Skip to content

Articles récents

  • Présidentielle 2027 : la formation professionnelle entre dans le débat politique
  • CPOF : pourquoi les organismes de formation ont créé leur propre conférence permanente
  • CNOFP : qui est le nouveau conseil national de la formation professionnelle ?
  • Formation professionnelle : explosion, purge, rationnement. Et après ?
  • Ticket modérateur CPF : 177 M€ économisés, 15,8 % de bénéficiaires en moins

Most Used Categories

  • News (1 136)
  • Agenda (159)
  • Interviews (110)
  • Rubrique RH (98)
  • Droit de la formation (72)
  • Offre de formation (32)
  • Certification (30)
Skip to content
CPFORMATION

CPFORMATION

Média des pros de la #formpro – par Lingueo©

S’abonner (RSS)
  • News
  • Rubrique RH
  • Droit de la formation
  • Interviews
  • Offre de formation
  • Certification
  • Forums
    • Salariés
    • Demandeurs d’emploi
    • Employeurs
    • Prestataires
  • Home
  • News
  • CPOF : pourquoi les organismes de formation ont créé leur propre conférence permanente

CPOF : pourquoi les organismes de formation ont créé leur propre conférence permanente

Arnaud5 novembre 20265 novembre 2026

Hier, nous présentions le CNOFP, la nouvelle instance nationale de concertation installée en octobre par l’État. Aujourd’hui, place à un autre sigle, souvent confondu avec le premier : la CPOF, Conférence permanente des organismes de formation.

Les deux n’ont presque rien en commun sur le plan juridique. Le CNOFP est créé par la loi. La CPOF est une initiative collective, lancée par deux organisations du secteur pour structurer une parole commune et peser sur la présidentielle de 2027.

Son colloque des 4 et 5 novembre 2026 à Paris, où les participants étaient appelés à voter ses propositions, est l’occasion de faire le point : qui la porte, comment elle travaille, ce qu’elle demande, et pourquoi le secteur a jugé utile de créer une structure de plus.

À retenir
  • La CPOF est une instance de dialogue, de proposition et de plaidoyer, initiée par le Synofdes et la Fédération nationale des UROF.
  • Décidée en octobre 2024, lancée nationalement les 27 et 28 octobre 2025, elle est présidée par Pascale Gérard.
  • Ce n’est ni une autorité administrative ni une instance prévue par les textes. Elle n’a aucun pouvoir réglementaire.
  • Après un an de consultation, elle a soumis au vote une soixantaine de propositions destinées aux candidats de 2027.
  • Son avenir après 2027 n’est pas documenté publiquement à ce stade.

La CPOF, c’est quoi exactement ?

Logo de la CPOF, Conférence permanente des organismes de formation

Conférence permanente des organismes de formation. Initiée par le Synofdes et la Fédération nationale des UROF.

Sur son site, la CPOF se définit comme une instance de dialogue, de veille, de proposition et d’influence. Son ambition affichée : faire de la formation professionnelle un levier d’émancipation, d’équité et de cohésion sociale, et le faire entendre auprès de l’État, des Régions, des partenaires sociaux, des financeurs et des institutions européennes.

Elle a été créée à l’initiative de deux organisations :

  • Le Synofdes, syndicat d’employeurs des organismes de formation, historiquement ancré dans l’économie sociale et solidaire.
  • La Fédération nationale des UROF, qui regroupe les unions régionales des organismes de formation.

Autour d’eux, le site affiche une quinzaine de « parties prenantes » : réseaux nationaux (Fédération des CIBC, Apapp pour les Ateliers de pédagogie personnalisée, INFREP, Fondation Infa), organismes de terrain, et même un cabinet de consultante indépendante. Le cœur reste toutefois celui de l’insertion, de l’accompagnement et de la formation des publics éloignés de l’emploi.

Concrètement, la CPOF produit des propositions, organise des rencontres régionales et des débats en ligne, et prépare un document de plaidoyer à destination des candidats et décideurs.

