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Sénat : table-ronde sur la formation professionnelle

Sandrine22 mai 201820 octobre 2019

Le projet de Loi rĂ©pond-il aux enjeux de la rĂ©forme de la formation professionnelle ? Quelle place pour l’individu dans le choix de se former ? Quelle appĂ©tence Ă  la formation ? Quelle Ă©volution pour les OPCA ? Autant de questions dĂ©battues lors d’une table-ronde sur la formation professionnelle organisĂ©e par la Commission des affaires sociales du SĂ©nat.

Dans la perspective de l’examen du projet de loi pour la libertĂ© de choisir son avenir professionnel, une table-ronde sur la formation professionnelle a Ă©tĂ© organisĂ©e mercredi 16 mai 2018 par la Commission des affaires sociales du SĂ©nat. L’objectif des Ă©changes Ă©taient de savoir si le projet de Loi rĂ©pond aux besoins de rĂ©forme professionnelle de notre pays.

Yves Daudigny, membre de la Commission des affaires sociales et SĂ©nateur de l’Aisne souligne lors de ces Ă©changes que :

 » la rĂ©forme contribue Ă  dessiner une sociĂ©tĂ© des individus, chacune, chacun disposant de son smartphone – outil obligatoire – et des logiciels permettant d’entrer en contact avec tout service public ou tout dispositif social. Les droits deviendraient universels. Mais n’y a t-il pas contradiction Ă  vouloir cette sociĂ©tĂ© des l’individu et la nĂ©cessitĂ© d’accorder des prioritĂ©s (lutte contre le chĂ´mage, mutation numĂ©rique, insertion des jeunes » ? ».

JoĂ«l Ruiz, Directeur gĂ©nĂ©ral d’Agefos-PME partage sa vision du projet de Loi en indiquant que :

« L’enjeu premier qui me semble dĂ©terminant est la politique de l’emploi. C’est d’affecter massivement des ressources pour soutenir la politique de l’emploi et en particulier pour lutter contre le chĂ´mage de masse et en particulier des jeunes. C’est aussi accessoirement soutenir les mutations Ă©conomiques dont la transition numĂ©rique. A partir de lĂ  on comprend que les ressources de cette rĂ©forme sont flĂ©chĂ©es vers l’emploi. L’Etat prend en main l’essentiel des ressources pour pouvoir mener cette politique. Il prend ses responsabilitĂ©s dans un système qui Ă©tait jusqu’Ă  prĂ©sent un système partagĂ© entre plusieurs acteurs (Les RĂ©gions, Les partenaires sociaux et l’Etat) en un dispositif oĂą c’est lui qui prend la main sur l’essentiel du financement en laissant un individu autonome sur son CPF. Si on n’a pas Ă  l’esprit l’ambition du Gouvernement, on ne comprend pas la rĂ©forme qui s’annonce. »

Pour Jean-Philippe MarĂ©chal, Vice-PrĂ©sident d’AGEFOS-PME, l’enjeu porte sur la plus grande autonomie des individus mais aussi des entreprises :

 » Historiquement le financement de la formation a toujours Ă©tĂ© ambigu dans son objet, entre les partenaires sociaux qui revendiquaient l’appartenance des fonds entre guillemets, et l’Etat qui considĂ©rait que c’Ă©tait une contribution fiscale, qui a ce titre, c’Ă©tait Ă  lui d’en gĂ©rer l’organisation et l’utilisation.

L’enjeu essentiel est que toute la contribution soit clairement organisĂ©e et utilisĂ©e par l’Etat pour une mission, la lutte contre le chĂ´mage et la formation des demandeurs d’emploi. Cela renvoie Ă  l’individu plus autonome dans la gestion de ses besoins de formation, mais Ă©galement l’entreprise. Depuis la rĂ©forme de 2014 le plan de formation n’Ă©tait plus mutualisĂ© pour les entreprises de plus de 300 salariĂ©s. Avec cette rĂ©forme, ce sera pour les entreprises de plus de 50 salariĂ©s. On renvoie sur les entreprises elle mĂŞmes aussi le financement de leur besoin de formation d’ou aussi l’Ă©volution du rĂ´le des OPCA. D’ailleurs, cette Ă©volution, ce n’est pas une rupture, mais elle s’inscrit dans les rĂ©formes prĂ©cĂ©dentes. LĂ  on est dans une mission d’accompagnement. »

