, elle a toujours Ă©tĂ© pour, et d’ailleurs lors de la prĂ©cĂ©dente nĂ©gociation qui n’avait pas Ă©tĂ© dĂ©finie mais simplement instaurĂ©e, la CGPME avait signĂ© l’accord en janvier 2013. En revanche, concernant la maniĂšre dont cela s’est mis en Ɠuvre, la CGPME est extrĂȘmement critique, nous sommes devant un systĂšme d’une complexitĂ© absolument Ă©pouvantable. J’ai dit et rĂ©pĂ©tĂ© que c’était une usine Ă  gaz Ă©pouvantable, et qu’à cĂŽtĂ©, le centre Beaubourg faisait figure de « carburateur de solex », si l’on peut donner des comparaisons. Cela fait sourire, mais tristement sourire puisqu’au final, ce sont les entreprises et leurs salariĂ©s  qui en seront victimes, ainsi que les demandeurs d’emploi de maniĂšre encore plus grave.

3/ Ne pensez vous pas qu’il y ait eu une confusion en le congĂ© individuel de formation (CIF) et le compte personnel de formation (CPF) du fait de toutes ces formations longues ?

La CGPME avait dĂ©jĂ , lors de la prĂ©cĂ©dente nĂ©gociation qui a donnĂ© lieu Ă  l’accord du 6 janvier 2009, portĂ© un projet de fusion entre le CIF et le DIF, elle Ă©tait dĂ©jĂ  prĂ©curseur et je pense dĂ©sormais que l’Histoire retiendra qu’il faudra de toute façon aller progressivement vers une fusion de ces dispositifs, ce qui est fait actuellement n’ayant pas beaucoup de sens.

4/ Pensez vous que le CPF existe encore dans 6 ans ?

C’est trĂšs simple, il n’y a cas prendre en compte les programmes politiques qui sont en train de fleurir dans tous les partis, y compris le parti qui nous gouverne, je peux vous assurer qu’en 2017, nous aurons une rĂ©forme de la formation professionnelle. La CGPME, avec la commission formation Ă©ducation emploi, y travaille d’arrache pied car il faudra qu’en 2016, il soit possible de formuler des propositions concernant une rĂ©forme qui interviendra Ă  coup sur en 2017 car malheureusement, les chances que le dispositif actuel arrive Ă  une vitesse de croisiĂšre suffisante sont selon moi trĂšs faibles.

5/ Selon nous, il va y avoir un effondrement des organismes de formation, ce qui concerne 75 000 emplois, que pensez vous de ce constat ? Comment a-t-on pu en arriver là ? Comment a-t-on pu oublier tout un secteur comme ça ?

Ce qui me sidĂšre dans cette histoire, c’est qu’en 2013, la CGPME n’a eu de cesse d’alerter l’opinion publique et les professionnels de la formation sur les dangers de l’orientation qui Ă©tait prise dans cette rĂ©forme. Elle a d’ailleurs fait des tas de propositions alternatives, en allant trĂšs loin dans la rĂ©flexion et Ă©videmment n’a pas Ă©tĂ© Ă©coutĂ©e.

C’est le CAC 40 et la banque assurance qui Ă©tait Ă  la manƓuvre du cĂŽtĂ© du MEDEF sur cette rĂ©forme de la formation, ils voulaient se dĂ©barrasser des notions d’imputabilitĂ© et de tout le caractĂšre obligatoire et contraignant du systĂšme de formation professionnelle. Cette obligation de financement Ă©tait d’origine fiscale, tout cela il est vrai est complexe, cependant, au nom de tout cela, ils ont rĂ©ussi Ă  obtenir ce qu’ils voulaient, c’est-Ă -dire faire partir en Ă©clat le dispositif sur fond de critique.

Ce qui m’a frappĂ©, c’est la surditĂ© d’un certain type d’entreprises et des professionnels de la formation qui n’ont pas du tout adhĂ©rĂ© Ă  notre discours, il y a mĂȘme une organisation qui les reprĂ©sente qui soutenait farouchement cette rĂ©forme.

Aujourd’hui, il semblerait qu’elle ait changĂ© d’avis mais il ne faut pas oublier que c’était le cas.

Je suis Ă©galement Ă©tonnĂ© que ce rĂ©veil intervienne plus d’un an aprĂšs. En janvier, je me souviens d’une grande confĂ©rence de presse de la CGPME dĂ©nonçant les effets annoncĂ©s de la rĂ©forme de la formation professionnelle et affirmant la volontĂ© de la CGPME de mettre en place un observatoire pour vĂ©rifier ce nous disions Ă  l’époque, ce qu’elle est en train de dĂ©ployer actuellement.

Je suis donc dĂ©solĂ© que la CGPME ait eu raison avant les autres, mais je suis encore plus dĂ©solĂ© de la solitude dans laquelle elle s’est retrouvĂ©e Ă  l’époque.

