Le Fongecif Ile-de-France vient de publier une Ă©tude intitulĂ©e « Les bĂ©nĂ©ficiaires d’une formation hors temps de travail : que sont-ils devenus ? ».
Le Fongecif Ile-de-France a menĂ© une Ă©tude auprĂšs de personnes sorties de formation entre juin 2013 et juin 2015. Les rĂ©sultats sont publiĂ©s sous le titre « Les bĂ©nĂ©ficiaires d’une formation hors temps de travail : que sont-ils devenus ? ». L’enquĂȘte a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©e par mail par l’Observatoire des Transitions professionnelles, dĂ©sormais financĂ© par le FPSPP. Au total, 610 rĂ©ponses ont Ă©tĂ© collectĂ©es sur les 1 516 personnes sollicitĂ©es.
Quel était le profil des personnes formées hors temps de travail ?
La grande majorité des personnes qui ont suivi une formation hors temps de travail, ont un niveau de diplÎme et un statut plutÎt élevés : 57 % ont un diplÎme de niveau I ou II et 62 % sont ingénieurs-cadres.
73 % de formations suivies visent lâobtention dâun niveau I ou II (contre 46 % tous CIF confondus). Ils visent l’obtention d’un master ou un MBA pour la moitiĂ© d’entre eux.
TrÚs peu de bénéficiaires ont moins de 30 ans (2 %). On dénombre 43 % de quadragénaires et 42 % de trentenaires.
Bon Ă savoir : 91 % des bĂ©nĂ©ficiaires ont obtenu leur diplĂŽme dans un cadre trĂšs contraignant puisque la FHTT demande un investissement personnel trĂšs important : ils alternent en effet leurs journĂ©es de travail avec les temps de formation et de travail personnel, les soirs et les week-ends. La motivation est donc un facteur indĂ©niable de rĂ©ussite !Â
Quelle était leur motivation à se former ?
InterrogĂ©s sur les raisons qui les ont poussĂ©s Ă se former, 61 % d’entre eux ont Ă©voquĂ© leur souhait d’Ă©voluer dans leur emploi, 48 % de changer de mĂ©tier et 42 % la recherche d’un enrichissement personnel.
L’objectif de la majoritĂ© de ces bĂ©nĂ©ficiaires n’est donc pas la mobilitĂ© externe, mais la mobilitĂ© au sein de leur entreprise.
Un changement professionnel grĂące Ă la formation hors temps de travail
Cette enquĂȘte met en avant la satisfaction de ces bĂ©nĂ©ficiaires qui ont pu, grĂące au financement du Fongecif, mener Ă bien leur projet professionnel et transformer l’essai : 91 % d’entre eux ont obtenu leur diplĂŽme dans sa totalitĂ©.
Au moment de l’enquĂȘte en effet, 63 % ont connu un changement professionnel grĂące Ă la formation hors temps de travail :
- 38 % ont changĂ© d’entreprise ;
- 25 % ont changĂ© de poste dans leur entreprise d’origine.
- Les autres ont retrouvé leur poste initial.
Lorsque les personnes ont connu un changement professionnel, leur situation s’est amĂ©liorĂ©e : certaines ont vu leur salaire augmenter (48 %), d’autres jugent leurs compĂ©tences mieux reconnues (66 %) ou dĂ©clarent accorder un plus grand intĂ©rĂȘt Ă leur travail (62 %).
L’accompagnement des conseillers du Fongecif Ile-de-France
Dans le cadre du Conseil en évolution professionnelle (CEP), les salariés sont reçus en entretiens individuels pour analyser leur situation, préciser leurs motivations et leur stratégie.
Parmi les 84 % des bĂ©nĂ©ficiaires du CEP interrogĂ©es, la moitiĂ© sont satisfaits, notamment de l’Ă©coute des conseillers, de la clartĂ© des informations, de la comprĂ©hension de la demande ou encore de la pertinence des prestations.
Un autre élément positif : une majorité de personnes poursuivent leurs projets dans une formation, une VAE ou un bilan de compétences.

En gros plus on est compétent et qualifié plus on souhaite se former et plus on développe ses compétences, y compris sur son temps libre.
Rien de nouveau et si le pays souhaite que tous les salariĂ©s se forment il faudra recycler les 35 h en 35 h + 4 heures de formation. Sans cet effort sur la durĂ©e notre pays ne redeviendra pas compĂ©titif et les Plans sociaux continueront Ă s’Ă©grainer.