Des notions clés : droit universel, désintermédiation, investissement immatériel

 Jean-Marie Luttringer, expert en Droit de la Formation a partagĂ© son regard sur l’approche juridique, Ă  savoir quels seront les effets structurants possibles de cette reforme qui s’inscrit dans le long terme. Comment ces intentions politiques vont-elles ĂŞtre gravĂ©es dans la Loi ? Les intentions politiques sont en adĂ©quation avec des Ă©volutions gĂ©nĂ©rales de la sociĂ©tĂ© (personnalisation, individualisation) mais avec des paris lourds qui ne sont pas encore gagnĂ©s.

Sur la notion de droit universel, il rappelle que cela implique que :

 » toute personne quels que soient son statut, sa situation le territoire sur lequel elle se trouve, puisse disposer de droits opposables Ă  quelqu’un (employeur ou collectivitĂ©) et effectifs (ressources) et dans le cas Ă©chĂ©ant justiciable.

La notion a-t-elle le mĂŞme sens pour un travailleur en indĂ©pendant et un salariĂ©, ou pour un fonctionnaire ? Je ne le crois pas. De quoi parle-t-on ? Ce droit devrait s’arrĂŞter en principe Ă  la retraite, mais peut continuer en cas d’activitĂ© bĂ©nĂ©vole.

Cette problĂ©matique est liĂ©e Ă  la nature du public : qu’est-ce qu’un « actif occupé » ?

La question de l’effectivitĂ© se pose aussi selon Jean-Marie Luttringer :

« Il faut des ressources, des moyens. Pour les salariĂ©s du secteur privĂ©, il y a effectivitĂ© Ă  partir du moment oĂą l’employeur est tenu de verser 500 euros / an pour une formation. La question est de savoir si cette ressource permet d’acheter. Le Gouvernement fait le pari que ça ne suffira pas mais qu’il y aura des abondements. Je pense qu’il y a un non dit avec un co-financement par les mĂ©nages, avec un accroissement de la contribution des mĂ©nages. La question est de savoir comment ça s’Ă©quilibre par rapport Ă  l’Ă©galitĂ© d’accès. »

Par ailleurs, il rappelle que l’intermĂ©diation paritaire n’est pas compatible avec un droit universel selon le Gouvernement d’oĂą le choix d’aller vers la dĂ©sintermĂ©diation :

« L’intermĂ©diation au niveau des OPCA est « retrogradé » et ils doivent justifier de la pertinence de leurs services. Si cette intermĂ©diation est remise entre les mains de l’Etat, la question se pose entre le lien entre la personne allant se former et le prestataire. La formation suppose un projet, une rĂ©flexion prĂ©alable. Cette fonction doit ĂŞtre dotĂ©e de moyens, on a un risque rĂ©el d’Ă©chec. »

Enfin, l’investissement immatĂ©riel est la 3e notion clĂ© liĂ©e Ă  cette rĂ©forme de la formation professionnelle. La formation est un investissement immatĂ©riel.  La question pour l’appĂ©tence Ă  la formation se pose. Selon Jean-Pierre Luttringer, la question de fond est l’arbitrage : fera-t-on un investissement dans les loisirs, dans la voiture ou dans la formation ?

La question de l’appĂ©tence Ă  se former

 Celine Schwebel, PrĂ©sidente d’AGEFOS-PME souligne la place de l’appĂ©tence dans le CPF :

« L’une de notre fonction Ă©tait de donner de l’appĂ©tit, prioritairement aux chefs d’entreprise pour amener les collaborateurs Ă  se former davantage en fonction des objectifs de la dite entreprise. Aujourd’hui, ce principe d’appĂ©tence est gĂ©nĂ©ralisĂ© au travers des outils numĂ©riques que le Gouvernement compte mettre en place : on attend de tout Ă  chacun d’aller consulter les catalogues de formation, de s’informer sur les cycles de formation qui sont disponibles, avec un capital minimum de 500 euros au bout d’un certain nombre d’annĂ©es, avec capitalisation sur plusieurs annĂ©es. Aujourd’hui nous avons un certain nombre de personnes qui n’ont pas d’appĂ©tit pour la formation. Ce dispositif sera-t-il suffisant pour aller se former ? Cela me parait un pari très ambitieux voire inatteignable. J’ai le sentiment que pour cette frange de personnes qui n’ont pas le reflexe de la formation, les laisser en autonomie complète ne permettra pas atteindre les objectifs fixĂ©s.