DĂ©sormais, les rĂ©veils sont douloureux, mais le constat existait il y a plus d’un an. Il n’est donc jamais trop tard pour bien faire mais il n’en demeure pas moins que je ne vois pas comment faire autrement que de prĂ©parer le prochain coup, chose que la CGPME est en train de faire.

6/ Selon vous, maintenant qu’il n’y a eu que 1 000 dossiers validĂ©s en 4 mois alors qu’il y en avait 50 000 par mois l’annĂ©e derniĂšre, l’Etat a-t-il pris conscience de cet effondrement ? Nous avons l’impression que le gouvernement ne comprend pas la rĂ©alitĂ© du terrain, partagez vous ce point de vue ?

Je suis interloquĂ© que ce soit cette majoritĂ© qui ait laissĂ© faire la disparition de la mutualisation, qui est quand mĂȘme un principe de solidaritĂ© qui me paraĂźt ĂȘtre une valeur essentielle, ou du moins celle qu’il fallait dĂ©fendre. Je ne peu pas m’exprimer Ă  la place du gouvernement mais je fais simplement le constat, qu’à partir du moment oĂč l’on laisse filer la mutualisation du plan de formation au bĂ©nĂ©fice des actions de formation pour les salariĂ©s des PME, Ă©videmment un problĂšme se pose.

7/ Nous pouvons nous demander si le gouvernement est fier de sa rĂ©forme, puisqu’il dĂ©cale sans cesse sa campagne, et que c’est le MEDEF qui se doit de communiquer sur la rĂ©forme, ne trouvez vous pas que leur stratĂ©gie de communication soit Ă©trange ?

Le gouvernement s’imagine sĂ»rement qu’il s’agit d’un problĂšme de tuyauterie et qu’une fois ce problĂšme rĂ©glĂ©, tout redeviendra comme avant. Je n’y crois absolument pas pour ma part, encore une fois, nous sommes dans un systĂšme d’une complexitĂ© jamais atteinte, et d’ici Ă  ce que chaque français comprenne la façon de s’emparer du dispositif, le dĂ©lai d’appropriation va ĂȘtre trĂšs long. Et quand je dis cela, je pense ĂȘtre en-dessous de la vĂ©ritĂ©, je suis plutĂŽt dans le politiquement correct.

Je suis extrĂȘmement dĂ©sabusĂ© sur cette question.

8/ Que peuvent faire les gens, les titulaires pour avoir leur formation ou les organismes de formation pour ne pas mourir ? Voyez-vous un conseil à leur donner ?

La CGPME n’est pas restĂ©e les deux pieds dans le mĂȘme sabot. Je le rappelle encore une fois, le 6 janvier 2015, la CGPME et les 5 organisations syndicales ont signĂ© un avĂšnement Ă  l’accord constitutif d’AGEFOS PME, qui est le plus gros OPCA (Organisme Paritaire Collecteur AgrĂ©e) français, instituant notamment un dispositif de contribution volontaire. L’idĂ©e est que l’on peut Ă©viter des problĂšmes majeurs Ă  un certain nombre de PME, Ă  partir du moment oĂč, nous sommes d’une part capables de prĂ©voir et de gĂ©rer la dĂ©pense de formation au bĂ©nĂ©fice de leurs salariĂ©s pour ne pas attendre le bilan Ă  six ans et se retrouver face Ă  un mur, et d’autre part, capables de recrĂ©er un systĂšme de mutualisation sur la base du volontariat.

Nous avons d’ailleurs Ă©tĂ© beaucoup critiquĂ©s par un certain nombre d’OPCA, ou en tout cas leurs prĂ©sidents, qui sont dans un Ă©tat qui confine Ă  l’affolement gĂ©nĂ©ral alors que la CGPME a ouvert une voie Ă  la contribution volontaire parce que c’est Ă  mon sens, une solution novatrice et efficace. Cette solution nĂ©cessite, de la part des OPCA, un vĂ©ritable engagement ainsi qu’un accompagnement notamment dans le parcours administratif et juridique que reprĂ©sentent les nouvelles obligations lĂ©gales sur la formation professionnelle, et peut permettre de conserver une dynamique.

Ce matin, j’étais Ă  la rĂ©union du plĂ©niĂšre du COPANEF, oĂč je reprĂ©sente la CGPME. Cette derniĂšre vient de faire une nouvelle proposition qui consiste Ă  anticiper sur les excĂ©dents de contribution au titre du compte personnel de formation, pour les rĂ©orienter vers le plan de formation des entreprises de 10 Ă  50 salariĂ©s, dans un systĂšme incitatif et vertueux qui procure un abonnement aux entreprises ayant investi dans la formation professionnelle au-delĂ  de leur obligation lĂ©gale. Cet abonnement est un abonnement du tiers, qui soit susceptible d’entraĂźner cette dynamique vertueuse que je viens de rappeler et pour lesquels nous avons largement travaillĂ©. Jusqu’ici, je n’ai pas connu un accueil extraordinaire, la question est reportĂ©e au 7 juillet, et va ĂȘtre examinĂ©e.