Pourquoi elle est née : un secteur qui se sent oublié

L’idée naît en octobre 2024, d’une décision commune des assemblées générales du Synofdes et de la Fédération nationale des UROF, réunis pour leur colloque annuel. Elle est présentée publiquement en février 2025, puis lancée nationalement à Paris les 27 et 28 octobre 2025.

Le contexte explique l’urgence ressentie. Baisse de la commande publique, suppression de dispositifs, instabilité politique, budgets annuels qui changent les règles en cours de route. Le PLF 2027 vient encore d’alimenter ces inquiétudes. Lors du lancement, les responsables de la CPOF alertaient sur trois sujets, rapportés par Centre Inffo :

  • la baisse, prévue par le projet de loi de finances 2026, des crédits de formation des personnes les plus éloignées de l’emploi, chiffrée à 48 % par la vice-présidente déléguée du Synofdes ;
  • la fin envisagée de la prise en charge du bilan de compétences par le CPF ;
  • les pratiques de certaines Régions, accusées d’attribuer des marchés sans signer ensuite les bons de commande.

Mais le diagnostic de fond est plus politique. Selon Pascale Gérard, aucun parti n’a proposé de doctrine nouvelle sur la formation professionnelle depuis plus de dix ans, en dehors de logiques d’économies. Sa conclusion, formulée dès le lancement : il faut « préparer 2027 ».

Qui la dirige ?

Pascale Gérard préside la CPOF. Ancienne vice-présidente chargée de la formation professionnelle de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur, elle a aussi été directrice de l’insertion sociale à l’AFPA. Elle connaît bien les instances nationales : elle a notamment présidé une commission du Cnefop, le conseil national de concertation supprimé lors de la réforme de 2018.

Autour d’elle, la CPOF s’appuie sur les dirigeants des deux organisations fondatrices :

  • Philippe Genin, président du Synofdes, et David Cluzeau, son délégué général ;
  • Jeanine Chapot, présidente de la Fédération nationale des UROF, et Grégoire Fraty, son secrétaire général ;
  • Mathilde Naud, chargée de plaidoyer et d’animation de la CPOF.

Un détail éclaire le fonctionnement réel : le poste de chargé(e) de mission dédié à l’animation de la CPOF a été ouvert par le Synofdes en 2025, sous l’autorité de son délégué général. Autrement dit, la CPOF s’appuie sur les moyens humains de ses fondateurs.

Statut et représentativité : ce que disent les documents

Nature juridique. Les documents publics consultés ne mentionnent ni statuts ni forme juridique propre. La CPOF apparaît comme une démarche portée et animée par ses deux organisations fondatrices.

Gouvernance. La charte d’adhésion évoque des « instances de pilotage » et une validation des adhésions par les « instances compétentes », sans en détailler la composition.

Représentativité. La CPOF affiche la « vocation » de représenter la diversité des organismes de formation. C’est une ambition, pas un statut. Elle porte la parole de ceux qui participent à ses travaux, pas celle de l’ensemble du secteur au sens juridique du terme.

CPOF et CNOFP : deux objets très différents

La confusion est compréhensible : deux sigles proches, deux structures apparues à un an d’intervalle, des préoccupations qui se recoupent. Pourtant, elles ne jouent pas dans la même catégorie.

Le CNOFP est une instance publique. Il est placé auprès du ministre chargé de la formation professionnelle et réunit quatre collèges : l’État, les Régions, les syndicats de salariés et les organisations d’employeurs représentatifs au niveau interprofessionnel.

La CPOF est une initiative collective issue du secteur. Elle n’a pas de siège réservé dans les institutions. Elle cherche à influencer le débat de l’extérieur.

