La FFP et le cabinet Roland Berger publient une Ă©tude sur lâefficience du systĂšme actuel de la formation professionnelle.
Le marchĂ© de la formation professionnelle rassemble 8 500 structures ayant la formation comme activitĂ© principale. Parmi ces entreprises, seulement 3 000 rĂ©alisent plus de 750 000 euros de chiffre dâaffaires et 70 % du marchĂ©. Ainsi 190 000 emplois sont liĂ©s au secteur Ă©conomique de la formation en France.
LâĂ©tude de la FFP évalue lâimpact de 8 mesures inspirĂ©es du programme prĂ©sidentiel dâEmmanuel Macron et du Livre Blanc « LibĂ©rer la formation » (FFP/AsterĂšs) :
- Simplifier le CPF
- Cibler les publics prĂ©caires : le plan 15 milliards dâeuros du Gouvernement
- Faire évoluer le rÎle des OPCA
- RĂ©affecter une partie du financement des contrats aidĂ©s vers lâalternance
- Créer un crédit impÎt formation pour les individus en lien avec le CPF
- Mettre en place un Compte Ăpargne Formation
- Créer une exonération de charges sociales pour les TPE/PME
- Créer un crédit impÎt formation pour les TPE/PME
La difficulté de trouver un modÚle économique viable pour les organismes de formation
L’Ă©tude est sans appel :
 » Ce systĂšme est source dâune double inefficience. Dâune part, les bĂ©nĂ©ficiaires de la formation professionnelle se retrouvent largement passifs face Ă des mĂ©canismes de financement complexes qui nĂ©cessitent une intermĂ©diation, et qui se rĂ©sument souvent Ă de la prescription. Dâautre part, les entreprises de formation voient leur offre contrainte par les mĂ©canismes de financement et par les injonctions des intermĂ©diaires, bien plus que par les attentes des bĂ©nĂ©ficiaires que ce soit en termes de modalitĂ©s comme de contenus de formation. »
La transformation digitale, levier de la formation professionnelle
La demande en compĂ©tences numĂ©riques sâaccroĂźt avec la digitalisation de la SociĂ©tĂ©. Les organismes de formation doivent saisir cette opportunitĂ© d’Ă©largir leurs domaines et expertises de formation.
Mais c’est aussi un enjeu pour chaque organisme de formation de rĂ©ussir sa propre transformation digitale. A la clĂ©, faire des Ă©conomies d’Ă©chelle mais aussi se positionner sur des solutions innovantes dans le domaine de la formation.
La transformation digitale permet :
- une évaluation fine des besoins en formation professionnelle et des objectifs fixés (Big Data) ;
- optimiser lâingĂ©nierie des formations, en scindant les formations en modules complĂ©mentaires dans une logique de parcours qui mixe formation avec une prĂ©sence physique et formation distancielle.
- la distribution, lâinformation et la prospection renforcĂ©es.
- un moyen de simplifier lâaccĂšs Ă la formation professionnelle. La rĂ©servation de modules de formation se dĂ©veloppe Ă travers des applications smartphone, quâelles soient directement mises en ligne par les entreprises de formation ou par des places de marchĂ©.
- la certification et lâĂ©valuation des formations sont de plus en plus facilitĂ©es par le digital.
Quel est l’avenir de la formation ? Pour les rapporteurs de cette Ă©tude :
« le marchĂ© se dirige en rĂ©alitĂ© vers une intĂ©gration complĂ©mentaire des solutions digitales, proposĂ©es aussi par des nouveaux entrants sur le secteur, avec les expertises pĂ©dagogiques des acteurs de la formation professionnelle. La formation devient ainsi «multi-modale » et sâappuie sur le « blended-learning » qui allie prĂ©sentiel et digital. Cela permet dâadapter les parcours de formation Ă chacun des profils, Ă leurs attentes, Ă leurs besoins et Ă leurs contraintes. GrĂące Ă cette complĂ©mentaritĂ©, la formation est de plus en plus sur-mesure. »
Former pour augmenter le PIB !
Cette Ă©tude met en lumiĂšre la relation entre hausse du taux dâaccĂšs Ă la formation professionnelle et augmentation de la richesse produite en France.
LâamĂ©lioration du taux dâaccĂšs Ă la formation professionnelle de 1 % engendre un gain pour lâĂ©conomie de 7,4 milliards dâeuros.
Et l’Ă©tude de conclure ainsi sur l’avenir de la formation professionnelle en France :
 » Il paraĂźt Ă©galement essentiel de rendre au bĂ©nĂ©ficiaire de la formation professionnelle son autonomie de choix. Aujourdâhui, la complexitĂ© et lâintermĂ©diation du systĂšme relĂšguent les individus Ă un rĂŽle passif. A contrario, renforcer la transparence du marchĂ© et la capacitĂ© des personnes Ă construire leur propre parcours vers lâemployabilitĂ© permet de renforcer de maniĂšre vertueuse la pression sur le systĂšme global, dâaccroĂźtre le niveau dâexigence et donc la performance. »
Ainsi il faut encourager chaque personne Ă sâinvestir dans son projet de formation. La formation doit ĂȘtre perçue comme une opportunitĂ© pour adapter et renforcer ses compĂ©tences.
Consultez l’Ă©tude en intĂ©gralitĂ© :
http://ffp.org/uploads/document/Etude2017_FFP_RolandBerger.pdf