Le MEDEF, avec la CFDT, a portĂ© une proposition qui a Ă©tĂ© votĂ©e par le COPANEF ce matin, qui est d’orienter une partie des fonds vers la professionnalisation et notamment les pĂ©riodes de professionnalisation qualifiantes ou certifiantes. C’est une rĂ©ponse urgente et partielle mais elle n’est pas suffisante et n’est pas non plus de nature Ă  engager une dynamique vertueuse.

La CGPME va donc continuer Ă  porter sa proposition et Ă  faire en sote qu’elle aboutisse Ă  un systĂšme facile, lisible, et dans lequel le chef d’entreprise qui fait un effort, sait qu’il va ĂȘtre accompagnĂ© dans un systĂšme qui se doit de devenir un puissante levier de dĂ©veloppement de son entreprise.

9/ Concernant les passages des tests, notamment dans les langues, pensez-vous que cela ait un sens ? Souhaitez-vous que les langues soient dans le socle commun de compétence ?

Je n’ai pas pour habitude de rentrer dans les dispositifs de formation pour une simple raison, et c’est la premiĂšre valeur Ă  laquelle est attachĂ©e la CGPME, la libertĂ© de choix du chef d’entreprise et donc tous ces dispositifs qui viennent rĂ©duire la libertĂ© du chef d’entreprise sont sa responsabilitĂ© et on veut que ça le reste. On a beaucoup de mal, et ce n’est pas moi qui m’exprimerait lĂ -dessus.

En revanche, je peux vous dire qu’en ce qui concerne l’éligibilitĂ© des formations au compte personnel de formation, nous avons agi Ă  l’envers, c’est-Ă -dire que nous aurions Ă©tĂ© bien inspirĂ©s de dĂ©terminer des critĂšres d’éligibilitĂ© d’une formation, et de ne pas commencer Ă  rentrer dans des listes avec un capharnaĂŒm Ă©pouvantable qui n’a que trĂšs peu de sens.

Que les partenaires sociaux soient soucieux d’organiser des critĂšres pour vĂ©rifier que l’argent est utilisĂ© Ă  bon escient, c’est leur rĂŽle mais que nous ouvrions « le moteur et que nous allions rĂ©gler l’écartement des soupapes », ce n’est pas notre rĂŽle.

Ce qui est dramatique dans toutes ces questions, c’est que l’on s’aperçoit que l’on nous avait dit, dĂšs le mois de janvier 2014, qu’il fallait des mesures de transition, et tout le monde a Ă©tĂ© sourd. Les partenaires sociaux autour de nous n’ont pas voulu en entendre parler, l’alpha et l’omega Ă©tait la mise en place du compte personnel de formation, le gouvernement n’a pas voulu nous entendre sur cette question et c’est bien dommage car au fond, cette rĂ©forme est mal nĂ©e et cumule l’inconvĂ©nient majeur de n’avoir Ă©tĂ© prĂ©cĂ©dĂ©e d’aucune formule de transition. Je comprends donc effectivement le choc Ă©conomique que reçoit la profession du cĂŽtĂ© des formateurs compte tenu de l’absence de dispositif transitoire.

Aujourd’hui, il faut essayer de voir comment, avec beaucoup de retard, on peut rattraper ces dispositifs transitoires qui ont Ă©tĂ© volontairement zappĂ©s par une majoritĂ© des partenaires sociaux et du cĂŽtĂ© du gouvernement. Il faut Ă©galement rĂ©flĂ©chir Ă  l’avenir et, de grĂące, il faut simplifier ! Il faut arrĂȘter que des hauts fonctionnaires puissent penser qu’en tournant une molette de 3 crans d’un cĂŽtĂ© ils vont agir pour les chĂŽmeurs de plus de 55 ans et qu’en poussant un autre bouton ce sera pour les jeunes entre 16 et 18 ans. Tout ça est illusoire, ce n’est pas la rĂ©alitĂ© de l’entreprise, la rĂ©alitĂ© de l’entreprise, c’est essayer de trouver des collaborateurs, ce qui n’est pas toujours facile, qu’ils soient compĂ©tents, qu’ils puissent ĂȘtre formĂ©s pour progresser dans leurs compĂ©tences, et que l’on arrive Ă  profiter des opportunitĂ©s en terme d’économie et de marchĂ©. LĂ  est la prĂ©occupation des chefs d’entreprise de PME, et c’est ça qui m’intĂ©resse.

10/ DerniĂšre question, pensez-vous que des OPCA finiront par fermer si rien ne bouge ? N’était-ce pas une maniĂšre de les mettre de cĂŽté ?