CNOFPCPOF
CréationLoi du 24 octobre 2025, décret du 8 avril 2026Décision du Synofdes et de la Fédération nationale des UROF (2024), lancement national en octobre 2025
CompositionÉtat, Régions, syndicats de salariés, organisations d’employeurs interprofessionnellesOrganismes de formation, réseaux, collectifs et acteurs qui signent la charte ou contribuent
MissionsConcertation et coordination nationales, contribution au débat public, suivi des études et évaluationsDialogue, veille, propositions, plaidoyer
PouvoirsAvis et délibérations, sans pouvoir réglementaireAucun pouvoir institutionnel
LégitimitéReprésentativité légale de ses membresLégitimité tirée de la participation
Place des OFPas de collège dédié ; experts associables à titre consultatifAu cœur de la démarche
Le cadre légal du CNOFP

L’article L6123-1 du Code du travail confie au CNOFP deux missions : favoriser la concertation et la coordination nationales en matière d’orientation et de formation professionnelles, et contribuer au débat public. Le décret n° 2026-258 du 8 avril 2026 fixe quatre collèges de 20 voix chacun et une présidence tournante annuelle.

Le texte permet d’associer à titre consultatif toute personne ou tout organisme reconnu pour son expertise. C’est la seule porte d’entrée formelle pour un acteur comme la CPOF. Aucune structure équivalente n’existe dans les textes pour la CPOF : elle ne dispose d’aucun pouvoir du seul fait de son existence.

Les deux structures ne sont donc ni concurrentes ni juridiquement équivalentes. L’une est un lieu de concertation entre décideurs. L’autre tente de faire entendre ceux qui mettent en œuvre les politiques, et qui ne siègent pas dans le premier.

Un an de méthode participative

La CPOF a fait un choix de méthode : construire ses positions par contributions successives, plutôt que de publier un programme écrit par ses seuls fondateurs. Les étapes clés :

Octobre 2024
Les assemblées générales du Synofdes et de la Fédération nationale des UROF décident de créer la conférence permanente.
Février 2025
Présentation publique. Une charte d’engagement et une plateforme en ligne sont annoncées.
27 et 28 octobre 2025
Lancement national à Paris, sous la présidence de Pascale Gérard. Bilan de dix ans de politiques de formation et méthode pour peser sur 2027.
Janvier à septembre 2026
Cinq rencontres régionales (Nouvelle-Aquitaine, Provence-Alpes-Côte d’Azur, Île-de-France, Auvergne-Rhône-Alpes, Hauts-de-France), quatre débats en ligne et un cycle d’auditions.
Octobre 2026
Clôture du dépôt des propositions sur la plateforme.
4 et 5 novembre 2026
Colloque « Se mobiliser pour (trans)former, nos solutions dès 2027 » à Paris, avec vote des propositions.

La plateforme distingue trois origines : les propositions issues des ateliers régionaux de la CPOF, les « initiatives collectives » de réseaux ou de collectifs, et les propositions individuelles. Chacun pouvait soutenir une proposition (un soutien par personne, anonyme) ou la commenter. Les commentaires ne sont pas publiés : l’équipe de la CPOF les intègre aux textes après modération.

Avant le colloque, les responsables de la CPOF évoquaient auprès d’AEF info une soixantaine de propositions à départager. Lors du colloque, les organisateurs ont avancé le chiffre d’environ 1 000 contributeurs. Ce chiffre n’est pas détaillé publiquement : il n’est pas précisé s’il s’agit de participants aux rencontres, d’auteurs de propositions, d’inscrits ou de soutiens.

Le résultat des votes et le document de plaidoyer final n’étaient pas publiés au moment où nous écrivons. Les propositions présentées ci-dessous sont donc des propositions déposées, pas des positions définitivement adoptées.

Ce que la CPOF défend

La charte d’adhésion pose cinq valeurs : humanisme et émancipation, inclusion et diversité, citoyenneté et démocratie sociale, qualité et innovation, transitions écologique et numérique. On y retrouve l’ADN des fondateurs : la formation comme outil de promotion sociale, avant d’être un marché.

