La circulaire DGEFP n° 2010-13 du 30 mars 2010 relative Ă la mise en oeuvre de l’activitĂ© partielle de longue durĂ©e (APLD) en 2010 (DGEFP Activite Partielle) a pour but de remettre en perspective le fonctionnement du dispositif d’activitĂ© partielle et ses derniĂšres Ă©volutions.
Force est de constater que le nombre d’heures formation disponible pour les salariĂ©s en activitĂ© partielle est largement sous-employĂ©.
La circulaire fait le point sur le chĂŽmage partiel et souligne la nĂ©cessitĂ© de favoriser son articulation avec la formation, notamment hors temps de travail. Elle prĂ©voit de mobiliser, en appui Ă d’autres financements (Opca, RĂ©gions, Europe…), le Fonds national de l’emploi-formation et le Fonds paritaire de sĂ©curisation des parcours professionnels. L’entreprise concernĂ©e doit se rapprocher de son Opca pour bĂ©nĂ©ficier de cet appui.
La circulaire dĂ©crit le dispositif de l’activitĂ© Ă temps partiel sous forme de fiches. En ce qui concerne la formation, les entreprises sont incitĂ©es Ă les organiser hors temps de travail pendant les heures d’activitĂ©s Ă temps partiel. Les dispositifs avec lesquels l’activitĂ© partielle peut ĂȘtre articulĂ©e sont notamment les suivants: – le plan de formation, – la pĂ©riode de professionnalisation, – le CongĂ© individuel de formation (CIF), – le Droit individuel Ă la formation (DIF).
Articulation activité partielle et formation professionnelle (pages 21-25 de la circulaire)
La formation ouvre gĂ©nĂ©ralement droit Ă un niveau de rĂ©munĂ©ration Ă©quivalent au salaire de rĂ©fĂ©rence. Ainsi, les services peuvent inviter les entreprises Ă examiner de telles solutions qui permettent dâĂ©chapper, mĂȘme partiellement, Ă la perte de salaire induite par lâactivitĂ© partielle.
Lâarticulation entre activitĂ© partielle et formation
Afin dâamĂ©liorer les compĂ©tences et favoriser lâemployabilitĂ© des salariĂ©s en pĂ©riode de sous-activitĂ©, lâarticulation entre lâactivitĂ© partielle et la formation a Ă©tĂ© prĂ©cisĂ©e et facilitĂ©e. Dans la mesure oĂč lâactivitĂ© partielle implique une suspension du contrat de travail, il faut distinguer trois cas : la formation pendant le temps de travail, hors temps de travail et la formation donnant lieu Ă la suspension du contrat de travail. Je vous demande dâinciter les entreprises Ă organiser les formations hors temps de travail pendant les heures dâactivitĂ© partielle en recourant aux dispositifs exposĂ©s en annexe 3.
Le recours au FNE-Formation, en lieu et place de lâactivitĂ© partielle, en appui dâautres cofinancements (OPCA, conseils rĂ©gionaux, autres collectivitĂ©s territoriales, entreprises, FSE) permet de prĂ©parer les salariĂ©s Ă la reprise Ă©conomique en Ă©vitant, autant que faire se peut, les licenciements (cf. annexe n°3).
Par ailleurs, jâappelle votre attention sur la convention signĂ©e le 21 avril 2009, modifiĂ©e par avenant le 28 dĂ©cembre 2009, entre lâEtat et le Fonds unique de pĂ©rĂ©quation. Cette convention prĂ©voit le financement dâactions de formation en faveur, notamment des salariĂ©s susceptibles dâĂȘtre placĂ©s en activitĂ© partielle ou dĂ©jĂ en situation dâactivitĂ© partielle. En consĂ©quence, afin de permettre aux entreprises concernĂ©es de se saisir de ces nouvelles possibilitĂ©s de financement de leurs actions de formation, je vous invite Ă mettre en place un partenariat dynamique avec les OPCA et Ă participer Ă la bonne information des entreprises.
La convention entre lâEtat et le Fonds paritaire de sĂ©curisation des parcours professionnels (FPSPP) reprend ces principes.
Les salariés sous convention de forfait
Le bĂ©nĂ©fice de lâallocation spĂ©cifique est accordĂ© aux salariĂ©s au forfait jours annuel dĂšs le premier jour de la fermeture de lâĂ©tablissement. Devant la diversitĂ© des situations, lâinstruction Ă©tend la notion de fermeture Ă tout ou partie de lâĂ©tablissement, Ă une unitĂ© de production, Ă un service, Ă un atelier, Ă une Ă©quipe projet (cf. annexe n°4).