 Encore une fois, je suis frappĂ© par l’espĂšce de surditĂ© qui a opĂ©rĂ©. Le MEDEF, et son prĂ©sident vient de le rappeler la semaine derniĂšre devant le premier ministre, avait la ferme volontĂ©, exprimĂ©e au plus haut, de rĂ©duire les OPCA, de rĂ©duire leurs moyens organisationnels. Cette volontĂ© a Ă©tĂ© exprimĂ©e, reprenez le communiquĂ© de presse du MEDEF, c’est factuel donc l’affaire est claire de ce point de vue.

Aujourd’hui, il y a deux questions, la premiĂšre, celle des OPCA, comment peuvent-ils rĂ©sister Ă  la crise, ils sont Ă©videmment obligĂ©s de se repositionner et donc de proposer des nouveaux services, enfin pour la CGPME et pour l’OPCA qu’elle gĂšre avec les partenaires sociaux, je viens de les exprimer elle a tout fait pour les mettre en place, au grand dam d’autres OPCA. Je pense qu’il faut se repositionner sur des nouveaux services, ce qui veut dire moins d’administration et beaucoup plus de proximitĂ© de terrain, il faut donc qu’il y est une mutation des compĂ©tences des collaborateurs des OPCA pour rĂ©ussir Ă  passer le cap de la rĂ©forme, lĂ  est l’enjeu.

Dans ce systĂšme hyper complexe, si l’on ne veut pas accompagner les chefs d’entreprise de TPE et de PME sur le terrain, effectivement c’est peine perdue, c’est un impĂ©ratif.

La deuxiĂšme chose que je veux vous dire, il va falloir maintenant retravailler le dispositif, il y a quelque chose que nous n’avons pas bien fait dans cette affaire, nous avons centrifugĂ© le chef d’entreprise, notamment en PME, et l’avons mis Ă  la pĂ©riphĂ©rie du dispositif.

Le dispositif de formation professionnelle ne peut fonctionner que si nous remettons le chef d’entreprise au cƓur du dispositif. Je ne crois pas Ă  un systĂšme qui marcherait en satellite de l’entreprise, ça ne peut fonctionner que si ce dispositif remet le chef d’entreprise de PME en son cƓur. Et toutes nos propositions visent toujours Ă  faire cela et je selon moi, s’il y a une rĂ©forme qui doit ĂȘtre faite, elle doit prendre en compte cette dimension lĂ , c’est vraiment la prioritĂ© numĂ©ro 1, remettre le chef d’entreprise au cƓur du dispositif.

CGPME, CIF, CPF, DIF, formation professionnelle, reformpro

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26 thoughts on “Interview de Jean-Michel Pottier, vice-prĂ©sident national de la CGPME”

  1. Bruno Callens dit :
    28 mai 2015 Ă  8 h 31 min

    Qui vous dit que la prochaine réforme sera la bonne ?

    Nous avons besoin de stabilitĂ©. Il faut donc s’arrĂȘter vouloir rĂ©former Ă  tout bout de champ au grĂ© des alternances. Mais Ă©videmment, il faut une rĂ©forme intelligente et qui fonctionne et pas du bricolage comme c’est le cas en l’occurrence.

    Le drame, c’est qu’il n’y a pas que la formation professionnelle qui est concernĂ©e. Dans tous les domaines, cette constatation peut ĂȘtre faite et cela devient dramatique.

    Répondre
  2. Julien Blanc dit :
    28 mai 2015 Ă  13 h 23 min

    mais pourtant on vous avait averti en 2014… et donc Monsieur Pottier, vous nous auriez conseillĂ© quoi Ă  l’Ă©poque, attendu que les organismes de formations n’ont pas ou peu Ă©tĂ© consultĂ©s et que ses instances reprĂ©sentatives (FFP entre autres, pour ne pas les nommer) ne les reprĂ©sentent pas vraiment : amassez un an de trĂ©sorerie pour passer le cap … sĂ©rieusement ? et la perspective d’une rĂ©forme supplĂ©mentaire en 2017 nous enchante, continuons Ă  faire et dĂ©faire, on ne sera plus lĂ  pour en parler… la phrase d’audiard tourne en boucle en ce moment « c’est Ă  ça qu’on les reconnaĂźt »

    Répondre
  3. Isabelle dit :
    28 mai 2015 Ă  13 h 33 min

    Je suis d’accord lorsque M. Pottier parle de pĂ©riode de transition. La rĂ©forme, telle qu’elle a Ă©tĂ© pensĂ©e, ne peut effectivement pas ĂȘtre mise en place en 1 semaine. Une pĂ©riode de transition aurait permis aux OF de continuer Ă  travailler, aux salariĂ©s et aux demandeurs d’emploi de se former et aux autres intervenants de se prĂ©parer. Tout ceci n’ayant pas Ă©tĂ© respectĂ©, le monde de la formation n’existe plus en France. Nous prenons bcp de retard et de nombreux secteurs vont se trouver ou se trouvent dĂ©jĂ  dans une situation catastrophique par manque de personnel qualifiĂ©. Jusqu’Ă  quand allons-nous supporter qu’on maintienne Ă  terre la formation?