Parmi les propositions publiées, plusieurs touchent directement les entreprises et les DRH :

Un financement pluriannuel de la formation
Problème : des budgets votés à l’année, qui fragilisent l’offre dans les territoires.
Solution : sécuriser les financements sur plusieurs années, notamment pour les compétences socles.
Proposition collective CPOF, octobre 2026
Une politique structurelle de l’apprentissage
Problème : des règles et des niveaux de prise en charge ajustés au gré de la conjoncture.
Solution : une stratégie nationale de long terme, fondée sur la stabilité des règles et la qualité.
Groupe de travail alternance du Synofdes
Un accompagnement humain gratuit pour mobiliser son CPF
Problème : des titulaires seuls face à la plateforme, et des règles d’abondement peu lisibles.
Solution : une assistance accessible pour construire son projet, et une coordination des abondements sur les parcours prioritaires.
Synthèse des CPOF régionales
Financer le temps pour se former
Problème : on finance la prestation, pas la disponibilité de la personne.
Solution : maintien de ressources, autorisations d’absence et, si besoin, remplacement dans les petites entreprises.
Proposition collective CPOF
Une veille nationale sur l’IA et les métiers
Problème : les organismes ne peuvent pas anticiper seuls l’impact de l’IA sur les compétences.
Solution : une cellule associant partenaires sociaux, branches, organismes et entreprises.
Atelier CPOF Île-de-France
Juger la formation sur sa qualité, pas sur sa modalité
Problème : des financements modulés selon que la formation se fait à distance ou en présentiel.
Solution : un principe de neutralité des modalités, et des critères fondés sur l’impact réel.
Collectif FOAD
Pourquoi un DRH devrait suivre ces travaux
  • Le temps de formation : si l’idée de financer la disponibilité des salariés progresse, elle touchera directement l’organisation du travail dans les PME.
  • Le CPF : la demande d’un accompagnement humain rejoint un constat de terrain, que nous partageons. Mieux vaut ne pas laisser un salarié seul face à Mon Compte Formation. Le sujet est d’autant plus sensible depuis le vote du 3 novembre sur l’article 89 du PLF 2027.
  • L’IA : une veille nationale sur les métiers alimenterait directement la GEPP.

Le message porté par sa présidente le 5 novembre

Nous avons assisté au colloque. En conclusion de la journée du 5 novembre, Pascale Gérard a résumé la ligne de la CPOF. Pour elle, la formation professionnelle traverse une crise qui ne tient pas seulement aux budgets : elle concerne la place que la société lui accorde.

Elle s’est inquiétée d’une fracture des compétences, a déploré les difficultés d’accès aux formations fondamentales, notamment dans la lutte contre l’illettrisme, et a plaidé pour une gouvernance quadripartite. Son objectif : reconstruire une politique de formation professionnelle durable.

« On mesure le coût de la formation, mais pas assez le coût de son absence. »

Pascale Gérard, présidente de la CPOF, colloque du 5 novembre 2026

Un point mérite d’être précisé. Le CNOFP est déjà organisé en quatre collèges : État, Régions, salariés, employeurs. Reste à savoir si la gouvernance quadripartite défendue par la CPOF désigne ce modèle, à mieux faire vivre, ou une architecture différente donnant une place aux organismes de formation. Le document de plaidoyer final devrait le dire.

Prochainement

Notre interview de Pascale Gérard, présidente de la CPOF

Propositions retenues, gouvernance, avenir après 2027 : elle répondra à nos questions dans un prochain article. Nous reviendrons aussi sur les interventions des responsables politiques lors du colloque.

Pourquoi une organisation de plus ?

C’est la question que beaucoup se posent. Le secteur compte déjà des syndicats d’employeurs, dont le Synofdes et Les Acteurs de la Compétence, des fédérations, des réseaux spécialisés et des instances de branche. Pourquoi ajouter une conférence permanente ?

Les documents publics et les déclarations de ses responsables permettent d’avancer plusieurs explications. Ce sont des hypothèses éclairées, pas des intentions démontrées.

1. Sortir de la logique de branche

Un syndicat d’employeurs négocie salaires, classifications et conditions de travail dans la branche. Ce n’est pas le lieu pour bâtir un projet de politique publique. La CPOF se présente explicitement comme un espace de proposition plutôt que de revendication.

2. Ouvrir au-delà des adhérents

La plateforme a accueilli des contributions de collectifs, d’associations environnementales, d’individus. Une consultante indépendante figure parmi les parties prenantes. Pour un petit organisme, c’est une façon de peser sans adhérer à un syndicat.

