Le rapport du Think Tank Fondapol publiée le 5 avril 2017, « Former, de plus en plus, de mieux en mieux : l’enjeu de la formation professionnelle » dresse un bilan des outils développés dans le cadre de la réforme de la formation professionnelle et préconise notamment la mise en place d’un droit opposable à la formation.
Dans l’introduction de son rapport « Former, de plus en plus, de mieux en mieux : l’enjeu de la formation professionnelle » , le Think Tank Fondapol  pose le cadre de sa rĂ©flexion :
Pourquoi la formation professionnelle n’est-elle pas véritablement gérée comme un outil majeur de retour à l’emploi ?
Sur ce point essentiel, deux logiques cohabitent : la formation professionnelle doit-elle s’inscrire dans une approche préventive, visant à adapter les compétences des salariés en poste, pour éviter un passage long par la case chômage, ou bien, au contraire, faut-il aller vers le curatif, en favorisant la formation des demandeurs d’emploi pour faciliter leur retour à une vie active ? Les deux démarches sont-elles exclusives ? Où doit-on mettre le curseur ?
L’autre question réside dans le fait que très peu de cette manne financière est tournée vers l’avenir, puisque le volet « investissement », à savoir ce qui renvoie aux « achats d’équipement et de biens durables directement liés aux actions de formation », est estimé à 1 %, c’est-à -dire presque rien face aux rémunérations ou frais de fonctionnement divers ».
Une formation utile… de quoi parle-t-on ?
Après analyse de l’Ă©volution des lois sur la formation continue depuis les annĂ©es 70, le rapport met en avant le fait qu’une formation utile serait une formation garante d’employabilitĂ©. Cela implique :
- « l’actif, destinataire de la formation, doit recevoir de sa formation des bénéfices tant personnels que pour la structure à laquelle il appartient ou pour le marché de l’emploi plus généralement, notamment da des logiques de reconversion ou de paliers de compétences permettant de rebondir dans une nouvelle entreprise ;
- l’entreprise (ou l’institution dans le cadre de la fonction publique), maître d’œuvre d’un scénario global et cohérent de politique de formation. Elle peut surtout, à terme, proposer un ajustement ciblé de la montée induite de compétences avec sa propre organisation interne, à court ou moyen terme ;
- l’organisme de formation, opérateur de la formation. Il répond aux attentes exprimées mais peut aussi susciter de nouvelles réponses à des besoins non identifiés, dans le cadre d’une dimension plus prospective. »
Les organismes de formation sont mobilisés pour offrir des encadrements plus complets de leur public, via des dispositifs d’accueil, information, orientation et accompagnement (AIOA) ou grâce à un accompagnement méthodologique et pédagogique plus cohérent.
Les nouveaux outils de la loi de Mars 2014
- Légitimation définitive de la VAE pour sécuriser les parcours
- CrĂ©ation du compte personnel de formation (CPF) pour booster la formation. Il s’agit d’un droit personnel attachĂ© Ă la personne
- Création du conseil en évolution professionnelle (CEP) pour accompagner les actifs dans leur orientation de formation et professionnelle
- Mise en place du contrôle Qualité en formation
Une formation réussie vise ainsi l’adéquation du processus d’évaluation aux objectifs de formation. Cela suppose « que soient envisagés trois stades complémentaires : l’information du public sur l’input et l’output, les appréciations des apprenants sur les enseignements reçus et la rigueur du processus de délivrance des certifications. »
Vers un droit opposable Ă la formation ?
Pour l’avenir de la formation professionnelle en France, le Think Tank met en avant la piste d’un « nouveau droit opposable, celui de pouvoir bĂ©nĂ©ficier de la formation professionnelle idoine et donc efficace – sur le modèle du droit Ă l’orientation pour tous nĂ© de la loi de novembre 2009 sur l’orientation et la formation tout au long de la vie – reprĂ©sente en ce sens l’un des nouveaux enjeux sociĂ©taux Ă venir pour faire que formation cesse de rimer avec privilèges des insiders de tout poil, ce qui devient de moins en moins acceptable. »
Consultez le rapport complet :