    Répondre
  4. Bruno Callens dit :
    29 mai 2015 Ă  7 h 00 min

    @ Isabelle

    Il y a eu une pĂ©riode de transition de 10 mois. Certes, cela a Ă©tĂ© le cas de la loi mais pas des dĂ©crets d’application et encore moins pour les listes…A ce propos, je vous invite Ă  lire ceci, tirĂ© du blog de Jean-Pierre Willems :

    Mais Ă  mon avis (comme c’est dit d’ailleurs dans l’article), ce n’est pas l’essentiel. Le problĂšme ce sont les listes et les certifications de maniĂšre gĂ©nĂ©rale qui bloquent tout le systĂšme et qui doivent ĂȘtre supprimĂ©es , l’absence de procĂ©dure pour ce qui concerne les demandes et les modalitĂ©s de financement.

    Répondre
  5. Catherine Deneubourg dit :
    29 mai 2015 Ă  7 h 38 min

    Quand je lis l’article de Jean Pierre Willems, j’en viens Ă  me demander si le COPANEF n’est pas en train de se saborder !

    Répondre
  6. Antoine dit :
    31 mai 2015 Ă  13 h 28 min

    En tout cas, on aurait voulu se dĂ©crĂ©dibiliser, on n’aurait pas fait mieux. DerniĂšre pĂ©ripĂ©tie en date: d’un coup de baguette mystĂ©rieuse, le Bulats en espagnol, français et allemand ont disparu du site moncompteformation. Doit on conclure qu’on a fait marche arriĂšre? Alors que plusieurs parcours dans ces langues ont Ă©tĂ© validĂ©s et ont commencĂ©, notamment avec l’Afdas?
    C’est Ă  ne plus rien comprendre….

    Répondre
    1. pierre dit :
      1 juin 2015 Ă  8 h 35 min

      Antoine, si on met BULATS on trouve bien le descriptif du test via le code 131205, et il ne mentionne pas de restriction de l’Ă©ligibilitĂ© Ă  la seule langue anglaise, il renvoie vers le site de Cambridge qui dĂ©crit bien un dispositif quadrilingue. Par contre il est vrai que le Bulats n’apparaĂźt pas via une recherche avec le mot-clĂ© espagnol ou allemand, peut-ĂȘtre est-ce dĂ» Ă  la rĂ©cente intĂ©gration du DCL pour ces langues, qui tendent d’ailleurs Ă  dĂ©montrer que la tendance n’est pas Ă  la suppression de ces langues mais plutĂŽt Ă  leur gĂ©nĂ©ralisation. Sans doute un bug de plus (Ă  mon avis), si quelqu’un a d’autres infos Ă  ce sujet contributions bienvenues!

      Répondre
      1. Arnaud dit :
        1 juin 2015 Ă  10 h 05 min

        Je vous confirme c’est un problĂšme technique

        Répondre
        1. Arnaud dit :
          1 juin 2015 Ă  10 h 07 min

          Nous avons vĂ©rifiĂ© avec le COPANEF ce matin. Merci Antoine d’avoir remontĂ© ce problĂšme.

          Répondre
          1. gerland dit :
            1 juin 2015 Ă  17 h 11 min

            Bien curieux cela car le BULATS a pu ĂȘtre rendu Ă©ligible au CPF parce qu’il figurait Ă  l’inventaire de la CNCP.

            Or la fiche Inventaire (inventaire.cncp.gouv.fr/fiches/101/) indique:
            – « Le test BULATS met l’accent sur l’ANGLAIS professionnel, tous secteurs. Il permet d’Ă©valuer le niveau de compĂ©tence en ANGLAIS d’un candidat devant utiliser cette langue dans le cadre de son activitĂ© professionnelle ».
            -« Le test BULATS permet de prouver aux employeurs son niveau d’ANGLAIS (CECRL) »
            – avec les mots clĂ©s:
            « ANGLAIS DES AFFAIRES, LANGUE, MOBILITE INTERNATIONALE, ANGLAIS »

            A tout le moins, il y a un problĂšme de cohĂ©rence d’ensemble.

  7. Catherine Deneubourg dit :
    1 juin 2015 Ă  9 h 25 min

    Le lĂ©gislateur devra intervenir en urgence pour dĂ©bloquer la situation et supprimer toutes ces listes de formations « diplĂŽmantes » et « certifiantes » qui n’intĂ©ressent personne. On ne peut pas continuer comme ça. On va dans le mur.

    Répondre
    1. Arnaud dit :
      1 juin 2015 Ă  10 h 09 min

      Ou au moins dire clairement que le passage des tests n’est pas obligatoire, cela dĂ©bloquerai immĂ©diatement des centaines de dossiers…

      Répondre
      1. Catherine Deneubourg dit :
        1 juin 2015 Ă  11 h 26 min

        Dans ce cas, autant supprimer les certifications, car en tout Ă©tat de cause, les formations menant Ă  un diplĂŽme (stupiditĂ© dans le cadre d’un dispositif comme le CPF) ou Ă  un test ne sauraient ĂȘtre exclues.

