Le 1er janvier 2015 est mis en œuvre le compte personnel de formation, le fameux CPF. Il est universel et personnel, quel que soit le statut de la personne.
C’est l’Igas ou I’Inspection gĂ©nĂ©rale des affaires sociales qui vient d’ĂŞtre chargĂ©e de faire le premier bilan, deux ans après. Mi-dĂ©cembre 2016, c’est un vĂ©ritable bilan d’Ă©tape qui est demandĂ©. Les deux premières annĂ©es de dĂ©ploiement de ce nouveau droit permettent de mesurer le chemin parcouru et les amĂ©liorations attendues. Le rapport intĂ©grera donc des solutions adaptĂ©es aux derniers freins exprimĂ©s.
Le droit opposable Ă une formation
Les inspecteurs ont portĂ© une « attention particulière » Ă la question du droit opposable Ă une formation. Dans la lettre de mission Ă©crite par Pascale Romenteau, cheffe adjointe de l’Igas, il est soulignĂ© que chaque inspecteur des affaires sociales a pour objectif d’Ă©tablir un bilan d’Ă©tape :
« Ce bilan d’Ă©tape devra permettre d’apprĂ©cier les conditions dans lesquelles se dĂ©ploie le dispositif, d’analyser les rĂ©sultats de deux annĂ©es de fonctionnement et d’identifier les difficultĂ©s rencontrĂ©es en distinguant Ă chaque fois que cela s’avĂ©rera nĂ©cessaire, les modalitĂ©s de mise en Ĺ“uvre du CPF ».
Il doit tenir compte Ă la fois des salariĂ©s utilisant le CPF et des demandeurs d’emploi. Rappelons qu’il touche aussi les jeunes sortis sans qualifications du système scolaire. Les travaux ont permis de dresser un Ă©tat des lieux de deux ans d’application de ce nouveau droit. Sa crĂ©ation, par l’ANI, date du 11 janvier 2013, prĂ©cisĂ©e dans la loi du 14 juin 2013 sur la sĂ©curisation de l’emploi, puis dĂ©taillĂ©e au niveau opĂ©rationnel par la loi du 5 mars 2014 sur la formation professionnelle. Au-delĂ de l’analyse du lancement du dispositif et de ses premiers rĂ©sultats, les inspecteurs des affaires sociales devront identifier
« les difficultés qui demeurent et auxquelles peuvent être confrontés les différents acteurs afin de proposer les solutions adaptées pour permettre un complet fonctionnement du CPF ».
Par ailleurs, les trois inspecteurs gĂ©nĂ©raux chargĂ©s de la mission ont donnĂ© leur avis sur « l’efficacitĂ© de l’accompagnement administratif » lors de l’expĂ©rimentation sur le terrain.
Contrôle quantitatif des débuts du CPF
Le bilan demandĂ© aux trois Igas est rĂ©alisĂ© en coordination avec le Conseil national de l’emploi, de la formation et de l’orientation professionnelle ou Cnefop qui prĂ©pare son deuxième rapport sur le CPF Ă communiquer au printemps 2017. Ce travail traite de la mise en Ĺ“uvre du CPF et de ses premiers rĂ©sultats, deux ans après sa crĂ©ation le 1er janvier 2015. Cette première partie de la mission confiĂ©e Ă l’Igas est purement quantitative. Elle communique l’ensemble des donnĂ©es disponibles sur le nombre de formations rĂ©alisĂ©es au titre du CPF.
Trois points sont examinés : la typologie des formation suivies, les modalités de suivi, hors temps de travail et sur le temps de travail, et les qualifications obtenues. Enfin, pour compléter ces informations utiles, il est également étudié les modalités de financement et de constitution des listes de certifications éligibles.
Ce contrĂ´le est important pour les qualifications et les compĂ©tences des Français. La formation professionnelle Ă©tant un prĂ©alable Ă toute progression professionnelle. Les modalitĂ©s de financement et de constitution des listes de certifications Ă©ligibles sur l’ensemble du territoire par le COPANEF seront Ă©galement Ă©tudiĂ©es.

On serait très Ă©tonnĂ© que l’IGAS dise du bien du CPF. C’est un dispositif qui ne marche pas sur la seule volontĂ© du salariĂ©, qui est bloquĂ© dans plusieurs OPCA (prĂ©tendre financer le CPF Ă hauteur de 15 euros par heure est une plaisanterie avec un traitement hyper lourd et complexe de toute l’administration).
Par ailleurs une seule heure est financée pour 24 h octroyées par an (40 euros par an et par salarié en moyenne).
Enfin certains OPCA dĂ©but fĂ©vrier n’ont toujours pas communiquĂ© leurs prises en charge 2017.
Comme ils sont en droit de rĂ©clamer 2 mois pour le traitement des dossiers et qu’il est impossible de communiquer pour un OF avant de connaĂ®tre cette prise en charge on peut estimer que les premiers stages CPF ne pourront dĂ©marrer avant mai avec certains OPCA.
Fin juin on arrête de former et on reprendra péniblement courant septembre.
Du coup il y a moins de 6 mois/12 utiles pour former avec ce CPF.
Ne parlons pas du socle des compĂ©tences, ruinĂ© quant Ă lui par le Copanef depuis qu’il s’appelle ClĂ©a (le Copanef voulait imiter l’Ă©cole avec ClĂ©a sans en avoir les moyens)
Ce énième ratage hollandien apparaîtra après les présidentielles évidemment.
Ratage total en effet : avec 25 ans de mĂ©tier dans la communication l’OPCA me refuse des formations en graphisme et en community management, et me propose tout ce que je veux en anglais alors que je suis bilingue… on croit rĂŞver ! J’attends d’ĂŞtre enfin Ă PĂ´le Emploi pour avoir un peu plus de choix que dans ma future ancienne entreprise, mais vu le tarif PĂ´le Emploi ce sera dur de trouver une bonne formation sans avoir Ă y mettre de ma poche –rendez-moi le DIF ;-)…