S’engager dans un processus de formation pour un niveau 4 ou 5, cela a un cout suivant la durĂ©e de formation. Mais dès l’instant oĂą vous avez dĂ©jĂ  acquis un certain nombre de compĂ©tences ou de qualifications, s’orienter vers d’autres cycles  formations avec une valeur ajoutĂ©e professionnelle plus Ă©levĂ©, ce capital ne va pas ĂŞtre suffisant. »

Joel Ruiz complète en indiquant que :

« la rĂ©forme du CPF est un pari en cela qu’il est plus facile Ă  comprendre (« j’aurais x euros ») mais il a un inconvĂ©nient « celui de la thĂ©saurisation : « dès que j’en aurai besoin, je l’utiliserai ». Mais le mĂ©canisme n’est pas conçu comme cela, car il se recharge par l’anciennetĂ©. La thĂ©saurisation est un effet pervers et non souhaitĂ©. Il y a lĂ  un vrai sujet d’accompagnement.

Dans le compte en heures, on remarque dĂ©jĂ  l’effet « je les garde au cas où ». On constate que l’essentiel du compte est utilisĂ© quand il y a eu rupture du contrat de travail. C’est lĂ  oĂą je pense qu’il faudrait ajouter dans le texte la possibilitĂ© de co-investir ou d’abonder. Dès lors que vous avez un compte en euros, et que vous avez la branche ou l’employeur qui va vous dire « j’ai besoin que vous montiez en compĂ©tences et je suis prĂŞt Ă  mettre 50 % en contrepartie en plus, allez-y utilisez cette opportunitĂ©, cela aura un effet dĂ©clencheur. »

Au delĂ  de l’appĂ©tence, Jean-Philippe MarĂ©chal souligne que :

« La « financiarisation » du CPF se traduit directement par une baisse du droit. SI on a 150 h avec un prix moyen de 35 euros, on arrive Ă  5250 euros. Mais Ă  terme on aura un maximum de 5 000 euros sur le compte CPF ! Par ailleurs en renvoyant l’acte de formation sur la personne d’un cĂ´tĂ© et sur l’entreprise de l’autre, on casse la stratĂ©gie de co-construction, qui devra se redynamiser par des politiques de branches. Pour la monĂ©tisation du CPF, certains ont dĂ©jĂ  l’illusion de pouvoir simplement cliquer sur une formation et l’obtenir. Mais c’est oublier le prix d’une journĂ©e de formation. Cela va gĂ©nĂ©rer des frustrations car ils ne pourront pas « s’offrir » autant de jours de formation qu’ils le souhaitaient. »

Séance du Sénat en replay :

http://videos.senat.fr/video.645282_5afa0d97d1c3f.table-ronde-sur-la-formation-professionnelle?timecode=1128460

Agefos PME, CPF, formation professionnelle, monétisation, Senat

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One thought on “SĂ©nat : table-ronde sur la formation professionnelle”

  1. Didier Cozin dit :
    23 mai 2018 Ă  12 h 04 min

    Je ne suis pas d’accord : avec JoĂ«l Ruiz, la formation des chĂ´meurs n’a pas grand chose Ă  voir avec celui des salariĂ©s. Ce n’est pas en dĂ©shabillant les budgets (dĂ©jĂ  très insuffisants) des entreprises que notre pays retrouvera sa compĂ©titivitĂ© et ses emplois.
    Pour avoir tout mĂ©langĂ© en 2014 la rĂ©forme avait ratĂ© toutes ses cibles : les chĂ´meurs qui ne sont globalement ni plus qualifiĂ©s ni moins nombreux chez pĂ´me emploi qu’en 2014 et les travailleurs salariĂ©s qui ont vu fondre tout Ă  la fois les services formation tout comme les budgets en entreprises.
    Le CPF de 500 euros par an est un gadget, les moins qualifiĂ©s vont jouer Ă  l’Ă©cureuil avec des fonds qui n’existent pas et ne seront jamais provisionnĂ©s. Quant aux dĂ©tournements des fonds de la formation ils seront sans doute lĂ©gion car certains salariĂ©s voudront toucher « leurs sous »

    Répondre

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