        Répondre
  8. Philippe Lachaise dit :
    1 juin 2015 Ă  11 h 53 min

    Jean-Michel Pottier nous livre ici une analyse trĂšs pertinente de la situation, et son pessimisme n’est en fait que le fruit d’un regard lucide. A moins d’une remise en cause trĂšs rapide maintenant de cette rĂ©forme, tant du cĂŽtĂ© du MinistĂšre que des partenaires sociaux, les signaux d’alerte allumĂ©s ici et lĂ  se traduiront par le cataclysme annoncĂ©. On peut toujours se tromper, mais ce qui est bien plus coupable, c’est de ne pas en tirer les consĂ©quences en corrigeant ses erreurs. C’est Ă  ce genre de dĂ©tails qu’on peut faire la diffĂ©rence en un politique et un homme d’Ă©tat.

    Répondre
  9. Antoine dit :
    1 juin 2015 Ă  17 h 54 min

    Merci Pierre et Arnaud! On a eu chaud….
    C’est rigolo – avec le CPF, on peut dĂ©sormais se faire financer un parcours DCL en Occitan ou Breton (langues professionnelles, comme chacun le sait). Moi j’attends avec impatience que la branche des industries d’extraction du charbon fasse rentrer le ch’timi dans les listes.

    Répondre
  10. Bruno Callens dit :
    2 juin 2015 Ă  8 h 24 min

    Bonjour,

    On ne rĂ©alise pas toujours Ă  quel point ces listes de formations « diplĂŽmantes et certifiantes » sont nuisibles. Personnellement, je m’Ă©tais inquiĂ©tĂ© trĂšs tĂŽt sur ce choix dĂšs que les grandes lignes de la loi avaient Ă©tĂ© connues (et mĂȘme avant) . Mais Ă  ce moment peu de gens s’en Ă©taient alors inquiĂ©tĂ©s…

    Le problĂšme est que l’on a trop tendance Ă  prendre les questions relatives Ă  la formation sous l’angle « financement ». C’est important, bien sĂ»r (et mĂȘme essentiel) , mais pas nĂ©cessairement explicatif dans le succĂšs ou l’Ă©chec d’un dispositif.

    C’est la raison pour laquelle il n’y a pas eu de protestations (ou trĂšs peu) Ă  mon avis Ă  ce moment-lĂ  en tout cas sur ce point.

    Pour prendre l’exemple du DIF , trĂšs curieusement personne ne s’interroge vraiment sur la demande de formation…On a octroyĂ© des heures de formation gratuites aux salariĂ©s mais combien ont-ils seulement dĂ©posĂ© une demande ?

    Et quand je dis gratuites, il faut aller plus loin en réalité : Non seulement ils bénéficiaient de formations gratuites mais en plus ils étaient payés pour se former ! (maintien de la rémunération en cas de formation pendant le temps de travail, et allocation de formation en cas de hors temps de travail).

    Et pour n’importe quelle formation dĂšs lors oĂč elle rentrait dans le champ d’application (trop large Ă  mon sens Ă  cause de l’article L6313-7 du code du travail) de la lĂ©gislation sur la formation professionnelle. Le seul garde-fou : Il fallait obtenir l’accord de l’employeur sur le choix de l’action de formation.

    Et la procĂ©dure Ă©tait on ne peut plus simple (du point de vue du salariĂ©). L’accord de l’employeur pouvait certes poser problĂšme ainsi que le financement.Mais en tout cas on ne pouvait pas faire plus simple.

    Dans ces conditions pourquoi la demande n’a pas Ă©tĂ© Ă  la hauteur ?

    Car le financement ne joue aucun rĂŽle Ă  ce stade. Le salariĂ© est ignorant de ce problĂšme au moment oĂč il dĂ©pose sa demande. Or, la demande a Ă©tĂ© faible. Quel est le nombre d’heures en dĂ©shĂ©rence au total ?

    Pourquoi voulez-vous que le cpf fonctionne dans ces conditions dĂšs lors que le choix de formation est pour le moins rĂ©duit et inadaptĂ© dans beaucoup d’hypothĂšses (notamment toutes les formations longues)? Quant Ă  la procĂ©dure de demande, elle n’existe tout simplement pas dans le code du travail. Pas une ligne sur cette question Ă  part la nĂ©cessitĂ© d’obtenir l’accord de l’employeur dans certaines hypothĂšses. Mais c’est tout.