Le cumul dâemplois pendant une pĂ©riode dâactivitĂ© partielle
Afin de permettre aux salariĂ©s de maintenir un niveau de rĂ©munĂ©ration suffisant, il est possible de cumuler, dans le respect des clauses dâexclusivitĂ© et de loyautĂ©, un ou plusieurs emplois pendant la pĂ©riode dâactivitĂ© partielle, sauf dans le cas dâactivitĂ© partielle pour intempĂ©ries. Les salariĂ©s concernĂ©s bĂ©nĂ©ficient des allocations au titre de lâactivitĂ© partielle et de la rĂ©munĂ©ration au titre de leur nouvel emploi. Un salariĂ© en situation de chĂŽmage partiel total peut cumuler, sous conditions et durant une pĂ©riode limitĂ©e, lâallocation dâaide au retour Ă lâemploi (ARE) et la rĂ©munĂ©ration de son nouvel emploi. Des efforts sont donc rĂ©alisĂ©s pour garantir un meilleur pouvoir dâachat aux salariĂ©s pendant lâactivitĂ© partielle et pour assurer Ă©conomiquement la pĂ©riode de transition lorsquâil y a perte ou changement dâemploi Ă lâissue de la pĂ©riode dâactivitĂ© partielle (cf. annexe n°5).
Une entreprise ayant plusieurs établissements dans des départements différents
Pour les entreprises ayant au moins deux établissements distincts qui font une demande
dâactivitĂ© partielle, les DDTEFP ou UT concernĂ©es sont invitĂ©es Ă se coordonner. Il est opportun quâune dâentre elles centralise les informations pour assurer lâĂ©quitĂ© entre les Ă©tablissements demandeurs et avoir une vision globale de lâentreprise en question.
NĂ©anmoins la demande dâactivitĂ© partielle doit ĂȘtre faite par chaque Ă©tablissement demandeur auprĂšs de la DDTEFP ou de lâUnitĂ© territoriale (UT) dont il dĂ©pend. Des dispositions particuliĂšres sont prĂ©vues pour les salariĂ©s exerçant leur prestation de travail au sein dâautres sociĂ©tĂ©s.
Lâarticulation activitĂ© partielle et suppressions dâemplois
Une entreprise peut solliciter de lâactivitĂ© partielle en mĂȘme temps quâelle procĂšde Ă des licenciements dĂšs lors que les salariĂ©s concernĂ©s par ces deux procĂ©dures sont clairement identifiĂ©s et distincts. A dĂ©faut de maintien dans lâemploi des salariĂ©s concernĂ©s par lâactivitĂ© partielle et en cas de rupture de contrat selon des conditions prĂ©cisĂ©es par lâinstruction, lâentreprise devra rembourser les sommes perçues au titre de lâactivitĂ© partielle pour chacun des salariĂ©s licenciĂ©s (cf. annexe n°7).
LâactivitĂ© partielle et les entreprises de travail temporaire
Le principe du recours Ă lâactivitĂ© partielle au bĂ©nĂ©fice de salariĂ©s dâune entreprise de travail temporaire peut ĂȘtre admis dĂšs lors que lâĂ©tablissement dans lequel elle a dĂ©tachĂ© ses salariĂ©s intĂ©rimaires a lui-mĂȘme effectuĂ©, pour ses propres salariĂ©s, une demande dâactivitĂ© partielle.
En effet, câest dans le cas oĂč lâentreprise utilisatrice, cliente de lâentreprise de travail temporaire, a recours au dispositif dâactivitĂ© partielle pour ses propres salariĂ©s que lâentreprise de travail temporaire peut placer ses salariĂ©s en contrat dâintĂ©rim en position dâactivitĂ© partielle dans les conditions prĂ©vues par le droit en vigueur.
DĂšs lors, ce salariĂ© pourra cumuler d’autres emplois, dans le respect des clauses de loyautĂ© et
d’exclusivitĂ©, pendant la pĂ©riode dâactivitĂ© partielle, en dehors de l’entreprise de travail temporaire qui l’emploie.
En outre, lorsque lâentreprise de travail temporaire a connaissance de la fermeture de lâentreprise utilisatrice un certain nombre de jours dans une pĂ©riode considĂ©rĂ©e, du fait de la baisse dâactivitĂ© et que le prĂ©fet a rendu une dĂ©cision dâautorisation dâactivitĂ© partielle pour cette entreprise, lâentreprise de travail temporaire ne peut pas conclure des contrats de mission couvrant ces jours et demander ensuite la prise en charge par lâEtat au titre de lâallocation spĂ©cifique dâactivitĂ© partielle.
En cas de contrat de professionnalisation, lâactivitĂ© partielle n’est admise que pour les
heures correspondant Ă des missions ou des travaux et non pour les heures de formation
