Un certificateur doit-il seulement constater un niveau a la fin d’un parcours ? Ou doit-il aussi contribuer a la coherence de ce qui se passe avant l’examen ?
Le modele historique est connu. L’organisme de formation forme. Le certificateur certifie. Cette separation reste saine. Mais entre les deux subsiste un angle mort : le lien entre le niveau initial du candidat, la formation proposee et les competences finalement evaluees.
- Deux candidats peuvent obtenir la meme certification apres deux parcours radicalement differents.
- La certification finale atteste un niveau, mais ne dit rien de ce que la formation a apporte.
- Le certificateur connait le point d’arrivee : il peut fournir un repere commun avant meme le debut de la formation.
- Avec LevelUp, LILATE relie positionnement initial, formation et certification sans empieter sur la pedagogie des organismes.
Le paradoxe de la certification finale
Deux personnes peuvent obtenir exactement la meme certification en ayant vecu deux parcours opposes. L’une possedait deja presque toutes les competences avant d’entrer en formation. L’autre les a reellement acquises pendant son parcours.
Dans les deux cas, la certification remplit parfaitement son role : elle atteste les competences maitrisees au moment de l’evaluation. Ce qu’elle ne dit pas, c’est ce que la formation a apporte.
Meme diplome, meme certification, parcours incomparables. Le resultat final ne mesure pas l’impact de la formation. Seul l’ecart entre le depart et l’arrivee le fait.
Longtemps, ce n’etait pas un probleme. Le contexte change. Entre controles renforces, evolution du CPF, exigences Qualiopi et interrogation croissante sur l’efficacite des depenses de formation, la capacite a documenter l’impact d’un parcours prend une nouvelle importance.
Le Referentiel national qualite prevoit l’identification precise des objectifs et l’adaptation des prestations aux publics beneficiaires.
La Caisse des Depots mene de son cote une demarche d’evaluation de la qualite des formations proposees sur Mon Compte Formation, portant notamment sur la qualite des actions et leur adequation avec les projets professionnels.
La formation professionnelle est donc poussee vers une logique plus exigeante : etre capable de demontrer sa valeur.
Le certificateur connait le point d’arrivee
Le certificateur possede une information particuliere. Il sait precisement quelles competences seront evaluees a la fin du parcours. Il peut donc contribuer a construire un referentiel commun permettant de situer un candidat avant meme le debut de la formation.
Cela ne signifie pas qu’il doit decider de la pedagogie. Cette responsabilite appartient a l’organisme de formation. Mais un positionnement initial coherent avec les competences ensuite certifiees fournit un langage commun entre les acteurs.
Le certificateur definit le repere. L’organisme de formation construit le chemin.
LILATE experimente cette logique avec LevelUp
C’est cette approche que le certificateur linguistique LILATE veut generaliser aupres de ses partenaires avec le lancement de LevelUp. Le dispositif relie trois etapes.
Avant la formation, FlashLevel realise un diagnostic des competences linguistiques du candidat. Les resultats sont mis a disposition de l’organisme pour identifier les points forts, les difficultes et adapter le parcours. Apres la formation, le candidat passe sa certification LILATE.
Moins ajouter une evaluation de plus que creer une continuite entre deux moments jusqu’ici largement independants. Le certificateur fournit le repere. L’organisme garde la main sur sa pedagogie.
Reliez le positionnement initial a la certification finale
FlashLevel, Lingueo et LILATE couvrent la chaine complete : mesurer le point de depart, former, certifier la progression. Voyez comment l’articuler sur vos parcours linguistiques.
Vers une responsabilite elargie des certificateurs ?
Un certificateur peut parfaitement respecter son role en organisant une evaluation finale solide, impartiale et conforme a son referentiel. Mais est-ce encore suffisant ?
A mesure que l’ecosysteme cherche a mieux evaluer la qualite et l’impact des parcours, le role des certificateurs pourrait s’elargir. Non pour devenir eux-memes organismes de formation. Mais pour apporter plus de coherence a toute la chaine.
Le debat sur l’efficacite de la depense ne porterait alors plus seulement sur le cout d’un parcours ou l’obtention d’une certification. Il porterait directement sur les competences developpees.
Passer du controle a la demonstration
C’est peut-etre la que se situe le vrai changement. Pendant plusieurs annees, les politiques publiques se sont concentrees sur la conformite, la lutte contre la fraude et le controle des organismes. Ces enjeux restent necessaires.
Mais la prochaine etape pourrait etre differente. Il ne s’agirait plus seulement de demontrer qu’une formation a ete correctement realisee. Il faudrait demontrer ce qu’elle a change.
La difference parait subtile. Elle est considerable. Elle fait passer le secteur d’une logique de conformite a une logique d’impact, et transforme autant le travail des organismes que celui des certificateurs.
Du controle a l’impact
Le role du certificateur ne s’arrete pas forcement a l’examen final. Sans empieter sur la pedagogie, il peut fournir le repere qui relie le debut et la fin d’un parcours.
Demain, la vraie question ne sera plus « la formation a-t-elle eu lieu ? » mais « qu’a-t-elle change ? »Avec LevelUp, LILATE et FlashLevel apportent un debut de reponse concret pour les formations linguistiques. La logique, elle, vaut pour tout le secteur.
Referentiel national qualite (Qualiopi), Caisse des Depots (evaluation de la qualite des actions sur Mon Compte Formation), France competences (certification professionnelle et Repertoire specifique).