    Si l’on se place du point de vue des OF , il faut bien voir que ce n’est pas seulement un problĂšme de lenteur de confection de ces listes. Elles sont discriminantes par nature et elles excluront du CPF (et donc d’un marchĂ©) nĂ©cessairement nombre d’organismes (et plus encore les formateurs indĂ©pendants…et ici je m’Ă©tonne comme d’autres du silence du SYCFI)

    Une liste est fermĂ©e par dĂ©finition. Mais ce n’est pas tout : Ces listes auront nĂ©cessairement pour effet de mettre les OF en situation de dĂ©pendance par rapport aux certificateurs, en tout cas dans bon nombre de cas. Ils feront la loi (ne serait-ce qu’en sĂ©lectionnant les organismes) et cela risque d’ĂȘtre coĂ»teux.

    Mais je ne me fais pas d’illusions : Le CPF ne fonctionnera pour personne, ni pour les « grosses » structures (ils s’en aperçoivent dĂ©jĂ …) ni pour les petites.

    Il faut une rĂ©forme d’urgence et supprimer les listes.Ce sera facile pour le socle (un simple dĂ©cret suffit), plus compliquĂ© en dehors du socle (Ă  cause du fait que le principe a Ă©tĂ© prĂ©cisĂ© par la loi ).

    Cela Ă©tant, contrairement Ă  ce que j’ai dĂ©jĂ  entendu, on peut court-circuiter les partenaires sociaux en l’espĂšce sur le fondement du § 3 de l’article L1 du Code du travail. Personne ne contestera ici que nous sommes dans une situation d’urgence au sens de ce texte.

    Répondre
  11. pierre dit :
    2 juin 2015 Ă  15 h 59 min

    Arnaud, apparemment selon un conseiller l’AFDAS ne valide plus les CPF de Bulats espagnol ou allemand…ils ont reçu « un mail » ce matin (je ne sais pas d’oĂș cela vient si COPANEF ou en interne AFDAS) pour ne valider les Bulats que en anglais (35€/h).
    Pourriez-vous revoir ce point avec votre contact COPANEF?
    Merci d’avance!

    Répondre
    1. Arnaud dit :
      2 juin 2015 Ă  16 h 35 min

      Hum Ă©trange Christian Janin, PrĂ©sident du Copanef Ă  Ă©tĂ© trĂšs clair : « Il n a pas Ă©tĂ© dĂ©cidĂ© de le retirer, c’est donc un problĂšme technique » de plus si dans cet email est prĂ©cisĂ© un tarif horaire c’est qu’il vient de l’OPCA. Attendez quelques jours qu’il revienne et refaite la demande sinon faite nous signe.

      Répondre
  12. pierre dit :
    2 juin 2015 Ă  17 h 20 min

    L’histoire du taux horaire c’est en effet la politique de l’AFDAS, mais l’histoire du BULATS limitĂ© Ă  l’anglais c’est un autre Ă©lĂ©ment, pas de lien entre les deux.
    Il a Ă©tĂ© trĂšs clair que jusqu’ici ils finançaient le Bulats pour les 4 langues mais que depuis ce matin la consigne est que seules les formations Bulats anglais sont Ă©lĂ©igibles (via le code 131205), plus d’espagnol ni d’allemand. (alors qu’avant c’Ă©tait OK)

    Répondre
  13. pierre dit :
    3 juin 2015 Ă  8 h 59 min

    Je confirme que consigne a bien Ă©tĂ© passĂ©e Ă  l’AFDAS que ne plus valider que le Bulats en anglais, et que le descriptif du Bulats a Ă©tĂ© sciemment modifiĂ© en ce sens sur le site de CDC, voir les commentaires sur ce forum avec les prĂ©cisions d’un conseiller AFDAS et d’autres intervenants familiers de ce forum:
    willemsconsultants.hautetfort.com/archive/2015/05/08/cpf-le-live-5618301.html#comments

    Répondre
  14. Catherine Deneubourg dit :
    3 juin 2015 Ă  11 h 24 min

    Mais pourquoi le Sycfi ne bouge-t-il pas ?

    Regardez leur site internet : c’est silence radio sur leur site internet :

    consultant-formateur-independant.org

    Rien non plus sur leur compte twitter !

    Je suis désolée mais je trouve cela anormal.

    Répondre
  15. LVD dit :
    3 juin 2015 Ă  15 h 37 min

    La rĂ©forme a peut ĂȘtre Ă©tĂ© pensĂ©e pour un accroissement des possibilitĂ© de rentrĂ©e financiĂšre des UniversitĂ©s…de l’AFPA…
    De plus pour info, ne vaut il pas mieux proposer Ă  un salariĂ© de monter une PĂ©riode Professionnalisation qu’un CPF…
    Pour informations, les licenciements ont commencé, la révision espérée de la réforme arrivera trop tard pour les OF.

    Répondre
  16. Bruno Callens dit :
    4 juin 2015 Ă  7 h 27 min

    Bonjour,

    Je ne pense pas que les universitĂ©s soient prĂȘtes (il faut des horaires adaptĂ©s !) d’autant qu’elles se concentrent surtout sur la formation initiale. la formation continue, ce n’est pas vraiment « leur truc ». Cela reste trĂšs marginal et le restera.