3. Combler un vide institutionnel

Les organismes de formation n’ont pas de collège au CNOFP. Ceux qui exécutent les politiques ne siègent pas là où elles se coordonnent. La CPOF peut se lire comme une réponse à cette absence.

4. Viser 2027

C’est la plus visible. Tout le calendrier converge vers un document de plaidoyer adressé aux candidats à la présidentielle.

Les limites

Le périmètre. Les Acteurs de la Compétence, principale organisation d’employeurs du secteur privé lucratif, ne figure pas parmi les parties prenantes affichées. Le centre de gravité reste celui de l’économie sociale et de l’insertion. Parler au nom de « la » formation professionnelle exigera d’élargir.

La lisibilité. Une structure de plus, c’est aussi un interlocuteur de plus pour des pouvoirs publics déjà sollicités. Sa valeur dépendra de sa capacité à produire des positions précises, chiffrées et suivies.

La légitimité. Une démarche participative ne vaut que par la transparence de ses chiffres et de ses votes. La publication détaillée des résultats sera un test.

Par transparence : Lingueo, éditeur de CPFormation, a cofondé en octobre 2026 FEEL, un collectif d’organismes de formation linguistique. Le mouvement est le même : quand les canaux habituels ne suffisent plus, les acteurs de terrain se regroupent pour parler d’une voix. Nous ne sommes pas membres de la CPOF.

Et après 2027 ?

La CPOF se dit « permanente ». Ses missions affichées (veille, notes de position, auditions, rapports) n’ont pas de date de fin. Mais l’essentiel de son activité depuis un an est orienté vers l’échéance présidentielle.

À ce jour, nous n’avons trouvé dans les documents publics :

  • ni feuille de route au-delà de 2027 ;
  • ni dispositif annoncé de suivi des propositions auprès des futurs élus ;
  • ni gouvernance détaillée ;
  • ni budget ou moyens propres, distincts de ceux des fondateurs.

Ces éléments existent peut-être en interne. Ils ne sont pas documentés publiquement. La pérennité de la CPOF se jouera sur sa capacité à exister une fois les programmes écrits : suivre l’application de ses propositions, réagir aux textes, rester un point de rencontre au-delà du cycle électoral.

Comment participer aux travaux de la CPOF ?

Le dépôt de propositions est clos depuis octobre 2026. Plusieurs portes restent ouvertes :

  • Adhérer en signant la charte d’adhésion, téléchargeable sur conferenceformation.fr. L’adhésion est validée par les instances de la CPOF.
  • Consulter et soutenir les propositions publiées sur la plateforme.
  • Suivre les prochaines étapes via la newsletter du site et la page LinkedIn de la CPOF.
  • Prendre contact via le formulaire du site pour les rencontres régionales à venir.

Une voix de plus, à condition qu’elle dure

La CPOF n’est pas une institution. C’est un pari : celui que les organismes de formation peuvent produire ensemble une doctrine, au lieu de réagir budget après budget. Sa méthode participative et son ancrage régional sont de vrais atouts. Son périmètre encore étroit, son absence de cadre juridique propre et son horizon centré sur 2027 sont ses fragilités.

Pour les DRH et les responsables formation, l’enjeu est simple : plusieurs propositions touchent le CPF, le temps de formation et l’anticipation des métiers. Elles peuvent finir dans des programmes, puis dans des lois.

Chez Lingueo, nous suivons ces travaux de près. Depuis 19 ans, nous défendons une formation de qualité, évaluée et certifiée. CPFormation continuera de décrypter, sans complaisance, ce que deviendront ces propositions.

Questions fréquentes

Qu’est-ce que la CPOF ?

La Conférence permanente des organismes de formation est une instance de dialogue, de proposition et de plaidoyer, initiée par le Synofdes et la Fédération nationale des UROF. Elle a été lancée nationalement en octobre 2025.

Qui préside la CPOF ?

Pascale Gérard, ancienne vice-présidente chargée de la formation de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur et ancienne directrice de l’insertion sociale à l’AFPA.

