Le 7 dĂ©cembre 2016, Myriam El Khomri et Clotilde Valter ont annoncĂ© aux partenaires sociaux et aux RĂ©gions la prolongation du dispositif en rĂ©affectant l’aide embauche-PME au dispositif de formation.
En janvier 2016, le Gouvernement lançait son Plan d’urgence pour l’emploi, avec notamment la crĂ©ation d’une aide Ă l’embauche dans les PME, et un plan de 500 000 formations. Au bout d’une annĂ©e de mise en oeuvre, le Gouvernement se prononce clairement en faveur de la formation, reconduisant les 2 dispositifs jusqu’Ă fin juin 2017 mais allouant une partie du financement de l’aide Embauche-PME pour les formations.
Ainsi la prime Ă l’embauche pour les PME, pour laquelle 1,9 milliard d’euros sont inscrits dans le budget 2017 prendra fin en juin 2017, avec six mois d’avance sur le planning initial. Le Gouvernement vise ainsi le financement de 165 000 entrĂ©es en formation supplĂ©mentaires.
Quel bilan pour l’aide Embauche PME ?
Cette aide devait permettre dâaccĂ©lĂ©rer le retour Ă lâemploi des personnes actuellement au chĂŽmage. Son ciblage visait en particulier Ă favoriser lâemploi de qualitĂ© pour les demandeurs dâemploi les moins qualifiĂ©s.
Cette aide Ă l’embauche d’un salariĂ© pour les entreprises de moins de 250 salariĂ©s avait Ă©tĂ© créée pour toute embauche ayant lieu entre le 18 janvier et le 31 dĂ©cembre 2016. Le montant de l’aide pour 2 ans est Ă©gal Ă 4 000 ⏠maximum pour un mĂȘme salariĂ©.
Cette prime est cumulable avec certains dispositifs existants : réduction générale des cotisations patronales sur les bas salaires, CICE, Accre.
Au 1er juin 2016, 160 000 entreprises l’ont demandĂ©, pour 350 000 emplois créés. L’objectif est d’1 million dâembauches Ă la fin de lâannĂ©e. Les 3/4 des demandes dâaide concernent des CDI, 35 % des bĂ©nĂ©ficiaires ont moins 25 ans et 80 % des demandes concernent des salariĂ©s employĂ©s dans des entreprises de moins de 50 salariĂ©s.
Quel bilan pour le plan 500 000 formations ?
Au 30 septembre (chiffre disponible le plus récent), on dénombre :
- 640 000 entrées en formation ;
- 200 000 inscriptions en stage intervenues depuis cette date ;
- 60 000 accompagnements Ă la crĂ©ation dâentreprise Ă fin novembre ;
- 45 000 contrats de professionnalisation pour des personnes en recherche dâemploi.
Un point d’Ă©tape pour une annonce de prolongation
Le 7 dĂ©cembre dernier, Myriam El Khomri, ministre du Travail, de lâemploi, de la formation professionnelle et du dialogue social et Clotilde Valter, secrĂ©taire dâEtat chargĂ©e de la Formation professionnelle et de lâapprentissage ont conviĂ© les reprĂ©sentants des conseils rĂ©gionaux, dans une dĂ©lĂ©gation conduite par Philippe Richert, prĂ©sident de RĂ©gions de France, et les reprĂ©sentants des partenaires sociaux, Ă un point dâĂ©tape de la mise en Ćuvre du plan 500 000 formations supplĂ©mentaires, en prĂ©sence de Jean BassĂšres, directeur gĂ©nĂ©ral de PĂŽle emploi.
Les conseils rĂ©gionaux, les partenaires sociaux et lâEtat ont exprimĂ© le souhait unanime que le plan fasse lâobjet dâune Ă©valuation prĂ©cise permettant dâen tirer tous les enseignements. La proposition de mĂ©thode prĂ©sentĂ©e par lâEtat pour engager rapidement cette Ă©valuation fera lâobjet dâĂ©changes entre les partenaires dans les toutes prochaines semaines et sera prĂ©sentĂ©e au CNEFOP dĂ©but 2017. LâĂ©valuation donnera lieu Ă un premier rapport en juin-juillet 2017.
Un effort financier demandé aux partenaires sociaux et aux régions
Les ministres ont invitĂ© tous les acteurs du quadripartisme Ă sâassocier Ă cette dĂ©marche de prolongation du plan, sur les mĂȘmes bases quâen 2016. Elles ont proposĂ© que sâengage rapidement un travail fin dâanalyse de lâexĂ©cution du plan et des modalitĂ©s de poursuite rĂ©gion par rĂ©gion. Sans attendre les rĂ©sultats de lâĂ©valuation, les avenants aux conventions 2016 devront intĂ©grer des exigences qualitatives renforcĂ©es.
ParallĂšlement, en accord avec eux, une nĂ©gociation va sâouvrir trĂšs vite entre lâEtat et les partenaires sociaux sur les modalitĂ©s de leur participation Ă lâeffort de formation des personnes en recherche dâemploi. A lâissue de cette rĂ©union, il appartient dĂ©sormais Ă chacun des conseils rĂ©gionaux dâindiquer sâil souhaite sâengager dans la poursuite du plan sur les bases proposĂ©es.
Par ailleurs, les OPCA pourraient Ă©galement contribuer au financement  » de maniĂšre volontaire et sur la base des rĂ©sultats de la mission confiĂ©e Ă l’Inspection gĂ©nĂ©rales des affaires sociales pour Ă©valuer leurs trĂ©soreries » tout comme le Fonds paritaire de sĂ©curisation des parcours professionnels.
Dans quel dĂ©lai doivent-ils se dĂ©cider ? Rien n’est indiquĂ© dans cette nouvelle annonce !
