» L’AFDAS, j’y tiens ! PrĂ©servons nos droits Ă la formation professionnelle «Â
Plus de 5000 personnes ont signĂ©s la pĂ©tition intitulĂ©e « L’AFDAS, j’y tiens ! PrĂ©servons nos droits Ă la formation professionnelle. » et organisĂ©e par la CGT Spectacle, FILPAC-CGT, SNJ-CGT, FCCS-CFE-CGC, SNJ, F3C-CFDT, FASAP-FO et FEC-FO.
Constat et revendications :
Le projet de loi gouvernemental « pour choisir son avenir professionnel » comporte un volet formation professionnelle qui bouleverse complĂštement lâaccĂšs Ă la formation initiale et professionnelle que nous avons construit depuis 1972, au bĂ©nĂ©fice des salariĂ©s des branches du spectacle, du cinĂ©ma, de lâaudiovisuel, de la publicitĂ©, des loisirs, de la presse, de lâĂ©dition et de la distribution directe.
Aujourdâhui les droits Ă la formation continue des salariĂ©s sont en danger.
- Le MinistĂšre du travail vient de sâengager Ă ce que lâAFDAS puisse continuer Ă gĂ©rer en direct le Compte Personnel de Formation (CPF) des salariĂ©s intermittents, dans le cadre dâune expĂ©rimentation menĂ©e avec la caisse des dĂ©pĂŽts et consignations. A ce jour, nous nâavons aucune garantie. Et ce ne sont pas les derniers revirements observĂ©s lors du dĂ©pĂŽt dâamendements par le gouvernement qui nous incitent Ă nous rassurer.
- Le « Compte Personnel de Formation de transition » (CPFT) va se substituer au CongĂ© Individuel de Formation (CIF). Outre le fait quâil ne permettra plus de suivre des formations Ă©quivalentes Ă celles financĂ©es actuellement dans le cadre du CIF, celui-ci risque fortement de plus ĂȘtre gĂ©rĂ© par lâAFDAS.
Comment seront gĂ©rĂ©s les dossiers des salariĂ©s intermittents, quâils soient artistes ou techniciens ? Quel organisme prendrait en charge leurs rĂ©munĂ©rations durant la formation ?
Quelles seront les conséquences sur le régime spécifiques des artistes et techniciens du spectacle, qui actuellement prend en compte la totalité des périodes de CIF pour une ouverture de droits aux annexes 8 et 10 ?
Actuellement 80 % des demandes de CIF sâeffectuent pour une reconversion professionnelle dans les champs couverts par lâAFDAS. Comment seront reconnues et Ă©valuĂ©es les demandes de formations « mĂ©tier » des ressortissants de lâAFDAS par des commissions interprofessionnelles ayant peu de repĂšres sur lâemploi et les qualifications dans nos secteurs dâactivitĂ©s ? -  Quel sera lâavenir de la commission des journalistes pigistes, qui dĂ©cide et conventionne les stages spĂ©cifiques pour ces salariĂ©s de la presse, alors quâaucune disposition lĂ©gislative ne prĂ©voit un quelconque maintien dans le futur ?
-  Comment sâarticulera lâaccĂšs Ă la formation des artistes-auteurs – qui ne bĂ©nĂ©ficient pas du statut de salariĂ© – alors que le dispositif « Compte personnel de formation » sera gĂ©rĂ© par la caisse des dĂ©pĂŽts et consignation et le plan de formation par lâAFDAS ? Les auteurs pourront-ils toujours bĂ©nĂ©ficier de formation « mĂ©tier », correspondant Ă leurs besoins, alors que le CPF doit obligatoirement ĂȘtre diplĂŽmant ou certifiant ?
-  La rĂ©forme de la taxe dâapprentissage met gravement Ă mal les financements dâun grand nombre dâĂ©coles Ćuvrant aujourdâhui dans le champ de lâAFDAS. De la FEMIS Ă lâEcole de la ComĂ©die de Saint Etienne, de la PoudriĂšre Ă Chaka Poum / Manufacture de la chanson en passant par lâEcole SupĂ©rieure de Journalisme, ce sont autant dâĂ©coles qui connaissent aujourdâhui des incertitudes quant Ă leur avenir !
- Le gouvernement sâapprĂȘte Ă Â fusionner les futurs opĂ©rateurs de compĂ©tences (OPCO), afin de rĂ©duire leur nombre Ă 10 ou 15 (contre 22 OPCA actuellement). Dans ce contexte, nous ne savons toujours pas si le ministĂšre du travail maintiendra lâAFDAS en regroupant des champs cohĂ©rents autour de lui, ou sâil compte le dĂ©manteler en le fusionnant intĂ©gralement ou par petits bouts avec dâautres OPCO ?
Trop dâincertitudes et de menaces planent sur nos droits Ă formation professionnelle ! Trop dâincertitudes planent sur le sort des Ă©coles relevant de nos branches du spectacle, du cinĂ©ma, de lâaudiovisuel, de la publicitĂ©, des loisirs, de la presse, de lâĂ©dition et de la distribution directe.
Câest pourquoi nous demandons instamment Ă Madame PĂ©nicaud, Ministre du travail des rĂ©ponses Ă nos interrogations. Nous lui demandons de prĂ©server lâAFDAS et les mĂ©canismes de formation que nous avons construits depuis plus de 45 ans et qui ont fait jusque-lĂ leurs preuves ! Câest pour nous, artistes, techniciennes et techniciens, journalistes, salariĂ©s de la presse et de lâĂ©dition, personnel des filiĂšres administratives, de la communication, des loisirs, des relations avec le public, de lâaccueil… une condition essentielle pour que nous puissions continuer Ă vivre de nos mĂ©tiers.
- Retrouvez le lien vers la pétition ici : https://www.change.org/Afdas

Les OPCA ont de nombreux dĂ©fauts (dont celui de ne pouvoir crĂ©er de la monnaie comme semblaient le penser les pouvoirs publics) mais supprimer ce systĂšme imparfait pour le remplacer par…rien du tout faire courir le risque d’une catastrophe Ă©ducative
Il sera impossible de gĂ©rer nationalement les apprentissages de 30 millions d’actifs. Ni la Caisse des dĂ©pĂŽts (incapable de dĂ©ployer en 3 ans le CPF via son site moncompteformation/activitĂ©) ni les URSSAF (qui ont plombĂ© le RSI) n’auront la capacitĂ© de dĂ©velopper la formation dans ce pays.
Si certains OF pensent pouvoir former en direct et se faire payer par la caisse des dĂ©pĂŽts ils se font beaucoup d’illusions.
Ne parlons mĂȘme pas de la TVA de 20 % que les OF vont devoir payer Ă l’Etat s’ils ont affaire en direct avec des salariĂ©s.
La rĂ©forme de 2018, c’est pour l’instant 2014 en pire.
bien content que l’afdas soit supprimĂ©; pour la premiĂšre fois depuis 10 ans je ne dĂ©pose pas de demande de stage afdas; il faut dire que j’ai dĂ©posĂ© environ 20 demandes de stage (diffĂ©rents coĂ»ts et diffĂ©rents objets de stage) avec toujours la mĂȘme rĂ©ponse: « l’AFDAS n’a pas d’argent pour financer votre stage ». l’AFDAS est une vĂ©ritable escroquerie, il faut tout mettre Ă plat, merci Macron 1er.