    De toute façon, le CPF, de par son fonctionnement mĂȘme est totalement inadaptĂ© Ă  ce type de formation.

    Mieux vaut améliorer le CIF ou alors développer des formations type « capacité en droit » financées sur le budget des Universités (sauf erreur de ma part).

    A mon avis une rĂ©forme peut encore intervenir mais la « fenĂȘtre de tir » est maintenant trĂšs courte. La ou les certification(s) sur le socle peut(peuvent) ĂȘtre supprimĂ©e(s) via un simple dĂ©cret. Pour le reste, il faut une loi (ou une ordonnance si une loi d’habilitation existante peut entrer dans son champ) mais les partenaires peuvent ĂȘtre ici court-circuitĂ©s sur le fondement du § 3 de l’article L1 du Code du travail. Mais cela « urge ».

    Répondre
  17. Olivier PHELIP dit :
    4 juin 2015 Ă  11 h 49 min

    @tous

    *** BULATS EXPRESS ***

    Voici les informations que je souhaite partager avec vous relativement Ă  l’Ă©ligibilitĂ© du BULATS au titre du CPF (et d’ailleurs de la PĂ©riode de Professionnalisation Ă©galement). Ces informations sont issues de la sĂ©ance de ce matin du « Club utilisateurs CPF salariĂ©s », club qui rĂ©unit DGEFP, CDC, OPCA et OPACIF.

    Il n’est pas ici question de « problĂšmes techniques » ou de « bug » comme il a pu ĂȘtre parfois annoncĂ©.

    Il s’avĂšre que l’autoritĂ© lĂ©gitime qui a demandĂ© Ă  la CNCP d’inscrire le BULATS Ă  l’Inventaire n’a spĂ©cifiĂ© que l’ANGLAIS.
    DĂšs lors, c’est Ă  juste titre que le fiche CNCP du BULATS n’Ă©voque que l’Anglais (inventaire.cncp.gouv.fr/fiches/101/).

    Les Ă©diteurs des listes LNI, LRI ou CNPE ne pouvant inscrire sur lesdites listes que les certifications telles qu’elles sont dĂ©crites Ă  l’Inventaire sans en Ă©largir la portĂ©e, le seul BULATS Ă©ligible au CPF est Ă  ce jour le BULATS ANGLAIS quand bien mĂȘme il existerait un souhait partagĂ© de rendre Ă©ligibles les autres langues.

    Pour Ă©viter toute confusion, il est prĂ©vu que le titre de la « formation BULATS » qui figure sur le site moncompteformation.gouv.fr soit modifiĂ© en « BULATS ANGLAIS » et que d’autres codes CPF soient ouverts pour les BULATS des autres langues s’ils deviennent Ă  leur tour Ă©ligibles (ce qui est dĂ©jĂ  le cas pour la dĂ©clinaison du DCL).

    Par consĂ©quent, Uniformation (comme c’est le cas depuis le 27 mai) ne valide plus que les demandes de CPF relatives au BULATS ANGLAIS. Les demandes concernant les BULATS des autres langues sont soit rejetĂ©es lorsque le dĂ©part en formation est planifiĂ© Ă  court terme, soit mises en attente si le dĂ©part en formation est plus lointain. Nous nous mettons ainsi en situation d’ĂȘtre rĂ©actifs si des Ă©volutions en termes d’Ă©ligibilitĂ© devaient intervenir dans les prochaines semaines.

    Cordialement

    Répondre
  18. pierre dit :
    4 juin 2015 Ă  12 h 57 min

    Arnaud, j’ai eu le mĂȘme son de cloche chez Uniformation concernant le Bulats qui serait uniquement Ă©ligible en anglais…
    et voici ce qui est ressorti d’une rĂ©union ce jour-mĂȘme Ă  la DGEFP, source un cadre de l’AFDAS sur un forum de confrĂšre:
    « Retour d’une rĂ©union « club utilisateurs CPF » ce matin, avec la DGEFP, Ă  propos du Bulats anglais ou autres : c’est le Copanef qui doit trancher (mais nous ne savons pas quand).

    En attendant, les Opca ont été invité à mettre les dossiers espagnol, allemand et FLE en attente :/ »

    Puisque vous ĂȘtes en contact avec Christian JANIN et qu’il prĂ©side justement le COPANEF, n’hĂ©sitez pas Ă  Ă©changer avec lui Ă  ce sujet et Ă  nous tenir informĂ©s!

    Répondre
  19. Arnaud dit :
    4 juin 2015 Ă  13 h 06 min

    J’ai ouvert un sujet dans le forum pour que ça soit plus simple pour tout le monde car cela ne regarde pas le CGPME 😉
    https://www.cpformation.com/sujet/le-bulats-espagnol-allemand-et-francais-fle-sont-ils-eligibles-ou-non-au-cpf/

    Répondre

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