Zoom sur les principaux rĂ©sultats de cette 2e Ă©dition du BaromĂštre de la formation et de lâemploi 2021, menĂ© par Centre Inffo / CSA.
Association sous tutelle du ministĂšre en charge de la Formation professionnelle, Centre Inffo est dotĂ© dâune mission de service public dans le champ de lâemploi, de la formation et de lâorientation professionnelles. Lâassociation vient de publier son 2e Ă©dition du BaromĂštre de la formation et de lâemploi 2021.
Alors que la crise sanitaire sâest imposĂ©e Ă tous en 2020, quel regard les actifs français portent sur leur avenir professionnel et sur la formation en France. Avec la hausse du recours au tĂ©lĂ©travail, lâaccroissement du chĂŽmage partiel, des secteurs dâactivitĂ©s Ă lâarrĂȘt, les personnes interrogĂ©es sont-elles confiantes pour lâavenir ?
Quelle confiance pour leur avenir professionnel ?
RĂ©alisĂ© en janvier 2021 auprĂšs de 1600 actifs français en partenariat avec le CSA (institut dâĂ©tudes), le baromĂštre de la formation et de lâemploi de Centre Inffo rĂ©vĂšle des actifs majoritairement confiants pour les avenirs professionnels mĂȘme si cette confiance a chutĂ© dans lâannĂ©e qui vient de sâĂ©couler : en 2020, 75 % dĂ©claraient ĂȘtre confiants pour leur avenir pro contre 68 % aujourdâhui. Il faut noter que les 25/34 ans sont nettement plus confiants face Ă leur avenir professionnel que les 50/64 ans. De mĂȘme, les cadres sont plus confiants que les ouvriers pour les annĂ©es Ă venirâŠ. Tout comme les personnes habitant dans de grandes zones urbaines par rapport Ă celles habitant dans des zones plus isolĂ©es.
Dans cette pĂ©riode pleine dâincertitudes, un actif sur deux pense faire le mĂȘme mĂ©tier mais pas forcĂ©ment de la mĂȘme maniĂšre (48 %) et prĂšs de la moitiĂ© des actifs qui pensent changer dâemploi Ă plus ou moins long terme (49 %). On a ainsi 33 % des rĂ©pondants qui pensent changer dâemploi dans les deux ans Ă venir.
A noter : la part de ceux déclarant que leur métier évolue trÚs vite a augmenté de 9 points passant de 33 % à 42 %.
Un regard positif sur la formation professionnelle
Pour 9 actifs sur 10, la formation professionnelle est une opportunitĂ© de sâamĂ©liorer dans sa pratique professionnelle (90 %, + 1 point) et une chance pour Ă©voluer professionnellement (89%, + 2 points) ainsi quâune nĂ©cessitĂ© pour conserver son employabilitĂ© sur le marchĂ© du travail (88 %, + 4 points).

A noter : ils sont (27 %, – 9 points) Ă penser quâelle est inutile car inadaptĂ©e et pas pratique, ou pas transposable dans son quotidien professionnel.
Dans la crĂ©ation du parcours de formation, une large majoritĂ© des actifs français (78%) considĂšrent que câest avant tout une responsabilitĂ© personnelle et individuelle de se former, un chiffre en forte hausse cette annĂ©e (+14 points).
Par ailleurs, 67% des actifs ont le sentiment dâĂȘtre suffisamment acteurs de leur formation professionnelle, un indicateur Ă©galement en hausse (+ 11 points). Ce sentiment augmente notamment auprĂšs de ceux qui sont en train de suivre un parcours de reconversion professionnelle (78 %). AprĂšs lâindividu lui-mĂȘme (86 %, +2 points), les actifs considĂšrent que les organismes de formation (75 %, -3 points) et les employeurs (74 %, -1 point) sont les acteurs les plus importants Ă solliciter dans le cadre de la formation professionnelle.

Quelles connaissances des dispositifs liĂ©s Ă la formation et Ă lâĂ©volution professionnelle ?
Si les actifs français se sentent au coeur du processus de formation, et souhaitent en ĂȘtre les acteurs, ils nâen restent pas moins en demande dâune meilleure information : 55 % ont le sentiment dâĂȘtre mal informĂ©s sur la formation professionnelle, un chiffre stable depuis lâannĂ©e derniĂšre (-2 points) mais qui fait ressortir un manque dâinformation notamment chez les fonctionnaires (FPH : 74 %, FPE : 67 %) et chez les personnes diplĂŽmĂ©es du supĂ©rieur (61 %). Centre Inffo explique ce dĂ©ficit dâinformation chez les plus diplĂŽmĂ©s par le fait quâils sont moins nombreux Ă souhaiter changer dâemploi ou Ă ĂȘtre dans des parcours de reconversion professionnelle ou encore au chĂŽmage : ils se retrouvent donc moins en contact avec les organismes de formation, connaissent moins bien les diffĂ©rents dispositifs existants.
Le CPF, un dispositif clairement identifié ?
Le compte personnel de formation (CPF) est connu par 85 % des personnes interrogées, avec une nette progression de ceux déclarant « bien connaßtre » le dispositif (63%, +6 points). Malgré une forte hausse (+ 17 points), le nombre de personnes connaissant le montant de ses droits à la formation reste minoritaire (42 %).
Qui souhaitent se former en 2021 ?
Les attentes des actifs en matiĂšre de formation restent fortes en 2021 : 48 % dâentre eux ont prĂ©vu de faire une formation au cours des douze prochains mois (- 3 points), cela concerne plus frĂ©quemment les personnes en reconversion professionnelle (86 %), les personnes qui envisagent de changer dâemploi (67 %) et les personnes dont le mĂ©tier Ă©volue trĂšs vite (59 %).
Parmi ceux qui dĂ©clarent ne pas suivre de formation en 2021, les raisons principales invoquĂ©es sont le manque de temps (33 %, +3 points) et le fait quâaucune formation ne corresponde Ă leur besoin (25 %, -3 points).
Bon Ă savoir : les personnes qui sont en reconversion et celles qui envisagent une reconversion professionnelle reprĂ©sentent 47% des actifs français. Ces reconversions professionnelles sont motivĂ©es dâabord et avant tout par une volontĂ© de se rapprocher de ses valeurs et de vivre davantage de ses passions (86 %).
Présentation du BaromÚtre Centre Inffo en vidéo (1 heure)
Et vous, comment envisagez-vous le printemps 2021 ? Songez-vous à une formation ? Si oui, dites-nous en commentaire ce qui vous motive à vous former !

Les langues c’est bien car amĂ©liorer l’anglais de la moyenne des français participe Ă Ă©largir les contacts des entreprises hors du pays des gaulois qui sont en retard sur notre voisin outre Rhin, par contre passer de la vie active Ă la retraite aurait mĂ©ritĂ© pour les personnes concernĂ©es d’avoir davantage de visibilitĂ© sur l’utilisation de leur compteur CPF car avec des retraites de misĂšre Ă la liquidation cela aurait permis une reconversion adaptĂ©e.