Quelle différence entre la CPOF et le CNOFP ?

Le CNOFP est une instance publique créée par la loi, qui réunit l’État, les Régions et les partenaires sociaux interprofessionnels. La CPOF est une initiative collective d’organismes de formation, sans statut légal ni pouvoir institutionnel.

La CPOF représente-t-elle tous les organismes de formation ?

Non. Elle porte la parole des acteurs qui participent à ses travaux. Elle ne dispose d’aucune représentativité légale.

Peut-on encore déposer une proposition ?

Non, le dépôt est clos depuis octobre 2026. Il reste possible d’adhérer via la charte, de consulter les propositions et de suivre les travaux.

À lire aussi
CNOFP : qui est le nouveau Conseil national de la formation professionnelle ? →
Pour aller plus loin
  • PLF 2027 : la filière formation alerte sur le CPF, les Pric et l’apprentissage
  • Article 89 du PLF 2027 : ce que change le vote du 3 novembre pour le CPF
  • CPF : de Personnel à Professionnel, le changement d’un mot qui rebat tout pour les DRH
Sources
  • CPOF, présentation, charte d’adhésion et propositions
  • Centre Inffo, « Une conférence permanente des organismes de formation pour préparer 2027 », 30 octobre 2025
  • Décret n° 2026-258 du 8 avril 2026 relatif au CNOFP (Légifrance)
CPOF, Synofdes

Navigation de l’article

Previous: CNOFP : qui est le nouveau conseil national de la formation professionnelle ?
Next: Présidentielle 2027 : la formation professionnelle entre dans le débat politique

Vous aimerez aussi lire :

Présidentielle 2027 : la formation professionnelle entre dans le débat politique

5 novembre 20265 novembre 2026 Arnaud

CNOFP : qui est le nouveau conseil national de la formation professionnelle ?

4 novembre 20264 novembre 2026 Arnaud

Formation professionnelle : explosion, purge, rationnement. Et après ?

3 novembre 202620 octobre 2026 Arnaud

Laisser un commentaire Annuler la réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

QUIZ RH
Résultat immédiat
🧠 Test de maturité CPF
Évaluez votre organisation face au CPF et identifiez les leviers activables en 2026.
Lancer le diagnostic →
RDV INDIVIDUEL
Échange
🧭 RDV stratégique 2026
Profitez d’un entretien stratégique personnalisé pour sécuriser vos décisions compétences.
Organiser l’échange →
LINGUEO
Offre de service
🌍 Langues en entreprise
Accédez à nos tests de positionnement, nos coachings et notre certification professionnelle.
Découvrir nos offres →
Copyright All Rights Reserved | Theme: BlockWP by Candid Themes.

CPF🧠RMATION

Média de référence depuis 12 ans pour décrypter les transformations du CPF et de la formation professionnelle. Interviews des acteurs majeurs du secteur, analyses approfondies et veille quotidienne.

0
Ans d'existence
0
Articles publiés
0
Lecteurs par jour
0
Questions forum

Qui sommes-nous ?

CPF🧠RMATION est un média édité par Groupe Lingueo SAS, pionnier depuis 19 ans d’une approche complète de la compétence linguistique. Groupe Lingueo SAS accompagne entreprises et actifs du diagnostic initial à la certification des compétences linguistiques grâce à :

- FlashLevel - solution d’évaluation linguistique par l’IA
- Lingueo - plateforme de formation mêlant coaching individuel et contenus métiers
- LILATE - certification linguistique enregistrée au RS de France Compétences

Google Actualités ChatGPT Claude IA
Source Google Actualités et IA

CPFormation est référencé dans Google Actualités et utilisé comme source d'information par les principales intelligences artificielles.

Découvrez nos solutions linguistiques

FlashLevel, formation sur-mesure, certification LILATE : des solutions complètes pour évaluer, former et certifier les compétences linguistiques de vos équipes.

Demander une démo →
Qui sommes-nous • Mentions légales • Contact
© 2026 CPFormation, média édité par Groupe Lingueo SAS.